Parc national de Siniaka-Minia
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| Pays | |
|---|---|
| Superficie |
4 643 km2 |
| Type | |
|---|---|
| Catégorie UICN |
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces) |
| WDPA | |
| Création |
Le parc national de Siniaka-Minia est une aire protégée située dans le sud du Tchad, entre le Guéra et le Moyen-Chari.
Initialement sous le statut de réserve de faune, elle est reclassifiée en parc national par une loi promulguée le . Il constitue, depuis son reclassement, le cinquième et le plus vaste parc national tchadien.
La réserve de faune de Siniaka-Minia est créée le par décret[1]. Elle est alors destinée à assurer la conservation des espèces caractéristiques du domaine nord-soudanais, notamment le rhinocéros noir et l’éland de Derby. À partir de la fin des années 1970, l’instabilité sécuritaire affecte la gestion du site et entraîne un déclin de plusieurs espèces animales.[réf. nécessaire]
Le , le Conseil national de transition adopte un projet de loi portant reclassement de la réserve en parc national[2]. La loi est promulguée le .
Localisation et caractéristiques
Le parc national de Siniaka-Minia se situe à la frontière des provinces du Guéra et du Moyen-Chari et s’étend sur une superficie de 4 158 km2. Il relève du domaine écologique nord-soudanais pour un territoire qui se compose de savanes arborées, de formations rocheuses isolées et de massifs collinaires. Le réseau hydrographique structure l’espace protégé, notamment la rivière Minia, qui le traverse d’est en ouest, ainsi que des affluents saisonniers tels que le Bahr Signaka et le Bahr Korbol[3].
La couverture végétale se caractérise par des savanes boisées et des galeries forestières établies le long des cours d’eau. Le parc national est identifié comme l’un des principaux réservoirs de séquestration de carbone au niveau national.[réf. nécessaire]
Faune
Le parc national de Siniaka-Minia accueille des espèces des savanes soudaniennes comme la girafe de Kordofan[4], le buffle d’Afrique, le grand koudou, l'hippotrague, le bubale, le cobe de Buffon et le cobe defassa, la gazelle à front roux[5], l’ourébi, le céphalophe de Grimm, le phacochère, le lion, le léopard, le lycaon, le guépard ainsi que la hyène tachetée.
Des opérations de restauration faunique sont engagées, notamment par le transfert de buffles en provenance du Parc national de Zakouma.[réf. nécessaire]
Écologie
Le parc national de Siniaka-Minia fait partie du Grand Écosystème Fonctionnel de Zakouma, un ensemble d'aires protégées du sud-est du Tchad. Il contribue au maintien de la continuité écologique avec le parc national de Zakouma, favorisant les déplacements saisonniers de la faune et la connectivité des habitats. À l’échelle nationale, il représente un espace stratégique pour la conservation de la biodiversité et la préservation des écosystèmes de savane soudanienne[6].
Statut et gestion
La réserve est initialement régie par un décret fixant ses limites et encadrant les activités autorisées, tout en maintenant certains droits d’usage des communautés locales. Depuis 2017, la gestion est assurée par African Parks en partenariat avec l’État tchadien[7]. Le reclassement en parc national en 2024 confère au site le niveau de protection le plus élevé prévu par la législation tchadienne en matière d’aires protégées[8].
Un dispositif de 80 pièges photographiques est déployé sur l’ensemble du territoire afin de documenter la présence des espèces, leur diversité et leurs déplacements. Un suivi régulier des effectifs de buffles est par ailleurs assuré afin d’évaluer l’évolution démographique et la distribution spatiale de cette population[9].