Liste du patrimoine mondial en France
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Cet article recense les biens inscrits au patrimoine mondial en France.

Statistiques
La France a ratifié la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel le [1]. Les cinq premiers biens protégés sont inscrits en lors de la 3e session du Comité du patrimoine mondial[1].
Carte des lieux inscrits au patrimoine mondial. |
En , la France compte 56 biens inscrits au patrimoine mondial, dont 47 culturels, 7 naturels et 2 mixtes[2].
Certains biens occupent des lieux multiples, comme les 108 sites distincts du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ; certains sites peuvent faire l'objet d'une inscription sur plusieurs biens (la basilique de Vézelay, par exemple, est inscrite sur le bien de la « basilique et colline de Vézelay » et sur celui des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France). Au total, la France possède ainsi 323 sites inscrits au patrimoine mondial. En termes de répartition spatiale, 50 biens sont situés en France métropolitaine, et 6 dans les régions et territoires d'outre-mer (La Réunion, Martinique, Nouvelle Calédonie, Polynésie française, TAAF). En France métropolitaine, les régions du sud et de l'est concentrent la majorité des sites, avec seulement 1 bien partagé en Pays de la Loire, 3 biens (dont 2 partagés) en Bretagne, 5 biens (dont 3 partagés) en Normandie, 4 biens (dont 2 partagés) en Centre-Val-de-Loire, 6 biens (dont 4 partagés) dans les Hauts-de-France, tandis que les autres régions (hors Corse) ont au moins 4 biens propres et peuvent atteindre 10 biens au total. Par ailleurs, 6 biens sont partagés avec d'autres pays européen et 1 avec des pays européens, américains et asiatiques.
En , le pays a également inscrit 30 biens sur sa liste indicative : 19 culturels, 5 naturels et 6 mixtes. Là encore, ces biens peuvent concerner plusieurs lieux distincts, conduisant à plus de 100 sites.
| Région | Total | Biens exclusifs | Biens partagés en France | Biens transnationaux | Liste indicative |
|---|---|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 7 | 3 | 1 | 3 | 4 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 9 | 4 | 2 | 3 | 1 |
| Bretagne | 3 | 1 | 2 | - | 1 |
| Centre-Val de Loire | 4 | 2 | 2 | - | - |
| Corse | 1 | 1 | - | - | 1 |
| Grand-Est | 9 | 4 | 2 | 3 | 2 |
| Hauts-de-France | 6 | 2 | 2 | 2 | 1 |
| Île-de-France | 6 | 4 | 1 | 2 | 6 |
| Normandie | 5 | 2 | 3 | - | 1 |
| Nouvelle-Aquitaine | 8 | 5 | 2 | 1 | 2 |
| Occitanie | 11 | 7 | 2 | 2 | 6 |
| Pays de la Loire | 1 | - | 1 | - | 1 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 8 | 4 | 2 | 2 | 8 |
| Outre-mer | 6 | 6 | - | - | - |
Listes
Patrimoine mondial
Les biens suivants, situés en France, sont inscrits au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Cette liste est à jour à l'issue de la 48e session du Comité du patrimoine mondial qui s'est tenu du 19 au à Busan, en Corée du Sud.
Par défaut, les biens sont classés dans ce tableau par ordre alphabétique de leur dénomination officielle retenue par l'UNESCO (colonne 2 intitulée « Bien »).
Liste indicative
Les 32 biens listés dans le tableau suivant sont inscrits sur la liste indicative[5] de la France après la session de .
Sites candidats à une inscription
Plusieurs sites français sont ouvertement candidats à une inscription sur la liste du Patrimoine mondial. Les sites naturels et culturels qu'un État souhaite faire inscrire sur la liste du patrimoine mondial doivent être inventoriés et présentés à l'UNESCO sur ce qui est appelé la Liste indicative.
Sites de la liste indicative
Parmi eux, plusieurs sites sont déjà inscrits sur la liste indicative précédemment présentée. Dans ces cas précis sont mis en place une instance de préparation du dossier de candidature, et généralement un comité de soutien à celle-ci.
Sites visant une inscription sur la liste indicative
D'autres sont candidats à une inscription sur la liste indicative française. Cette première reconnaissance nationale est en effet incontournable, car « le Comité du patrimoine mondial ne peut étudier une proposition d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial si le bien considéré ne figure pas déjà sur la Liste indicative de l'État partie »[9]. Les dossiers candidats doivent donc dans un premier temps être adressés aux ministères français de la culture (biens culturels et mixtes) ou/et de la transition écologique et solidaire (biens naturels et mixtes) qui décideront de l'acceptation sur liste indicative ou non[10].
La liste suivante énumère de façon non exhaustive les sites ayant lancé une démarche visant à leur inscription sur la liste indicative française dans la perspective d'une soumission de leur dossier par la France au Comité du patrimoine mondial.
- Cannes : Boulevard de la Croisette et îles de Lérins (Provence-Alpes-Côte d'Azur)[11],[12].
- Jardins et maison de Claude Monet à Giverny (Normandie)[13].
- Le Mans et son enceinte gallo-romaine (Pays de la Loire)[14].
- Marais poitevin (Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire)[15].
- Passage du Gois (Pays de la Loire)[16],[17].
- Sancerre (Centre-Val de Loire)[18].
- Toulouse et ses lieux de pouvoir (Occitanie)[19],[20].
- Troyes (Grand Est)[21].
- Les clos-masures (Normandie)[22]
- Les sites clunisiens (Europe)[23]
- La gare transatlantique de Cherbourg ou la rade de Cherbourg (Normandie)[24],[25]
- La lavande de Provence (Provence-Alpes-Côte d'Azur)[26]
- Les viaducs métalliques (Europe) : le viaduc de Garabit et le viaduc du Viaur (Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie)[27]
- Les vignobles de la vallée du Rhône, entre Vienne et Valence (Auvergne-Rhône-Alpes)[28]
- La double barrière de corail de Mayotte (Département et région d'Outre-mer)[29]
- La côte de granite rose (Bretagne)[30]
- Lunéville et son château (Grand Est)[31]
- La maison sublime de Rouen (Normandie)[32]
- Le Camp des Milles (Provence-Alpes-Côte d'Azur)[33]
- Le paysage culturel d'Ouessant (Bretagne)[34]
Processus d'inscription
En France, le dépôt de la candidature se fait après avis du Conseil national des biens français inscrits au patrimoine mondial. Cette instance a été créée en 2004 à l'initiative des ministères chargés respectivement de la culture et de l'écologie, responsables du suivi de la Convention. Ce comité réunit des experts de différentes disciplines en présence de l'ambassadeur, délégué de la France auprès de l'Unesco. Ce comité a pour rôle de conseiller (avis consultatif) les deux ministres dans la sélection des candidatures et de manière plus générale, dans la mise en œuvre de la Convention sur le territoire national[35].
Annexes
Voir aussi
Liens externes
- Pour l'ensemble des points mentionnés sur cette page : voir sur OpenStreetMap (aide), Bing Cartes (aide) ou télécharger au format KML (aide).
