Paul Amar

journaliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Amar, né le à Constantine (Algérie française), est un journaliste français.

Faits en bref Directeur de l'information I24NEWS, 2015-2017 ...
Paul Amar
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Biographie

Famille et études

Enfance

Paul est le fils de Charles Amar, cheminot de la Société nationale des chemins de fer français en Algérie et de Julie Zraïda Ghrenassia née à Constantine en 1911[1],[2], tous deux issus d'une famille juive d'Algérie.

À l'âge de 11 ans, il est traumatisé par l'assassinat à Constantine de Cheikh Raymond, le chanteur le plus populaire d'Algérie : « Mes souvenirs d'enfance sont aussi ceux de la guerre d'Algérie et d'événements qui m'ont traumatisé. J'avais 10 ans lorsque j'ai assisté à la mort de Raymond Leyris, père de Suzy fiancée d'Enrico Macias. Mon père m'avait envoyé chercher du pain. En arrivant à la place Négrier, j'ai entendu deux coups de feu et j'ai vu un homme s'écrouler. Enrico et son frère Jean-Claude, arrivés avant moi, hurlaient de douleur[3]».

Alors qu'il joue aux billes devant l'école Diderot de Constantine où il est inscrit, il échappe de peu à la mort : à la suite d'un attentat à la bombe effectué par un commando du F.L.N., son dos est criblé d'éclats et ruisselle de sang[3]. Cet événement décide ses parents à quitter l'Algérie et c'est le que la famille Amar, qui a voyagé sur le Ville d'Alger, arrive à Marseille. Dès le lendemain, elle se retrouve à Lyon hébergée par l'oncle de Paul Amar. Son père l'inscrit en 6° dans un collège de Villeurbanne, puis il entre au lycée Berliet de Lyon[2].

En 2009, Paul Amar indique que ses parents étaient « juifs pratiquants », que « tout le ramène à la Méditerranée » et que s'il « devait mener un combat dans sa vie, cela serait le combat pour la paix au Proche-Orient »[4].

Études et débuts professionnels

À 18 ans, Paul Amar monte à Paris et vend des pull-overs sur les marchés pour payer ses études[5].

Il est diplômé du Centre de formation des journalistes (promotion 1971)[6].

Carrière

1971 - 1994 : France Inter et France Télévisions

Paul Amar commence sa carrière en 1971 à France Inter, comme correspondant de guerre à Phnom Penh, capitale du Cambodge, puis comme correspondant à Washington aux États-Unis[6],[7].

En 1979, il rejoint Antenne 2 comme grand reporter, puis devient chef du service politique en 1983[8]. En 1990, il rejoint FR3 pour y présenter le 19/20 jusqu'en 1992, date à laquelle il retourne sur France 2 où il anime le 20h00 en alternance avec Bruno Masure[7].

Paul Amar est mis à pied pendant un mois après avoir animé, le , un débat entre Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie dans le cadre de la campagne précédant les élections européennes, au début duquel il avait proposé des gants de boxe rouges aux deux contradicteurs et déposé un sac de la marque Décathlon, visible à l'écran[9]. Les deux politiciens sont courroucés d'être « comparés à des pantins » et Jean-Pierre Elkabbach, que Paul Amar accuse de l'avoir contraint à présenter ce débat, le suspend « pour des raisons d'éthique et de déontologie »[10].

Un mois après être revenu de sa suspension, se sentant mis à l'écart dans l'organisation des interviews de personnalités, Paul Amar quitte France 2[11].

1995 - 2013 : Paris Première et France 5

Paul Amar rejoint la chaîne Paris Première en 1995 pour animer le 20h Paris Première[12].

Il présente Le Monde de Léa sur TF1 du [13] au [14]. En 1997, son interview de Maurice Papon, complice de crime contre l'humanité, suscite la polémique. Les parties civiles du procès contre le collaborateur, ainsi que des associations et personnalités politiques, lui reprochent une émission qui offre une tribune à Maurice Papon et lui permet de se positionner comme un bouc émissaire[15].

Il revient ensuite sur France 2 avec le même concept sous le titre D'un monde à l'autre le lundi soir de 1997 à 1999, puis anime Dimanche Midi Amar (DMA)[6] du [16] au [17]. En parallèle, de 1999 à 2004, il revient sur Paris Première pour réaliser des interviews hebdomadaires dans Recto-Verso, ce qui lui vaudra un 7 d'or en [7].

En 2001, il rejoint La Cinquième (devenue France 5), pour animer le magazine On aura tout lu.

Il lance et produit à la rentrée 2004, Les 109 puis reprenant l'un de ses anciens titres, D'un monde à l'autre. Il crée ensuite États Généraux, de à [6].

Depuis , Paul Amar présente Revu et corrigé chaque semaine sur France 5, succédant ainsi à Daniel Schneidermann et Arrêt sur images[18],[19]. À la rentrée 2012, après cinq saisons, l'émission Revu et corrigé est remplacée par 19 H Paul Amar[20]. L'émission prend fin en [21].

Depuis 2015 : I24News et RCJ

En 2015, il devient directeur de l'information de i24News. Il présente du dimanche au vendredi à 19 heures (heure française) l'émission Paris/Jaffa, en direct des studios de Jaffa-Tel Aviv. Il est remercié en [22]. Durant ses années au service de la chaîne de Patrick Drahi, il se défend d'avoir défendu les intérêts de l'Etat hébreu : « Non, je n’étais pas la "voix d’Israël". […] Je me suis inscrit dans une logique journalistique en proposant une grille de lecture du conflit israélo-palestinien basée sur les faits, rien que les faits »[23].

En octobre 2021, il rejoint la radio juive RCJ, où il présente tous les vendredis de 12h à 13h Le grand rendez-vous [24],[25],[26].

Positionnement vis-à-vis de la guerre de Gaza

Blast relève que Paul Amar relaye sur son compte X les publications de nombreuses figures de la droite ou de la droite radicale, telles que Jean Messiha (porte-parole d'Éric Zemmour), Frank Tapiro (fondateur de l'association pro-israélienne Diaspora Défense Forces), Bruno Attal (ex-syndicaliste policier d’extrême droite), Gilles-William Goldnadel (avocat proche d'Éric Zemmour), Christine Kelly (présentatrice officiant sur CNews)[23].

Le même média observe par ailleurs que le journaliste cumule les « outrances répétées à l’égard de Jean-Luc Mélenchon et de la FI »[23]. Au micro de RCJ en 2024, il déclare que « la gauche, la vraie, celle de Blum et Mendès, a volé en éclats, vampirisée, absorbée par une nouvelle peste brune antisémite, dite La France insoumise, oui insoumise aux valeurs républicaines mais soumise à l’oumma islamiste »[23],[27].

En mai 2025, le journaliste publie sur sa page X une vidéo dans laquelle il affirme que les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata ayant provoqué plusieurs dizaines de milliers de morts côté algérien[28] étaient une réponse de l'armée française à des « massacres antérieurs, ceux d’Européens »[23]. Cette publication a été ensuite partagée par la sénatrice LR Valérie Boyer, connue pour ses tentatives de « réhabilitation de l’œuvre coloniale en Algérie » au sein du pouvoir législatif[29]. Selon Blast, Paul Amar participe à la « légitimation des politiques coloniales, passées et présentes »[23].

En juin 2025, Paul Amar déclare sur le plateau de CNews que l'eurodéputée Rima Hassan « était une agente de la Syrie au temps de Bachar al-Assad. […] Depuis la chute de Bachar al-Assad, Rima Hassan s’est mise au service, ce sont des informations que je vous donne, au service de l’Algérie »[23].

Fin juillet 2025, dans l'une de ses « adresses au Président de la République Emmanuel Macron », le journaliste critique la volonté de ce dernier de vouloir reconnaître l'État palestinien[23].

En septembre 2025, suite à une prise de parole sur CNews dans laquelle il appelle au « combat » face à ce qu'il décrit comme un remplacement des chrétiens par des musulmans en France, Paul Amar est visé par un signalement à la justice par le CCIE[30].

Vie privée

Paul Amar a deux enfants : Raphaël, Jérémie[2]

Paul Amar est un cousin éloigné du chanteur Enrico Macias, leurs grands-pères étaient cousins germains[31].

Affaire judiciaire

En 2002, Paul Amar et deux autres journalistes de France 2 sont condamnés pour atteinte à la vie privée après avoir laissé apparaître, dans un reportage sur un père de famille n'arrivant pas à faire valoir son droit de visite, le nom de l'ex-femme de ce dernier ainsi que d'autres informations permettant de la retrouver[32].

Publications

Notes et références

Liens externes

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