Patrice Faye
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| Naissance | |
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| Activités |
Guide touristique (depuis ), plombier |
| Enfant |
| Condamné pour |
Viol () |
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Patrice Faye est un expatrié français né le à Lyon[1], travaillant comme guide touristique au Burundi à partir de 1978. Il est connu pour avoir nommé Gustave un crocodile géant à la réputation de « mangeur d'hommes »[2],[3].
Accusation de viol et procès
Cadet d'une fratrie de trois enfants, Patrice Faye commence une carrière de plombier, puis sa passion des voyages[style à revoir] le mène au Canada et en Rhodésie, avant de partir en Afrique du sud. De là, il gagne le Burundi à vélo et s'y installe sur les rives du lac Tanganyika[4],[1]. Il habite dans une propriété de 2 ha nommée Castel Croc et y installe une cage à reptiles[5]. Il acquiert une certaine notoriété dans le pays pour son travail sur les serpents et les crocodiles[6].
Il épouse une femme de nationalité rwandaise avec laquelle il a deux enfants dont le chanteur et écrivain Gaël Faye[7]. Pendant la guerre civile, il sauve plusieurs centaines de personnes en leur offrant un espace pour se cacher et de la nourriture[8]. Il crée ensuite une ONG « SOS Enfants du Burundi »[9] et fonde en parallèle trois écoles pour accueillir des orphelins et miséreux ainsi que des Batwas, pygmées marginalisés[10].
En , il participe au documentaire Le Monstre du Tanganyika, un reportage sur sa chasse au crocodile géant de 6 m de long. Il baptise l'animal Gustave[11]. Le film d'horreur américain Primeval s'inspire directement de cette histoire[12].
Parallèlement à son activité d'herpétologue et de guide touristique[1], il écrit et met en scène des pièces de théâtre[4] ainsi que des sketchs critiques à l'égard du pouvoir[6]. Il est également connu localement pour avoir eu une émission de télévision satirique[4]. Il serait, selon le quotidien Iwacu, la troisième personnalité préférée des Burundais[10].
En , cinq orphelines[13] accueillies dans les écoles qu'il a fondées portent plaintes pour viol. Il est condamné le de la même année à une peine de 25 ans d'emprisonnement. Selon ses avocats, aucune « enquête préalable » n'a été menée. Son procès, d'une durée de cinq heures, s'est tenu dans la langue locale qu'il ne parle pas ; les plaignantes n'ont pas subi de contre-interrogatoire malgré des doutes manifestes sur leur témoignage, y compris de conflit d'intérêts ; il n' y a pas eu d'expertise sur le site ou le corps de l'accusé[8],[10]. L'avocate des plaignantes facilite une interview des jeunes filles par la presse. Elle est emprisonnée puis libérée sept jours plus tard sans qu'un interrogatoire ait eu lieu[14].
Au cours de l'été, son fils dénonce publiquement les conditions de détention et parle d'un complot contre son père[15],[16] lié à des sketchs qui n'auraient pas plu au pouvoir politique. Il envisage d'organiser des manifestations devant l'ambassade du Burundi à Paris[17] et lance un comité de soutien[8]. Le gouvernement français parle de son côté d'« une enquête bâclée et de faux témoignages »[18]. Le ministère des Affaires étrangères intervient à plusieurs reprises ; Patrice Faye est rapatrié sur le territoire national le pour y être soigné après que les autorités judiciaires burundaises lui ont accordé une mesure de liberté provisoire[19].
Petit Pays

Le roman Petit Pays de Gaël Faye paru en , qui n'est pas à proprement parler autobiographique mais provient en partie de son expérience[20], a fait l'objet d'une adaptation au cinéma en . Le personnage inspiré par Patrice Faye est joué par Jean-Paul Rouve[7].