Patrick Henri de Rham

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Décès (à 86 ans)
Lausanne
Nationalité Suisse
Conjoint Anne de Preux
Patrick Henri de Rham
Description de l'image Patrick de Rham.jpg.
Naissance
Lausanne
Décès (à 86 ans)
Lausanne
Nationalité Suisse
Conjoint Anne de Preux
Domaines Biologiste, zoologiste, botaniste, ichtyologue

Patrick Henri de Rham, né à Lausanne le et mort à Lausanne le [1], est un biologiste suisse.

Il travaille pour des organisations internationales de conservation de la nature. Également aquariophile, il entreprend des voyages de prospection scientifique[2]. Il est notamment à l’origine de nombreuses découvertes ichtyologiques à Madagascar[3],[4].

Patrick de Rham est né à Lausanne en Suisse en 1936. Durant la Seconde Guerre mondiale, il séjourne principalement à Bledlow, un petit village anglais à un peu plus d’une heure de Londres où son père[réf. nécessaire] est alors premier secrétaire de l’Ambassade de Suisse à Londres[5].

Après la guerre, de retour à Lausanne, il poursuit sa scolarité en Suisse, puis entreprend des études de biologie à l’Université de Lausanne et obtient une licence en zoologie et botanique systématique. Après un stage à l’institut de géobotanique de l’École polytechnique fédérale de Zurich, il s’installe avec sa femme Anne de Preux, écrivaine, (ils auront trois filles) en Côte d’Ivoire au Centre suisse de recherche scientifique alors intégré au site de l’Office de la recherche scientifique et technique d’outre-mer français (ORSTOM). Il y mène les recherches nécessaires à sa thèse sur le cycle de l’azote dans les sols des forêts, savanes et cultures tropicales. Il travaille quelque temps à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Morges puis à la Coopération technique suisse à Berne[6].

Ensuite, Patrick de Rham passe six mois à Djakarta dans le cadre d’une mission UNESCO puis il se rend avec sa famille pour deux ans au Kenya, toujours pour l’UNESCO. Il passera quatre ans au Pérou où il est mandaté par la Coopération technique suisse en qualité de conseiller pour la Direction générale des forêts et de la faune du Pérou. Plus tard, il voyagera dans diverses régions du monde en tant que consultant indépendant[2],[7].

En parallèle à ses activités professionnelles, Patrick de Rham a une activité soutenue de recherche ichtyologique et s’adonne à l’aquariophilie. Il arpente les cinq continents pour y observer leur faune et découvrir des espèces de poissons alors inconnues de la science. Il organise de nombreuses expéditions avec son compagnon de voyage Jean-Claude Nourissat. Ensemble ils prospectent principalement l’Amérique centrale et Madagascar[8],[9].

Patrick de Rham était membre correspondant du Muséum d’histoire naturelle de Genève et contribua à enrichir ses collections ichtyologiques[10]. Il était également membre de nombreuses associations aquariophiles, notamment de l’Association France Cichlid dont il est membre d’honneur[8].

Contributions scientifiques

Patrick de Rham est à l’origine de nombreuses découvertes d’espèces de poissons. Il découvre par exemple l’espèce de cichlidé nain Apistogramma nijenssi[11]. En compagnie de son ami Jean-Claude Nourissat, il contribue à développer les connaissances scientifiques des poissons d’eau douce de Madagascar, en particulier des cichlidés. En effet, ils découvrent, entre autres, Paretroplus menarambo[12] et Paretroplus nourissati[13]. Leur livre «Les Cichlidés endémiques de Madagascar» fait état de leurs travaux sur les cichlidés de la Grande Île[3],[4].

Poissons nommés en l’honneur de Patrick de Rham

  • Aequidens patricki Kullander 1984[14].
  • Anablepsoides derhami (Fels & Huber 1985)[15].
  • Rheocles derhami Stiassny & Rodriguez 2001[16].
  • Derhamia hoffmannorum Géry & Zarske 2002[17].
  • Cyphocharax derhami Vari & Chang 2006[18].
  • Nothobranchius derhami Valdesalici & Amato 2019[19].

Publications

Notes et références

Liens externes

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