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Partita pour orchestre à cordes et piano

œuvre musicale de Vítězslava Kaprálová From Wikipedia, the free encyclopedia

La Partita pour orchestre à cordes et piano, op. 20, est une œuvre orchestrale de la compositrice tchèque Vítězslava Kaprálová, écrite en 1939.

Contexte et création

Vítězslava Kaprálová commence à travailler sur la Partita en mars 1938, alors qu'elle est en train de renouveller sa bourse pour vivre à Paris[1]. Elle met cependant son travail en suspension jusqu'en janvier 1939, date où elle reprend ses esquisses[2]. Elle achève les esquisses en février, et débute l'orchestration le [3]. Elle termine l'instrumentation de la Partita en juin 1939, tandis que Bohuslav Martinů recommande l'œuvre à Václav Talich[4]. L'œuvre est achevée lors d'un nouveau doute dans la vie sentimentale de la compositrice, quelle exprime à ses parents[5]. Le manuscrit de l'œuvre est transporté par Jiří Mucha entre le et le 18 pour être apporté à l'Orchestre philharmonique de Prague[6].

Structure

L'œuvre comprend trois mouvements :

  1. Allegro energico
  2. Andantino
  3. Presto scherzando

Analyse

Allegro energico

Comme l'indique son titre, l'œuvre se trouve être dans une esthétique néo-baroque[4]. L'influence de Bohuslav Martinů se fait fortement ressentir dans cette œuvre, tant par l'instrumentation que par le style et la forme[4]. Le thème principal de l'Allegro energico est proche de celui de l'Allegro moderato des Cinq Pièces brèves du compositeur, datant elles-mêmes de 1930[7]. Les cordes développent ce thème et le piano joue le rôle de basse continue autant que celui d'instrument percussif[8]. Un second thème, contrastant, arrive ensuite, rappelant Au clair de la lune, mais plus lyrique et dans le mode mineur[8]. Ce motif est repris par les altos et les violoncelles en pupitres divisés, accompagné de triolets[8]. Le premier thème revient ensuite, d'abord aux premiers violons, soutenus de croches régulières[8]. Le reste de l'orchestre réaffirme le premier thème pour l'amener à son climax avant d'en répéter le début[8].

Andantino

L'Andantino central est donné par le piano seul[9]. Le thème est ensuite échangé entre le piano et les cordes, alors que les dissonances se font de moins en moins baroques[9]. À nouveau, les premiers et seconds violons sont en pupitres divisés, pour donner un second thème fait de triolets de doubles croches en arpège[9]. Le piano se fait plus brillant avant que le premier thème ne revienne, mais avec des teintes plus sombres[9]. Le piano joue une péroraison en accords parallèles avant de réintroduire les triolets de doubles croches et clôt le deuxième mouvement[9].

Presto scherzando

Le final est un rondo qui se rapproche du Concerto pour quatuor à cordes datant de 1931 et du Concerto grosso datant de 1937 de Bohuslav Martinů[9]. Le refrain est un thème guilleret, qui ouvre le mouvement[9]. Après une reprise des premières mesures, un premier couplet se joue, donnant place aux altos et aux violoncelles accompagnés de triolets[5]. L'ambiance se fait vaporeuse quand le piano rejoint les cordes, jouant ensemble des accords arpégés descendants dans un crescendo progressif[5]. Après que les violons aient finit de jouer le premier couplet, le refrain se rejoue et mène à un deuxième couplet[5]. Le piano joue alors une cellule composée d'un quartolets dans une cadence rappelant le style de Leoš Janáček[5]. Le retour de l'orchestre amène un mélange de l'idée mélodique de ce couplet et du premier thème du premier mouvement[5]. Le piano joue alors un second solo, dont le motif retrouvera sa place dans la coda en se mélangeant au thème du premier mouvement, qui est alors totalement métamorphosé[5].

Références

Bibliographie

Liens externes

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