Patrizia Piacentini

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Patrizia Piacentini
Patrizia Piacentini en novembre 2011
Biographie
Naissance
Nationalité
italienne, française
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Directeur de thèse

Patrizia Piacentini, née en 1961 à Pavullo nel Frignano, est une égyptologue et archéologue italienne[1].

Depuis 2018, elle dirige l'Egyptian-Italian Mission at West Aswan (EIMAWA), à Assouan, en Égypte[2].

Elle est membre correspondante de l'Accademia dei Lincei depuis 2022[3], membre de l'Accademia Ambrosiana depuis 2023, et correspondante étrangère de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dès 2025[4].

Formation

Diplômée de Lettres Classiques en 1986 à l'Université de Bologne avec un mémoire en égyptologie, elle suit un DEA à l'École Pratique des Hautes Études (IVe Section, Paris) en 1991, puis obtient un doctorat de recherche en Histoire et philologie égyptienne, avec une thèse sur les scribes égyptiens de l'Ancien Empire[5].

Carrière universitaire

Dès 1993, elle occupe le rôle de Professeur associé d'égyptologie à l'Université de Milan, et y enseigne l'archéologie égyptienne à l'École de Spécialisation en archéologie dès 1999.

Depuis 2005, elle est Professeur titulaire d'Égyptologie et d'archéologie égyptienne à l'Université de Milan. Elle y est coordinatrice des Archives d'égyptologie depuis 1999, et coordinatrice du Collège de doctorat en Sciences du patrimoine littéraire, artistique et naturel de 2018 à 2021[6].

De 2003 à 2014, elle fait partie du Collège de doctorat en Histoire et Civilisations méditerranéennes de l'Université de Pavie. Entre 2006 et 2011, elle est membre du conseil d'administration de l'Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire. Elle fait aujourd'hui partie du Conseil de la Fondation Michela Schiff Giorgini de l'Institut d'Études Méditerranéennes de Montréal, de l'Institut Italien pour la Civilisation égyptienne[7], et de la Société Française d'Égyptologie[8]. En 2019, elle est "Gale Visiting Fellow" de l'Australian Centre for Egyptology de l'Université Macquarie, et membre correspondante du Shanghai Archaeology Forum de l'Académie chinoise des sciences sociales.

Publications et distinctions

Elle a publié plus de 250 articles et livres, tenu plus de 150 conférences dans plusieurs pays, et organisé de nombreuses expositions en Italie et dans le monde[9]. Elle a dirigé ou participé à de nombreuses fouilles archéologiques en Italie et en Égypte.

En 2022, elle est nommée membre correspondante de l'Académie Nationale des Lyncéens. En 2023, elle est nommée membre de l'Académie ambrosienne, classe africaine.

En 2025, elle est nommé correspondante étrangère de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, après avoir reçu le prix "Gaston Maspero" en 2022 pour l'ensemble de ses travaux en égyptologie[10].

Bibliothèque et Archives d'Égyptologie

Fondation et premières acquisitions

En 1999, elle fonde la Bibliothèque et Archives d'Égyptologie de l'Université de Milan, pour laquelle elle assure la direction scientifique et organisatrice[11]. La "Biblioteca e Archivi di Egittologia" naît de l'acquisition de la bibliothèque d'Elmar Edel, composée de 16 000 titres consacrés à l'étude de l'Égypte[12], du Proche-Orient antique, aux études bibliques, et de collections de chercheurs tels que Hans Bonnet et Alfred Wiedemann. Entre 2001 et 2002, elle acquiert une partie de la bibliothèque de l'égyptologue Alexandre Varille, dont les archives regroupent aussi, entre autres, celles de Victor Loret, Selim Hassan ou Fernand Bisson de la Roque.

Développement de la Bibliothèque

Les années suivantes, le centre s'enrichit : Patrizia Piacentini, avec sa bibliothèque, acquiert d'importantes bibliothèques (comme l'épistolaire de Heinrich Brugsch et Auguste Mariette en 2004), et reçoit plusieurs dons (les archives de William K. Simpson en 2007, de Pierre Lacau en 2009, de Sergio Pernigotti en 2019, etc.). Elle acquiert aussi les fonds de Mario Tosi, Werner Kaiser, et d'autres. En 2009, elle fonde la revue EDAL (Egyptian and Egyptological Documents Archives Libraries), aux éditions Pontremoli (Milan, Italie), qu'elle dirige encore aujourd'hui[13].

Mission EIMAWA : Egyptian-Italian Mission at West Aswan

En février 2019, dans la zone du Mausolée de l'Aga Khan à Assouan, Patrizia Piacentini découvre plus de 300 tombes et des centaines de corps momifiés, datés du VIIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C.. Jusqu'alors, la vie des habitants d'Assouan était connue (grâce à des papyrus et quelques objets), mais l'on ignorait où ils étaient enterrés. Cette découverte permet d'expliquer les conditions de vie des habitants, les causes de leur mort, et plus généralement leurs rapports commerciaux avec l'Afrique subsaharienne, et les travaux dans les carrières de pierre d'Assouan.

L'équipe interdisciplinaire de la mission est composée, entre autres, de topographes, ingénieurs, géologues, anthropologues, botanistes, experts en big data, majoritairement italiens et égyptiens.

« Nous avons devant nous une surface d'environ 100 000 m2 rongée par les tombes », résume Patrizia Piacentini. Une mine d'or pour l'étude de la démographie d'Assouan à l'époque ptolémaïque et romaine. Ainsi que pour la recherche sur les pratiques cultuelles de la Haute-Égypte[14].

Publications

Références

Liens externes

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