Pascal Agboyibor
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Pascal Agboyibor, est un avocat d’affaires franco-togolais, fondateur et associé gérant du cabinet international Asafo & Co.. Spécialisé dans le financement de projets, le droit minier, l’énergie, les infrastructures et les marchés de capitaux en Afrique, il est considéré comme l’un des praticiens les plus influents du secteur juridique africain.
Formation et débuts
Après des études de droit privé et une formation en prépa HEC et à l’École supérieure de commerce de Lille, Pascal Agboyibor entame sa carrière au cabinet Jeantet Associés en 1993. En 1997, il effectue un détachement d’un an à la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, où il travaille comme juriste interne sur des opérations financières et des projets d’infrastructures[1],[2].
Carrière dans les cabinets internationaux
À son retour en France, il renforce sa pratique en droit financier au sein de Jeantet avant de rejoindre en 2000 le cabinet britannique Watson Farley & Williams, spécialisé dans les financements structurés. En 2002, la majorité des avocats de Watson intègre le cabinet américain Orrick, Herrington & Sutcliffe, où Agboyibor devient associé en 2003 et dirige par la suite la pratique Afrique[2].
Fondation d’Asafo & Co.
En 2019, après son départ d’Orrick, il fonde Asafo & Co., un cabinet panafricain présent notamment à Paris, Londres, Washington et dans plusieurs capitales africaines. Le cabinet s’illustre dans les dossiers de financement de projets, de litiges complexes et de renégociations contractuelles impliquant des États africains.
Asafo & Co. participe à plusieurs opérations majeures, dont la renégociation du partenariat minier entre la Gécamines et le groupe chinois CMOC concernant la mine de Tenke Fungurume en République démocratique du Congo (RDC), aboutissant en 2023 à un règlement financier de grande ampleur en faveur de l’État congolais[3],[4],[1],[5],[2].
Rôle dans les politiques publiques et missions stratégiques
Le , Pascal Agboyibor est nommé membre de la cellule stratégique chargée de piloter les négociations entre la RDC et les États-Unis sur un accord relatif aux minerais critiques (cobalt, lithium, coltan). Il y siège comme unique avocat aux côtés de hauts responsables congolais.
Son expertise est également sollicitée dans des dossiers impliquant des enjeux de gouvernance, de sécurité énergétique et de partenariats internationaux[6],[3],[5].
Implication dans le droit OHADA
Dès les années 1990, Agboyibor s’intéresse à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), sujet sur lequel il entreprend une recherche doctorale. Il participe à des travaux universitaires, cofonde un centre de recherche sur l’OHADA (CREDAU) et publie des analyses juridiques dans des revues spécialisées[4],[2].
Distinctions et reconnaissance
Pascal Agboyibor apparaît régulièrement dans les classements juridiques internationaux tels que Chambers Global, Legal 500, IFLR, Who's Who Legal ou Law360. Depuis 2017, il figure parmi les deux premiers du classement des 100 avocats les plus influents d’Afrique publié par Africa Business+ et Jeune Afrique. En 2020, il est le seul avocat retenu dans les « Top 50 Disruptors » de The Africa Report. En 2024, il est cité parmi les 100 Africains les plus influents par le magazine New African[7],[4],[1],[5].
Affaires judiciaires
En 2019, Agboyibor est visé par des accusations d’inconduite au sein de son ancien cabinet américain. Après plusieurs années de procédures, il est blanchi et engage par la suite une action en justice pour réclamer réparation[8].
Publications et contributions
Pascal Agboyibor publie régulièrement des analyses liées au droit des affaires internationales, au droit OHADA, aux financements structurés et aux réformes juridiques en Afrique. Il intervient également dans des conférences et groupes de réflexion sur le développement économique du continent[5],[2].