Parti social-national

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Fondation
26 avril 1933
Dissolution
1936
Prédécesseur
Club social-national
Parti social-national
Logo du Parti social-national.
Ni droite ni gauche, en avant !
Histoire
Fondation
26 avril 1933
Dissolution
1936
Prédécesseur
Club social-national
Cadre
Type
Pays

Le Parti social-national (PSN), est un parti politique français fondé en par Jean Hennessy.

Il ne doit pas être confondu avec le Parti socialiste national. Il tente à l'automne de s'implanter en Algérie où ses affiches le présentent comme le « seul organisme intégralement antijuif »[1]. Une fois élu député de Nice en , Jean Hennessy fait disparaître son parti[2].

Le Club social-national (1932-1933)

Dans deux articles parus dans Le Quotidien, entre et , Jean Hennessy pose les bases de son nouveau groupement politique : le Club social-national[3]. Fondé comme un cercle de réflexion visant à élaborer une série de propositions pour rénover les institutions de la Troisième République, le Club souhaite avant tout dépasser les clivages partisans (droite-gauche) avec comme principes directeurs la mise en place d'un État fort, la collaboration de classe et la participation des forces économiques et sociales à la gestion des affaires publiques[3].

Le Parti social-national (1933-1936)

En , le Club social-national est transformé en Parti social-national (PSN) doté d’un service d’ordre, d’un emblème (le coq), d’une devise (« ni droite, ni gauche, en avant ! ») et d’un journal (Six Février - en référence aux émeutes du - transformé par la suite en À nous Français !)[3]. S'apparentant davantage à une ligue qu'à un parti politique traditionnel, le nombre de militants ne dépassera jamais le millier, Jean Hennessy pouvant cependant compter sur le soutien d'un état-major composé de Roger Dutilh, journaliste au Quotidien, l’avocat régionaliste Maurice Brun, l'ancien député socialiste André Lebey et Paul-Julien de Cassagnac[3].

Sans changer les principes formulés à l'époque du Club social-national, le Parti continue à prôner un renforcement de l'exécutif et la collaboration de classe dans le domaine économique tout en critiquant le parlementarisme et la corruption : « Convaincu de la faillite de l’économie libérale, Jean Hennessy n’est cependant pas prêt à sacrifier les fondements du système capitaliste. Il s’inspire plus volontiers du modèle portugais. Un article élogieux paru dans Six Février fait d’Oliveira Salazar l’homme du redressement portugais. La nouvelle constitution (pt) dont celui-ci dote son pays en a d’ailleurs de nombreux points de convergence avec le texte constitutionnel du PSN.

Mais plutôt que dans d’incertains modèles étrangers, il est préférable de chercher ses sources d’inspiration en France. La fonction de vice-président de la République qui est créée existe ainsi dans la Constitution de 1848. D’autre part, le principe d’une Cour suprême de Justice qui est retenu a déjà été défendu au début du siècle par Jacques Piou, cofondateur avec Albert de Mun de l’Action libérale populaire à laquelle Jean Hennessy a adhéré.

L’exposition de ce dernier aux thèses catholiques sociales, déjà soulignée au sujet de la représentation des intérêts professionnels, pourrait donc expliquer son intérêt pour une telle idée. Le révisionnisme de Jean Hennessy est en tout cas fortement teinté de conservatisme, au point que certains de ses adversaires y voient une résurgence de bonapartisme. »[3].

Disparition (1936)

Peu durable, le Parti social-national est dissous en , juste après l'élection à la Chambre des députés de Jean Hennessy dans la circonscription de Nice lors des élections législatives[3].

Membres

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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