À compter de 1922, il s'associe avec Billy McGee et fonde à Chicago une petite maison d'édition adossée à une librairie. Ils publient entre autres le roman Fantazius Mallare de Ben Hecht, illustré par Wallace Smith: le livre, jugé obscène par les autorités, entraîne l'arrestation des éditeurs, qui s'acquittent d'une amende de 1 000dollars (une forte somme à l'époque). En 1928, Covici, lâché par son associé, publie The Wild Party, un recueil de poèmes de Joseph Moncure March, qui là encore, choque une partie du public. Il trouve un nouveau partenaire d'affaires en Donald Friede et s'installe à New York. L'édition de The Front Page de Hecht et du Puits de solitude de Radclyffe Hall entraîne un beau succès, en même temps qu'un nouveau scandale: l'ouvrage de Radclyffe Hall est mis à l'index par la New York Society for the Suppression of Vice, toutefois le juge saisi décide de ne pas en faire interdire la diffusion[2].
↑ (en) Leslie A. Taylor, «'I Made Up My Mind to Get It': The American Trial of The Well of Loneliness, New York City, 1928-1929», in: Journal of the History of Sexuality, 2001, 10 (2), p.250–286.
↑ Thomas Fensch, Steinbeck and Covici: The Story of a Friendship, Middlebury, Paul S. Eriksson, 1979.
↑ (en) Alan J. Filreis, «Covici-Friede», in: Peter Dzwonkoski (éd.), American literary publishing houses, 1900-1980. Dictionary of literary biography, vol. 46., Detroit, [Mich.], Gale Research Company, 1986, pp.92–96.