Paramétrisation (modèle atmosphérique)
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La paramétrisation, dans le contexte de la prévision numérique du temps, est une méthode de remplacement des processus trop petits ou complexes pour être physiquement représentée dans un modèle numérique par un processus simplifié. Cela s'oppose aux processus qui peuvent être résolus par la maille de la grille du modèle, par exemple un écoulement atmosphérique à grande échelle, qui sont explicitement résolus.
Les exemples incluent la vitesse de chute des gouttes de pluie, les nuages convectifs, les simplifications du transfert radiatif atmosphérique et la microphysique des nuages. Les paramétrisations radiatives jouent un rôle important dans la modélisation atmosphérique et océanique. Les émissions atmosphériques de différentes sources ponctuelles doivent également être paramétrées pour déterminer leur impact sur la qualité de l'air.
Pour obtenir une bonne prévision du temps, il faut aussi tenir compte de phénomènes qui sont plus petits que la résolution du modèle (phénomènes dits sous-maille). Par exemple, un orage est considérablement plus petit que la maille de la plupart des modèles à grande échelle ; pris isolément on pourrait se permettre de le négliger dans le cadre d'une prévision à l'échelle d'un pays ou d'un continent. Mais une zone orageuse, comprenant de nombreux orages dans un domaine géographique étendu, aura un impact important sur le déroulement du cas qui fait l'objet de la prévision, de par la production d'une quantité appréciable de pluie et de son effet dans le bilan énergétique de l'atmosphère. Plus fondamentalement encore : laissé à lui-même, le modèle pourrait créer des orages dont la taille horizontale égalerait la maille du modèle, ce qui est complètement irréaliste et fausserait de manière brutale l'évolution de la prévision. On doit donc donner aux orages une existence implicite au sein du modèle afin de dissiper l'énergie convective en respectant les considérations d'échelle.
La représentation de l'influence moyenne à grande échelle des phénomènes de la petite échelle est appelée paramétrisation. Les phénomènes sous-maille les plus communément paramétrisés par les concepteurs des modèles sont[1] :
- La convection atmosphérique verticale (dont font partie les orages) ;
- La physique des nuages (condensation, collection et collision des gouttes, effet Bergeron, changements de phase, etc.) ;
- Les effets radiatifs atmosphériques (rayonnement de la chaleur) ;
- L'interface surface-air :
- Échanges de chaleur et d'humidité entre la surface et l'atmosphère ;
- Frottement et turbulence près du sol.
- L'effet des montagnes et des irrégularités du terrain :
- Effet de blocage du vent ;
- Ondes atmosphériques en aval des montagnes.
Le paramétrage des phénomènes physiques ne compense pas complètement les limitations imposées par un espacement trop grand de la maille des modèles. Le choix et l'ajustement des schémas de paramétrisation a un impact important sur la qualité des prévisions.

