Parc automobile français

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Le parc automobile français est l'ensemble des véhicules immatriculés en France, tant les automobiles particulières que les véhicules utilitaires, camionnettes, camions, autobus.

Les données publiées en 2025 par le Service des données et études statistiques (SDES) du Ministère de la transition écologique[1], indiquent que :

  • 39,7 millions de voitures particulières circulent dans le pays (+% en un an),
  • le nombre des immatriculations neuves en 2024 baisse (-3,4 %),
  • la durée d'utilisation des véhicules s'allonge à 11,5 ans,
  • la motorisation diesel représente désormais moins de la moitié du parc, et les motorisations alternatives (électrique ou hybride rechargeable) poursuivent leur progression.

Définition

La notion de « Parc en circulation » est définie[2] comme suit

« Un véhicule est considéré dans le parc en circulation, s'il vérifie les conditions suivantes :
le véhicule a été immatriculé au système d'immatriculation des véhicules (SIV) avant le de l'année ;
aucune opération de sortie de parc n'a été déclarée avant le 1er janvier de l'année à l'Agence nationale des titres sécurisées (ANTS), chargée de la mise en œuvre du SIV (destruction, vente ou déménagement à l'étranger, véhicule accidenté, véhicule en attente de vente chez un concessionnaire) ;
le véhicule est à jour de son contrôle technique : compte tenu du fait qu'un grand nombre de véhicules passent leur contrôle technique en retard, un véhicule qui n'est pas à jour de son contrôle technique au 31 décembre de l'année N, mais qui finalement passe son contrôle technique avec un retard acceptable (dont la durée dépend du genre du véhicule), sera considéré dans le parc au 31 décembre. Pour l'année 2024, concernant les véhicules en retard de leur contrôle technique au 31 décembre 2023, on applique une probabilité que le véhicule passe un contrôle technique avec un retard acceptable
. »

Ce parc inclut donc les voitures particulières, les véhicules utilitaires légers, les poids lourds ainsi que les autobus et autocars. Les motocycles (motos, scooters, cyclomoteurs) sont comptabilisés séparément et ne sont pas inclus dans le parc automobile stricto sensu ; pour ces derniers véhicules, on parle alors du parc des deux‑roues motorisés (2RM), qui fait l'objet de statistiques distinctes : plusieurs enquêtes « Parc Auto », annuelles, faite par KANTAR TNS (anciennement TNS Sofres) comprenaient un volet consacré aux deux-roues motorisés (2RM), par exemple réalisée en 2020 sur un panel de 10 000 foyers représentatifs de la population française, apportant des données sur le taux d'équipement des deux roues motorisés (2RM), la mixité de ce parc 2RM/véhicules légers, ses caractéristiques, son usage et le profil des utilisateurs[3].

  • Les quads ne font pas partie du parc automobile officiel, mais sont recensés dans une catégorie spécifique de véhicules motorisés légers.
  • Les voitures et autres véhicules de collection ne sont pas comptabilisés dans le parc en circulation en raison d'une très faible utilisation et de leur participation négligeable à la circulation routière. Mais le nombre de véhicules de collection est connu[4].

Les données crit'air du parc automobile en circulation sont connues à partir de la carte grise, avec ou sans vignette[4].

Statistiques

Évolution

Graphique de l'évolution du parc automobile français à partir de 1900.
Graphique de l'accroissement annuel du parc automobile français à partir de 1900
Davantage d’informations Date, Nombre ...
DateNombreÉvolutionSource
46 917 000+0,86 %SDES[5]
46 519 000+1,10 %SDES[6]
46 014 000+0,66 %SDES[7]
45 711 000+1,82 %SDES[8]
44 894 000+0,06 %SDES[9]
44 869 000+NA %SDES[10],[11],[12],[13]
39 910 000+1,0 %CCFA[14]
39 502 000+1,1 %CCFA[15]
39 140 000+1,2 %CCFA[16]
38 852 000+0,6 %CCFA[17]
38 408 000+0,5 %CCFA[18]
38 200 000+0,2 %CCFA[19]
38 138 000+0,2 %
38 067 000+0,9 %CCFA[20]
37 744 000+0,82 %
37 438 000+0,61 %
37 212 000+0,48 %[21],[22]
37 033 000+1,01 %
36 661 000+1,00 %
36 298 000+0,72 %
36 039 000+1,15 %
35 628 000+1,38 %
35 144 000+1,58 %
34 597 000+2,3 %[23]
33 819 000+2,2 %
33 090 000
30 040 000
27 758 000
24 110 000
20 990 000[24]
13 710 000[25]
6 240 000[25]
2 310 000[25]
1 900 000
1 400 000
330 000[26]
53 000[26]
1 672[26]
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Type d'énergie

Début 2025, près de 89 % du parc sont à motorisation thermique (essence ou diesel) ; le diesel reste majoritaire mais diminue, passant pour la 1ère fois sous les 50 % en 2025 ; les hybrides non rechargeables représentent 6 % du parc, essentiellement en motorisation essence et sont passés de 3,9 % en 2024 à 5,3 % en 2025[1].

Voitures particulières en circulation (au )

  • Diesel (48,3 %)
  • Essence (40,4 %)
  • Hybride (7,5 %)
  • Électrique (2,9 %)
  • GPL et autres (0,9 %)
Davantage d’informations Motorisation, % ...
Voitures particulières en circulation
(parc en France au )[27]
Motorisation Parc%
Diesel19 201 01548,3 %
Essence16 068 11640,4 %
Hybride2 997 8097,5 %
dont hybride rechargeable711 0341,8 %
Électrique1 132 2102,9 %
GPL336 1880,8 %
Hydrogène1 3040,0 %
Autres2 2910,0 %
Total39 738 933100 %
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Immatriculations de voitures particulières (janvier à avril 2026)

  • Hybride (51,5 %)
  • Électrique (27,5 %)
  • Essence (14,9 %)
  • Diesel (2,6 %)
  • GPL et autres (3,5 %)
Davantage d’informations Type d'énergie, 2026 (janvier à avril) ...
Immatriculations de voitures particulières par type d'énergie[28]
Type d'énergie2023[29]2024[30]2025[31]2026[32]
(janvier à avril)
Hybride33,5 %42,8 %50,5 %51,5 %
dont hybride rechargeable9,2 %8,5 %6,7 %5,2 %
Électrique16,8 %16,9 %20,0 %27,5 %
Essence36,2 %29,5 %21,2 %14,9 %
Diesel9,7 %7,3 %4,9 %2,6 %
GPL et autres3,6 %3,4 %3,4 %3,5 %
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Transmission

Davantage d’informations Boîte de vitesses ...
Immatriculations de voitures particulières selon le type de boîte de vitesses[33]
Boîte de vitesses20122013201420152016[34]2021[35]2025[36]
Boîte manuelle85,3 %85,0 %83,4 %80,3 %76,0 %46,0 %23,0 %
Boîte automatique14,7 %15,0 %16,6 %19,7 %24,0 %54,0 %77,0 %
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Ancienneté

En 2021, la répartition du parc français de voitures particulières était la suivante[27] :

Répartition du parc de voitures particulières en France (en 2021)

  • Moins de 5 ans (28 %)
  • 5-9 ans (25 %)
  • 10-14 ans (24 %)
  • 15-19 ans (15 %)
  • 20 ans ou plus (9 %)


Selon l'INSEE, l'âge moyen des véhicules en France croît (passé de 5,9 ans en 1990 à 8,9 ans en 2015)[37].

Des voitures moins polluantes et qui roulent moins

« Depuis 2016, des vignettes Crit'Air permettent de classer les véhicules selon la quantité d'émissions polluantes qu'ils produisent. Au 1er janvier 2025, près de 71% du parc est composé de voitures Crit'Air 1 et 2, les moins polluantes. Le renouvellement du parc, avec l'arrivée de véhicules neufs et la sortie des modèles plus anciens, entraîne une hausse des véhicules Crit'Air 1 (+2,6 points) et une baisse des véhicules les plus polluants, les Crit'Air 3 ou plus (-2,5 points). Les véhicules Crit'Air E (électriques) continuent de progresser, passant de 2,2 % du parc en 2024 à 2,9% en 2025 »[1]

« Les voitures particulières ont roulé en moyenne 11 600 kilomètres en 2024, soit une baisse de 0,9%. Ce kilométrage est inférieur de 7,3% à celui de 2019, avant la pandémie de Covid-19, et s'inscrit dans une tendance baissière observée depuis 2011 (-9,9%) »[1].

Autres données de l'INSEE

  • 61,6 % : part des véhicules diesel dans le parc automobile français de véhicule particulier au (contre 62,2 % en 2016, 62,4 % en 2015, 62,1 % en 2014, 61,3 % en 2013 et 59,2 % en 2012). Après un sommet à 62,4 % en 2015, la tendance est à moins de véhicules Diesel ;
  • 37.6% : part des véhicules essence dans le parc automobile français de véhicule particulier au (contre 37,9 % en 2014, 38,7 % en 2013 et 40,8 % en 2012) ;
  • 82,7 % : part de ménages disposant d'une voiture en France en 2008 (contre 76,8 % en 1990). La durée moyenne de détention est de cinq ans[38] ;
  • 30 % : part des ménages possédant deux voitures (valeur ayant doublé depuis 1980)[réf. nécessaire].

Production et vente

En 2012, la France compte 29 des 177 usines de l'Union européenne, soit 16 %[39]. Cette même année, comptant 1 899 milliers de ventes sur les 12 054 milliers du marché européen, soit 16 %, la France est le troisième pays de l'UE pour les ventes d'automobiles, après l'Allemagne et l'Italie[39].

Marché d'État membre

La jurisprudence du marché unique européen fait que les véhicules neufs[40] et les véhicules d'occasion d'un État membre de l'Union européenne sont en concurrence avec les mêmes produits des autres états membres de la même union européenne[41] intégrant ainsi le marché français dans le marché européen.

Échanges des groupes automobiles multinationaux français

Les groupes automobiles multinationaux français exportent des équipements vers l'Espagne et les pays de l'Est de l'Union européenne (UE) d'où ils importent de nombreux véhicules[42]. Les autres pays de l'UE ne sont pas pour les groupes multinationaux français des pays de production mais des pays de commercialisation[42].

En Chine et dans les pays des continents américains, les groupes multinationaux français ont recours à une production locale ayant peu d'échanges avec la France[42].

Balance commerciale

Selon une étude du cabinet IHS, la France importe plus de voitures qu'elle n'en exporte. Chaque année, la France importe ainsi entre 250 000 et 450 000 véhicules de plus qu'elle n'en exporte. Cette balance commerciale négative représente un déficit de 9,1 milliards € sur un an à la fin [43].

Sécurité

Les véhicules de plus de dix ans représentent 34 % du parc entre mars et [44]. Les véhicules de plus de dix ans sont impliqués dans 50 à 66 % des accidents mortels français, le taux variant en fonction de l'âge du conducteur[45]. Si ces données étaient concomitantes, cela signifierait que les véhicules de plus de dix ans ont plus de risque d'être impliqués dans un accident mortel que les véhicules de moins de dix ans. [note 1]

Par année

Notes et références

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