Parc national de Plaisance
aire protégée du Québec (Canada)
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Le parc national de Plaisance est un parc national du Canada situé dans la ville de Thurso et les municipalités de Lochaber, Plaisance et Papineauville, toutes situées dans la municipalité régionale de comté de Papineau, dans la région administrative de l’Outaouais, au Québec. Créé le , il est le seul parc national en Outaouais et est géré par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ)[1].
| Pays | |
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| Province | |
| Région | |
| MRC | |
| Coordonnées | |
| Ville proche | |
| Superficie |
28,3 km2 |
| Type | |
|---|---|
| Catégorie UICN | |
| WDPA | |
| Création |
22 mars 2002 |
| Visiteurs par an |
105 000 |
| Administration | |
| Site web |
Géographie
Ce parc national, situé sur la rive nord de la rivière des Outaouais, la plus grande rivière du Québec, protège plusieurs milieux humides, notamment le marais de Thurso et le marais aux Rubaniers. Au printemps 2024, la gestion du site des chutes du Moulin a été confiée au parc par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP)[2]. Ces chutes, composées de trois sauts situés sur le cours de la rivière de la Petite Nation, ont un dénivelé de 63 m, soit 6 m de plus que les chutes du Niagara[3].
Histoire
Évolution du territoire
Au début des années 1800, les terres où se trouve aujourd’hui le parc ont été colonisées par le propriétaire de la seigneurie de La Petite-Nation, Louis-Joseph Papineau. En raison de leur fertilité, elles ont été utilisées à des fins agricoles. Plus d’une centaine d’années plus tard, en 1963, le barrage de Carillon, situé sur le parcours de la rivière des Outaouais, fut mis en service, entraînant un rehaussement du niveau de l’eau. Dans la municipalité de Plaisance, les terres touchées par la montée des eaux furent achetées par Hydro-Québec et devinrent le parc Dollard-des-Ormeaux, un lieu de récréation et de camping. Divers autres organismes gouvernementaux, ainsi que Canards Illimités Canada, remarquèrent le potentiel écologique des nouveaux marais et décidèrent d’aménager le secteur afin de protéger la faune et la flore[4].
Réserve faunique de Plaisance
Vingt-quatre ans avant l’établissement de l’actuel parc de Plaisance, en 1978, fut créée la réserve faunique de Plaisance. C’est avec l’appui de la population, des instances régionales et du milieu scientifique que la réserve faunique obtint le statut de parc national le [4].
Toponymie
Le toponyme est officialisé le à la Commission de toponymie du Québec, en référence à la réserve faunique de Plaisance à laquelle il succède, de même que de la municipalité de Plaisance qui comprend une partie de son territoire[5].
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Milieux naturels
On dénombre quelque 342 espèces de vertébrés, comprenant des oiseaux, des mammifères, des poissons, des amphibiens et des reptiles, ainsi que plus de 500 espèces végétales[6].
Faune
Oiseaux
La grande majorité de la faune du parc est constituée d’oiseaux, avec près de 246 espèces répertoriées à ce jour[6]. Parmi elles, une centaine sont nicheuses et 18 figurent sur la liste des espèces en péril. Il s’agit de l’aigle royal, de l’engoulevent bois-pourri, de l’engoulevent d’Amérique, du garrot d’Islande, du grèbe esclavon, du hibou des marais, du martinet ramoneur, du moucherolle à côtés olive, de la paruline à ailes dorées, de la paruline du Canada, du petit blongios, du pic à tête rouge, de la Pie-grièche migratrice, du Pluvier siffleur, du Pygargue à tête blanche, du Quiscale rouilleux, de la sterne caspienne et du troglodyte à bec court[7].
Mammifères
Quarante-deux espèces de mammifères ont été répertoriées dans le parc, dont cinq figurent sur la liste des espèces en péril. Il s’agit de la chauve-souris argentée, la chauve-souris cendrée, la chauve-souris rousse, la pipistrelle de l’Est ainsi que le petit polatouche[7].
Poissons
Dans le système hydrographique du parc, principalement composé de la rivière des Outaouais et de la rivière de la Petite Nation, on retrouve 36 espèces de poissons différentes, dont six inscrites sur la liste des espèces en péril. Il s’agit de l’anguille d’Amérique, de la barbotte jaune, du chevalier de rivières, de l’esturgeon jaune, du fouille-roche gris et du méné laiton[7].
Amphibiens
Douze espèces d’amphibiens sont abritées dans le parc, dont une seule figure sur la liste des espèces en péril, la salamandre à quatre orteils[7]. Les autres espèces présentes sont le necture tacheté, la salamandre à points bleus, la salamandre maculée, la salamandre cendrée, le crapaud d’Amérique, la rainette crucifère, la rainette versicolore, la grenouille des bois, la grenouille léopard, la grenouille verte et l’ouaouaron[8].
Reptiles
Trois espèces de tortues et deux de couleuvres ont été observées dans le parc, le seul reptile figurant sur la liste des espèces en péril étant la tortue géographique[7]. Les autres sont la tortue serpentine, la tortue peinte, la couleuvre à ventre rouge et la couleuvre rayée[8].
Flore
Forêts
Le parc abrite quelques forêts qui sortent de l’ordinaire, dont une vieille érablière sucrière à chênes rouges et un rare exemple d'érablière argentée à frênes noirs. De plus, le parc abrite plusieurs colonies d'arbres rares, tels le micocoulier occidental et le charme de Caroline[6].
Plantes
Sur plus de 500 espèces végétales, tant terrestres qu’aquatiques, 16 figurent sur la liste des espèces en péril, il s’agit de l’adiante du Canada, l’asaret du Canada, le cerisier de la Susquehanna, la lézardelle penchée, la matteuccie fougère-à-l’autruche, le millepertuis de Virginie, le noyer cendré, le pin rigide, le potamot de Vasey, le pycnanthème de Virginie, le rubanier branchu, le sanguinaire du Canada, le souchet odorant, le trille blanc, l’uvulaire à grandes fleurs et la vesce d’Amérique[7].