Sous-lieutenant le , lieutenant le , capitaine le suivant, il fait les campagnes de 1792 à l'armée de la Moselle. Passé en 1793 à l'armée des Ardennes comme sous-chef de l'état-major, il y gagne les grades de lieutenant-colonel au 17edragons le et de général de brigade à titre provisoire le et commande la division de Lauterbourg.
Employé à l'armée du Rhin, il signe le l'ordre annonçant la fausse nouvelle de la mort du prince de Condé, tué d'un coup de canon tiré par les canonniers du 6ebataillon de la Drôme.
Repassé, sur sa demande, à l'armée de la Moselle, sous les ordres du général Hoche, il reçoit une balle dans la jambe à la bataille de Wœrth-Frœschwiller le ; Hoche fait l'éloge de sa conduite.
Passé à l'armée d'Italie, il prend part à la Campagne d'Italie (1796-1797) du général Bonaparte. Blessé à mort au combat de Rovereto le , il adresse ces mots à son général en chef: «Je meurs pour la République, faites que j'aie le temps de savoir si la victoire est complète», avant de mourir.
Jacques Charavay, Les Généraux morts pour la patrie (1792-1871): notices biographiques, Paris, Société de l'histoire de la Révolution française, 1893, 116 pages.
Léon Clément Hennet, Le Général Alexis Dubois: La cavalerie aux armées du Nord et de Sambre-et-Meuse pendant les campagnes de 1794 et 1795, Librairie Baudoin, 1897, 77 pages.
Alphonse de Beauchamp, Pierre François Félix Joseph Giraud, Joseph-François Michaud, Henri Louis de Coiffier de Moret, Biographie moderne, ou Dictionnaire biographique, de tous les hommes morts et vivans qui ont marqué à la fin du 18esiècle et au commencement de celui-ci, par leurs écrits, leur rang, leurs emplois, leurs talens, leurs malheurs, leurs vertus, leurs crimes, et où tous les faits qui les concernent sont rapportés de la manière la plus impartiale et la plus authentique, Leipzig, Paul-Jacques Besson, 1806, tome 2, «Dubois A.», p.119.