Paul-Claude Racamier
psychiatre et psychanalyste français
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Paul-Claude Racamier, né le à Pont-de-Roide (Doubs) et mort le à Besançon, est un psychiatre et psychanalyste français.
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Il est à l'origine de la notion de perversion narcissique.
Années de formation
Paul-Claude Racamier naît dans le Doubs, son père est un ingénieur des usines Peugeot d'origine catholique et drômoise, sa mère est d'une famille protestante du pays de Montbéliard. C'est elle qui l'éduque jusqu'à l'âge de neuf ans. Un de ses frères aînés est Henry Racamier, ancien dirigeant de l'entreprise Louis Vuitton. Il continue ses études secondaires à Montbéliard, puis étudie la médecine à Besançon et Paris. Il devient médecin des hôpitaux psychiatriques en 1952[1]. Sa rencontre avec Francis Pasche l'oriente vers la psychanalyse. Il a été en analyse chez Marc Schlumberger et chez Évelyne Kestemberg.
Parcours professionnel
Il est psychiatre à l'hôpital psychiatrique de Prémontré, en Picardie (1952-1962), puis à la clinique des Rives, à Prangins (Suisse) (1962-1966), avant de fonder, en 1967, près de Besançon, La Velotte, « l’œuvre de sa vie »[2], une maison de cure accueillant une douzaine de patients et autant de soignants sur deux sites différents. Les patients, de 18 à 30 ans, y acquièrent une certaine forme d'autonomie.
Parcours de recherche et théorisations originales
Paul-Claude Racamier est membre adhérent (1958), puis membre titulaire (1962) de la Société psychanalytique de Paris. Il enseigne ensuite à l'université de Lausanne (1962-1967) et aux facultés de médecine et de sciences humaines de Besançon.
- Son ouvrage Le Psychanalyste sans divan (1970) est issu d'un dialogue avec ses collègues Serge Lebovici et René Diatkine, de l'association de santé mentale du XIIIe arrondissement de Paris (ASM 13). Il y souligne le lien entre le soin aux patients et la nécessité de soigner l'institution[3].
- Dans Les Schizophrènes, il développe la notion de maternage et de maternalité.
- En 1989, il définit la notion d'« antœdipe », distinguant l'« anti »-œdipien, qui fait obstacle à la structuration œdipienne, et l'« anté »-œdipien, « ce à quoi le psychisme est alors renvoyé »[3]. Il développe à nouveau cette théorisation originale dans Le Génie des origines (1992).
- Il théorise la notion d'incestuel, désignant une relation marquée par l'inceste sans pour autant qu'il y ait passage à l'acte sexuel[4].