Palais Pecci
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Palazzo Pecci
| Type |
palais citadin |
|---|---|
| Destination actuelle |
habitation privée et musée |
| Période |
XVIe siècle |
| Style | |
| Architecte |
Augusto Bonanni (pour la restauration) |
| Propriétaire |
privé |
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Commune | |
| Quartier |
Dammonte |
Le palais Pecci est un édifice de la Renaissance situé à Carpineto Romano à proximité de Rome en Italie.
Le palais se situe dans le centre historique, dans le quartier « Dammonte », sur le point le plus haut de la commune qui culmine à 550 m d'altitude au cœur des monts Lépins[1].
Histoire

La famille romaine des Pecci descend de l'ancienne et influente famille siennoise du même nom. Antonio s'installe le à Carpineto et achète une maison adjacente au château De Ceccano qui, après 1575, passe aux mains de ses héritiers.
Le palais de Carpineto, avec son jardin, est entretenu avec grand soin par la comtesse Heleda Pecci Castrignano, épouse vénitienne du comte Giovanni Battista II, arrière-petit-neveu de Léon XIII dont descendent les propriétaires actuels, ainsi que tous les précieux souvenirs de la famille et du pontife.
Description
Le palais comprend
- une chapelle privée qui contient différentes reliques et des lettres autographes de saint Jean Bosco et de saint Alphonse de Liguori ;
- une riche bibliothèque de 20 000 ouvrages, dont certains datent du XVIe siècle, créée par le père du pape, Lodovico, et complétée par Léon XIII lorsqu'il fut autorisé à revenir dans la maison où il était né le 2 mars 1810 ;
- une galerie, la sala lunga, au plafond à caissons et aux murs tapissés de damas rouge, décorée de fresques et de portraits dont le médaillon de l'évêque et géologue danois Nicolas Sténon ;
- la salle des rubans, ornée de décorations et de meubles précieux et dont le sol est en majolique ;
- la chambre de Monseigneur où le futur pape dormait dans un riche lit à baldaquin, près d'une commode décorée de nacre et du portrait de la sainte vénérée par la famille des Pecci, Marguerite de Città di Castello, qui vécut au XIVe siècle, béatifiée par Paul V et canonisée par le pape François ;
- la salle carrée, qui présente des portraits de la famille Pecci et de différents souverains européens ;
- des cuisines[2],[3],[4].

Les armes de la famille Pecci figurent sur le sol de majolique de la galerie[5]: d'azur à un cyprès au naturel, nourri en terre de sinople, traversé d'une bande d'argent, accompagné au canton dextre du chef d'une comète d'or ondulant en bande et flanqué à la pointe de deux lis du même[6].
Le musée léonin
Aujourd'hui, le palais abrite un musée consacré à l'histoire de cette famille noble et de son plus illustre représentant, le pape Léon XIII[3]. Il se trouve dans l'une des salles du palais, aménagée par le jésuite et astronome Angelo Secchi qui y a séjourné. Il présente des documents écrits par Gioacchino Pecci à différents moments de sa vie et des souvenirs de son pontificat[2], tels les outils qu'il avait utilisés pour ouvrir rituellement la porte sainte lors du jubilé de 1900. Il s'y trouve aussi des objets personnels comme son fusil de chasse, l'un des passe-temps favori de Léon XIII[4].
Le palais Pecci et les souverains pontifes

Le palais Pecci a reçu la visite de trois papes : Paul VI, en 1966 ; Jean-Paul II, en 1991, dans le cadre du centenaire de l'encyclique Rerum Novarum, promulguée par Léon XIII, le chef moderne de l'Église catholique qui, pour la première fois, a évoqué la question sociale et la protection des classes les plus faibles et enfin Benoît XVI, en 2010.
Léon XIII, ancien archevêque de Pérouse où il séjournait souvent dans le château voisin de Pieve del Vescovo, a beaucoup fait pour sa ville natale. Les citoyens de Carpineto furent parmi les premiers à disposer de l'éclairage public au gaz acétylène. De plus, le pontife fit construire un aqueduc moderne, un hôpital, quelques écoles et la première coopérative de crédit de la localité[7].