Daluis
commune française du département des Alpes-Maritimes
From Wikipedia, the free encyclopedia
Daluis est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Daluisiens.
| Daluis | |||||
Village de Daluis avec quelques oliviers abandonnés en contrebas. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Alpes-Maritimes | ||||
| Arrondissement | Nice | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Alpes d'Azur | ||||
| Maire Mandat |
Guy Maunier 2020-2026 |
||||
| Code postal | 06470 | ||||
| Code commune | 06053 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Daluisiens | ||||
| Population municipale |
147 hab. (2023 |
||||
| Densité | 3,7 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 01′ 28″ nord, 6° 48′ 36″ est | ||||
| Altitude | Min. 590 m Max. 2 502 m |
||||
| Superficie | 40,03 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vence | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | daluis.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
Daluis est située à 11 km de Guillaumes et 13 km d'Entrevaux.
Géologie et relief
La commune se compose de 3 958,90 hectares de forêts et milieux semi-naturels (100 %)[1].
Espaces naturels[2] :
- Deux espaces protégés hors Natura 2000 :
- Un espace protégé Natura 2000 :
- Sites à chauves souris - Castellet-Les-Sausses et Gorges de Daluis[5].
- Mont Saint-Honorat - Aiguilles de Pélens - Tête de L'Enconbrette[6],
- Gorges de Daluis[7],
- Le Var et ses principaux affluents[8],
- Massif du Grand Coyer - Gorges de Saint-Pierre - Forêt domaniale du Haut Verdon - Le Courradour[9],
- Dôme de Barrot - Tête de la Colombière - Mont Mayola - La Roudoule[10].
- Périmètre de la Réserve naturelle régionale des gorges de Daluis des gorges de Daluis[11].
- Les Gorges de Daluis et le haut-Var.
Les gorges de Daluis sont creusées par le Haut-Var dans des sols de pélite rouge. Elles ont été taillées par le Var dans l'extrémité ouest du dôme de Barrot.
Le dôme de Barrot correspond à une remontée de socle paléozoïque qui fait affleurer une épaisse série permienne[12].
Les derniers oliviers cultivés en remontant le Var se trouvaient en contrebas du village (voir la photo supra)[13].
Sismicité
Hydrographie
Cours d'eau traversant la commune :
- Le Var (fleuve),
- 7 ruisseaux,
- Source du Chaudun,
- La grotte du Chat, rivière souterraine de 720 m de long, est particulièrement photogénique.
La commune a engagé un schéma directeur d'assainissement collectif[16].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[18]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[19] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[20]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 8,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 052 mm, avec 5,6 jours de précipitations en janvier et 5,4 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Péone à 13 km à vol d'oiseau[23], est de 7,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 013,1 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de 31 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[26], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Intercommunalité
Commune membre de la Communauté de communes Alpes d'Azur et du Pays des Vallées d’azur Mercantour.
Depuis le 1er janvier 2014, Daluis fait en effet partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.
Urbanisme
La commune dispose d'une carte communale approuvée[27].
Typologie
Au , Daluis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle est située hors unité urbaine[29] et hors attraction des villes[30],[31].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (50,2 %), forêts (25,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (24,3 %)[32].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communications et transports
- Pont de la D 316 vers La Vignasse et Saint-Léger. Village de Daluis en arrière-plan. En arrière-plan, les roches rouges du Dôme de Barrot.
- Vallée du Haut-Var près de Daluis - Pont de la D 316 vers la Vignasse.
- En aval du pont de la Faille à Daluis.
- Roche affectant la forme d'une figure féminine, communément appelée "La tête de femme", "Gardienne des Gorges".
- Les Gorges de Daluis et le haut-Var.
Voies routières
Village desservi par la route nationale 202 puis, à Pont de Gueydan, prendre la direction Guillaumes - Col de la Cayolle.
Transports en commun
Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Réseau régional ZOU[33]
- Train des Pignes : Gare du Sud – Nice / Digne, arrêt Entrevaux (13 km d'Entrevaux)[34].
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
- L’agriculture et l’élevage[35].
- Producteurs truffiers.
Tourisme
- Auberge des Gorges de Daluis.
- Hôtels et gîtes à Sausses, Guillaumes, Entrevaux.
- Camping à Guillaumes.
Commerces
Histoire
Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Daluis dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[38].
La cité apparaît sous le nom de « Castrum de Adalueiso », puis de « Adalosio » au XIIIe siècle, puis Adaluys ou Addaluys, Adaluy (provençal).

En 1348, le 18 février, signature de l'acte d'habitation de Daluis signé avec le seigneur de Barrême.
En 1388, après la mort de la reine Jeanne, à la différence des autres parties de l'est de la Provence qui rendront hommage au comte de Savoie, Daluis, comme Guillaumes, Entrevaux et Sausses se déclareront fidèles aux comtes de Provence de la maison d'Anjou. En 1481, comme le reste de la Provence, Louis XI étant héritier du dernier comte de Provence, Daluis a été intégré au royaume de France.
En 1760, un traité entre la France et le roi de Sardaigne rectifie la frontière et place Daluis et Guillaumes dans le comté de Nice.
Daluis faisait alors partie du diocèse d’Entrevaux, et de la viguerie de Guillaumes.
Pendant la guerre des Alpes, entre la France républicaine et le royaume de Piémont-Sardaigne, le général autrichien de Wins qui commande l'armée austro-sarde établit un poste de commandement à Daluis en 1793.
À partir du 18 juillet 1944, les troupes allemandes installées à Touët-sur-Var lancent des attaques contre les maquis des Forces françaises de l'intérieur (FFI) par les vallées du Haut-Var et du Cians. Ces premières attaques ayant échoué, elles reprennent le lendemain par les crêtes. Les maquisards débordés abandonnent leurs positions près de Daluis pour remonter vers Guillaumes puis vers Entraunes.
Les Templiers et les Hospitaliers
La cité appartient à la branche de Daluis de la famille de Castellane-Villeneuve. Elle sera ensuite une dépendance des Templiers et, après leur condamnation, aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La cité appartiendra enfin aux Villeneuve-Beauregard.
Héraldique
Politique et administration
Budget et fiscalité 2025
En 2025, le budget de la commune était constitué ainsi[42] :
- total des produits de fonctionnement : 224 000 €, soit 1 575 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 191 000 €, soit 1 343 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 115 000 €, soit 812 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 142 000 €, soit 998 € par habitant ;
- endettement : 26 000 €, soit 186 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 16,74 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,53 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 11,70 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 980 €[43].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].
En 2023, la commune comptait 147 habitants[Note 2], en évolution de +0,68 % par rapport à 2017 (Alpes-Maritimes : +4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Établissements d'enseignements dépendant de l'Académie de Nice[48] :
- École maternelle,
- École primaire,
- Collège à Puget-Théniers,
- Lycée à Valdeblore.
Santé
Professionnels et établissements de santé[49] :
- Médecins à Entrevaux, Guillaume, Puget-Théniers,
- Pharmacies à Entrevaux, Guillaume,
- Hôpitaux à Puget-Théniers, Villars-sur-Var.
Cultes
- Culte catholique, Paroisse Saint-Jean-Baptiste[50], Diocèse de Nice.
Lieux et monuments
Patrimoine religieux :
- Église Saint Célestin, reconstruite à la fin du XIXe siècle, après le tremblement de terre[51],
- Chapelle du hameau de Saint-Martin[52],
- Ruine chapelle Sainte Trinité Haute Salette[53],[54],
- Chapelle privée Sainte Pétronille,
- Oratoires Saint-Jacques de la Pinéa[55], Saint Jean,
- Une de la série des bornes frontalières qui jalonnent la limite communale entre Sausses et Daluis[56].
- Le Monument aux morts[57],[58].
Autres patrimoines :
- Ruines du château, cité vers 1200 et 1252, détruit au XIVe siècle. Il est restauré au XVe siècle et en ruine en 1793[59],
- La Grotte du Chat, avec environ 800 m de galeries.
Sports de nature
- Le saut à l'élastique à partir du pont de la Mariée[60].
- Saut à l'élastique depuis le pont de la Mariée, au nord des gorges.
- Saut à l'élastique depuis le pont de la Mariée, au nord des gorges.
- Saut à l'élastique depuis le pont de la Mariée, au nord des gorges.
- Le canyoning[61],[62],[63] dans le vallon et la clue d'Amen, qui débouche au milieu des gorges de Daluis, en rive gauche.
- Descente finale de la clue d'Amen en rive gauche des gorges de Daluis.
- Descente finale de la clue d'Amen en rive gauche des gorges de Daluis.
- Descente finale de la clue d'Amen en rive gauche des gorges de Daluis.
- Descente finale de la clue d'Amen en rive gauche des gorges de Daluis.
- La spéléologie[64] : la grotte du Chat.
- Plan de la grotte du Chat (Yves Créach).
Personnalités liées à la commune
- Célestin Freinet fit un remplacement à l'école de Daluis lors de sa première année d'enseignement, du 28 avril 1919 à la fin du mois de juillet. Il logeait à l'auberge en bord de route.

