Paul-Henri Datessen

architecte français From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul-Henri Datessen est un architecte français né le à Paris et mort en à La Baule[1].

Faits en bref Vice-président, jusqu'en 1938 ...
Paul-Henri Datessen
Fonctions
Vice-président
jusqu'en
Architecte municipal
Ville de La Baule-Escoublac (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Père
Parentèle
Henry Chotard (d) (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Société française des architectes (d)
Société des architectes de Nantes et de Loire-Atlantique (d)
Yacht Club de FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Maîtres
Distinctions
Œuvres principales
Villa Las Maravillas, Royal-Thalasso, chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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On lui doit de nombreuses réalisations à La Baule-Escoublac à partir de 1911 dont l'hôtel des Postes et un nombre important de villas.

Biographie

Paul-Henri Marie Simon Datessen, naît le à Paris[2]. Il est le fils d'Édouard Datessen (1856-1940[3]  connu sous le nom d’Édouard Datessen) architecte à la ville de Paris et à La Baule[4], et de Paule Julie Clotilde Chotard[2].

Il suit des études de droit ainsi que de médecine, pensent s’orienter vers une carrière de médecin de la marine[4]. Durant la Première Guerre mondiale, il est médecin auxiliaire puis médecin aide-major. Il est cité à l’ordre du 2e C.A. le pour avoir fait preuve « d’un dévouement inlassable et d'un mépris absolu du danger » et reçoit la croix de Guerre[2].

Il se marie avec Marie Grossin le [2]. Il est reçu chevalier de la Légion d’honneur le au titre de lieutenant d’administration[2].

Ses confrères architectes et les entrepreneurs avec lesquels il travaille disent de lui qu’il est un « seigneur d'une extrême discrétion », « un ours, un solitaire qui [a] énormément de talent et dont le travail, très rigoureux, ne s’est pas démodé »[4].

Bien qu’ayant dessiné les plans de plusieurs villas de La Baule depuis 1911, ce n’est qu’à partir de 1924 qu’il s’y installe et y ouvre ses premiers bureaux en , 1er étage de la villa Ker Rosa, place de la Chapelle[5]. S’associant avec l’architecte parisien André Marganne, puis avec son chef d'agence Adelio Ballerini[6], il déménage en dans la villa La Brise, boulevard Darlu[5].

Il se voit confier en 1928 la réhabilitation de l’ancienne gare. En il est nommé architecte-conseil de la commune[5].

En parallèle de ses activités d’architecte, il est vice-président du Cercle Nautique de La Baule jusqu'en [5].

Il meurt en . Il est enterré au cimetière de La Baule. Sa tombe comporte les motifs dessinés sur la façade de l'hôtel des Postes[5].

Distinctions

Œuvre architecturale

Le pavillon d'hygiène sociale.
Le pavillon d'hygiène sociale.

Il est l’auteur des projets baulois suivants[N 1] :

  • l'hôtel Adelphi ;
  • la villa Les Ailes brisées (1933) ;
  • la villa Aktina à La Baule (1937[7],[8]) ;
  • la villa Athys ;
  • l’hôtel Blanc Manoir (vers 1930[9]) ;
  • la villa Les Bousous (1929[10]) ;
  • la villa Les Brimbelles (vers 1927[11]) ;
  • la villa Brimborio ;
  • la villa Butterfly à La Baule (1930[12]) ;
  • la villa Carpe Diem à La Baule (1937[13],[14]) ;
  • la villa Casa Sylva[15] ;
  • la maison Castel François-Marie (1930[16]) ;
  • l'hôtel Celtic à La Baule (1931[17]) ;
  • la villa Le Chalusset ;
  • la villa Chapelle Pavie (reprise en 1935 d'une maison construite vers 1900[18]) ;
  • le cimetière (1929, monument funéraire de la famille et calvaire du cimetière[19]) ;
  • le cinéma, théâtre dit Salle des Fêtes (en 1935[20]) ;
  • la villa Clairbois (1935[21]) ;
  • la villa La Clairière (1930[22]) ;
  • la villa La Clarté (vers 1925[23]) ;
  • la villa Le Clos Joli (1920[24]) ;
  • le Club-House du Garden Tennis ;
  • la villa La Croix Saint-Clair à La Baule (1933[25]) ;
  • l'agrandissement des écoles publiques ;
  • la villa Le Discobole (vers 1926[26]) ;
  • la villa L'Escale à La Baule[27] ;
  • le garage automobile Ford (1929[28]) ;
  • le dispensaire dit Fondation la Pérousse (en 1928[29]) ;
  • la villa La Fresnaye (vers 1926[30]) ;
  • la gendarmerie de La Baule;
  • les transformations d’hôtel Mauspha (rénovation en 1928 de l’œuvre de 1886 de François Aubry[31]) ;
  • la villa Les Heures Claires à La Baule (1930[32]) ;
  • la villa Janimore ;
  • la villa Ker Argoëd ;
  • la villa Ker Vir (1929[33]) ;
  • le kiosque à musique (1929[34]) ;
  • Les Lilas Blancs (1930[35]) ;
  • la villa Les Lobédias ;
  • la villa Locmaria (1930[36]) ;
  • la villa Le Mas à La Baule (1926[37]) ;
  • les extensions du marché (1927 et 1928) ;
  • la villa Marie-Claude à La Baule (1932[38]) ;
  • la villa Maouki (1930[39]) ;
  • la villa Mélusine ;
  • la villa Melpomène (construite vers 1910 et remaniée par Paul-Henri Datessen en 1933 pour en faire son atelier de travail[40]) ;
  • le manège la Mercanderie ou Dassonville à La Baule (1927[41]) ;
  • la villa Migouélou (vers 1930[42]) ;
  • la façade du garage automobile Minot (vers 1927[43]) ;
  • la villa Mitsouko (1930[44])
  • le monument aux morts de La Baule (1936) ;
  • la villa Okeanos (1930[45]) ;
  • l'immeuble L'Oustaou (1929[46]) ;
  • le dispensaire, dit Fondation la Pérousse, puis Pavillon d'hygiène sociale (1928) (reconversion avec d'importantes modifications du bâtiment voyageur de l'ancienne gare)[47] ;
  • la villa Pavillon Rose à La Baule (rénovation en 1926 de l’œuvre de 1900 de Georges Lafont[48]) ;
  • l'hôtel des Postes (1936, avec l’architecte nantais Gabriel Guchet[49],[50]) ;
  • la villa Red-Roof à La Baule (1926 pour Latécoère[51],[52]) ;
  • la villa Rosario (vers 1930[53]) ;
  • la villa Les Roches Rouges à La Baule (1926[54]) ;
  • l'église du Sacré-Cœur à La Baule (1934[55]) ;
  • la villa La Saga[19] ;
  • la villa Saint-Charles (avec André Marganne[56]) ;
  • la villa Saint-Corentin (1928[57]) ;
  • la villa Saint-Guénolé (1927[58]) ;
  • la villa Saint-Syvestre (reprise vers 1930 d'une maison de 1910[59]) ;
  • la villa Soladar (en 1930[60]) ;
  • la villa Solenea à La Baule (vers 1926[61],[62]) ;
  • la villa Sunny Cottage (1924[63]) ;
  • la villa Les Tottes (reprise vers 1928 d'une maison dessinée vers 1900[64]) ;
  • le temple protestant (1930[65],[66]) ;
  • la villa Ty Breiz (1930[67]) ;
  • la villa Ty Ouït (vers 1926[68]) ;
  • la villa Ty Ra et son annexe Ty Ra Bihan (reprise vers 1925 d’une maison construite vers 1900[69]) ;
  • la villa Vega (vers 1920[70]) ;
  • la villa Vert Cottage (1930[71]) ;
  • la villa La Villanelle, ou Villa Nelle (1922[19],[72]) ;
  • l’hôtel dit Hôtel Weller (rénovation avec André Marganne d'un bâtiment conçu par Georges Lafont[73])

Son dernier projet à La Baule est la villa Aktina pour Charles Grégoire, consul de Grèce à Bruxelles, une construction de style basque aux larges débords de toiture, loggias et grandes ouvertures[5],[74]. Il est également l'auteur de l'agrandissement de la maison Ker Goustan vers 1910, initialement construite en 1893 au Croisic[75] et de la construction d’une maison de villégiature balnéaire à Batz-sur-Mer vers 1934[76]. On lui doit également la villa La Grande Chartreuse à Pornichet[77] et la poursuite de la construction de la villa Saint-Kiriec au Pouliguen (rénovation en 1938 de l’œuvre de 1873 de François Bougoüin[78],[79]).

Par ailleurs, il est intervenu sur un château du XVIe siècle dans la commune d'Auverse, lieu-dit la Calvinière (orangerie) [80].

Voir aussi

Bibliographie

  • Alain Charles, La Baule et ses villas : le concept balnéaire, Paris, Massin, , 213 p. (ISBN 2-7072-0444-7, BNF 38890407)
    Alain Charles est architecte DPLG et DEA en histoire de l'architecture, spécialiste du balnéaire[81],[82].
  • Colette David (photogr. Stéphan Ménoret), Les villas de La Baule : des bourgeoises modèles aux excentriques rigolotes, La presse de l’Estuaire, , 95 p.
    Colette David est journaliste au quotidien Ouest-France[83].
  • Laurent Delpire, « Urbanisme et architecture balnéaire : histoire d'un phénomène de société, l’exemple du Pays de Guérande », Les cahiers du Pays de Guérande, no 52, (ISSN 0765-3565)
    Laurent Delpire est historien de l’art, conservateur des antiquités et objets d’art de Loire-Atlantique.
  • Jean-Louis Kerouanton, « Éléments de cartographie pour la connaissance de l’architecture balnéaire bauloise » [PDF], sur un site du ministère de la Culture, (consulté le )
    Jean-Louis Kerouanton est chercheur au service régional de l’Inventaire, direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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