Patrick Eveno

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Patrick Eveno, né le à Paris, est un universitaire français, spécialiste de l’histoire des médias.

Il est professeur agrégé au lycée Jean Renoir de Bondy jusqu’en 1990, puis à l'université Paris X-Nanterre. Il est le frère de Bertrand Eveno, qui fut PDG de l'AFP de 2000 à 2005.

Docteur en histoire en 1996, il devient maître de conférences puis professeur des universités en histoire contemporaine à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire IDHE[1],[2]. Il enseigne l'histoire des médias en licence et dans les Masters recherche « Histoire et audiovisuel »[3] et « Histoire des sociétés occidentales contemporaines »[4]. Il dirige le Master professionnel « Communication du savoir, technologies de la connaissance et management de l’information »[5]. Patrick Eveno enseigne également à l'École supérieure de journalisme de Lille et à l'Institut pratique du journalisme à Paris.

Il a dirigé le sous-pôle « concentration, pluralisme et développement » des États généraux de la presse écrite[6], où il a plaidé pour la création d'un observatoire du pluralisme et de la transparence dans les médias[7]. Il a également participé à la Commission de réforme des aides à la presse[8]. Très actif dans la réflexion sur l'information et le journalisme, il est membre de l'Association de préfiguration d'un Conseil de presse[9],[10] et de l'Observatoire de la Déontologie de l'Information[11],[12] dont il est le président depuis [13]. Le deuxième rapport de l'ODI, « L'Information sous pressions », a été présenté le aux Assises Internationales du journalisme[14],[15].

En , il a été nommé par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti à la Commission de réflexion sur la réforme des aides à la presse[16].

Patrick Eveno a été rédacteur en chef de la revue semestrielle Le Temps des médias et secrétaire général de la Société pour l'histoire des médias de 2000 à 2007. Pour lui, le fait que la concentration dans les médias soit insuffisante est « la cause principale de leur faiblesse »[17].

Patrick Eveno était ami avec l'universitaire Jacques Marseille, dont il a partagé le bureau à la Sorbonne pendant douze ans[18]. Tous deux ont été des promoteurs du « Prix Crédit Lyonnais pour l'histoire d’entreprise », qui récompensait des thèses ou des manuscrits ayant pour objet l'histoire des entreprises ou des branches d'activité françaises à l'époque contemporaine[19]. Patrick Eveno avait été lui-même le lauréat de ce prix en 1996.

Depuis , il est président du Conseil de déontologie journalistique et de médiation.

Analyses

Il considère que les syndicats de journalistes, comme le Syndicat du livre CGT, « pensent à leurs intérêts corporatifs » et, analysant les rigidités du syndicat face aux mutations de la presse, évoque une « attitude suicidaire »[20].

Lors de la polémique sur les conflits d'intérêts découlant de la liaison entre Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg, il estime que c'était le « reflet d'un monde médiatique qui se pose des questions qui n'en sont pas, qui se torture »[21]. Il a également pris position lors du débat sur les conflits d'intérêts liés aux rachats successifs des quotidiens économiques La Tribune et Les Échos par LVMH, en estimant que la vente de La Tribune en quasi-faillite pour racheter Les Échos n'avait rien de choquant économiquement. Cependant, dans un article du quotidien Les Échos publié le , « Presse d'influence ou presse d'information », il s'est vivement opposé au rachat du journal par LVMH[22].

Lors des États généraux de la presse écrite organisés par le président Nicolas Sarkozy à l'automne 2008, il est désigné président du pôle « concentration, pluralisme et développement »[23]. Dans Le Monde du , il a considéré que le Forum permanent des sociétés de journalistes avait tort de ne pas participer à ces États-Généraux de la presse[24].

Patrick Eveno s'est exprimé en faveur de la loi de sur la protection des sources d'information des journalistes, dite « loi Dati » car votée à l'initiative de la ministre de la Justice Rachida Dati, en estimant qu'elle apportait « un progrès, même si elle n'est pas parfaite », dans une interview à l'AFP du [25].

Décoration

Publications

Notes et références

Liens externes

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