Palmyre Bazard
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(à 74 ans) 10e arrondissement de Paris |
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Sœur de Saint-Amand Bazard, belle-sœur de Claire Bazard |
Palmyre Bazard, parfois orthographié Palmire[1], est une prosélyte saint-simonienne. Son unique écrit connu la situe parmi les femmes françaises précurseures du féminisme.
Elle est peut-être la fille ou la sœur de Saint-Amand Bazard.
Enfance et origines
Seul élément connu, Palmyre Bazard a été identifiée comme étant une sœur de Saint-Amand Bazard (1791-1832)[2],[a].
Toutefois, il est à noter qu'en 1809, une enfant, nommée Palmyre Virginie Bazard, est déclarée à la mairie de l'ancien 7e arrondissement de Paris comme étant la fille d'« Amand Bazard, employé, et de Marie Julie Seringe, domiciliés même adresse, non mariés »[3]. Elle est baptisée quatre ans plus tard par sa mère à la paroisse Saint-Gervais, sous le nom de Marie Palmire Virginie Seringe[4]. Palmyre Bazard meurt le à Paris, en son domicile du 41, rue de Lancry[5]. Elle est inhumée le lendemain au cimetière parisien de Saint-Ouen[6].
En 1887, La Revue politique et littéraire écrit : « Dès 1831 parut un « Appel aux femmes sur leur mission religieuse ». L’auteur en était, assure-t-on, Mlle Palmyre Bazard, fille d’un des principaux chefs de la nouvelle école. »[7]
Prosélyte saint-simonienne
Les sources manquent pour établir une biographie de Palmyre Bazard, néanmoins quelques écrits[8] permettent de savoir qu'elle a activement participé au mouvement saint-simonien, notamment durant les années 1830 à 1833, période d'intense activité de l'Église ou Religion[9] saint-simonienne, sous l'impulsion de ses deux Pères Saint-Amand Bazard et Prosper Enfantin. Des documents du fonds Enfantin[10] relevés par des chercheurs du XXe[11], nous apprennent qu'elle était, responsable du deuxième degré, avec Caroline Simon et la jeune Claire Bazard[12], et qu'elle a signé la protestation de son frère Saint-Amand Bazard, avant de le suivre dans son schisme.
Précurseure du féminisme
L'unique texte qui lui est attribué aujourd'hui a été publié, en 1831, dans le journal saint-simonien L'Organisateur et reproduit dans des brochures, de propagande saint-simonienne, distribuées en province. Ce texte non signé, dont l'auteur est indiqué être « une jeune personne de la famille Saint-Simonienne », a été attribué à Palmyre Bazard à la fin du XXe siècle. L'étude des huit pages qui le composent a permis de mettre au jour, une fois le texte débarrassé des éléments de propagande et prosélyte, l'existence de constats et inspirations novatrices[13] dans le domaine du féminisme, comme chez ceux d'autres femmes saint-simoniennes, entre autres Claire Démar et Claire Bazard.