Paul Baratte

ingénieur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Baratte, né le à Villing (Moselle) et mort le à Troyes (Aube), est un ingénieur et haut fonctionnaire français, inspecteur général des ponts et chaussées, qui dirige le service des eaux et de l'assainissement de la Ville de Paris au milieu des années 1920.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Troyes (Aube)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Villette (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Paul Étienne Augustin François BaratteVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Inspecteur général des ponts et chaussées (d), 1920-1926 ...
Paul Baratte
Fonction
Inspecteur général des ponts et chaussées (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Troyes (Aube)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Villette (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Paul Étienne Augustin François BaratteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Augustin Baratte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Madeleine Tenting
Enfant
Parentèle
Henri Tenting (beau-frère)
Émile Baratte (cousin germain)
Jacques Sevestre (petit-neveu)
Paul Rabel (cousin germain)
Jean Dupuis (gendre)
François Gauche (d) (cousin germain)
Jean-François François (d) (grand-oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Ville de Paris (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Grade militaire
Distinctions
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Biographie

Famille et enfance

Paul Étienne Augustin François Baratte est le fils d'Augustin Baratte (d) (1818-1871), capitaine des douanes[1], et de Marie François (1820-1897).

Sa famille paternelle est d'origine franc-comtoise et liée au corps militaire des douanes où son père, son oncle, son grand-père et son arrière-grand-père servent ou ont servi.

Sa famille maternelle est enracinée dans la partie Nord de la Lorraine, appelée le Pays Haut lorrain.

Il naît le à Villing (Moselle)[2], poste de douane à la frontière allemande, et y vit ses premières années. Il est enfant unique, les autres enfants du couple n'ayant pas survécu[3],[4].

À partir de 1863 sa famille emménage à Longwy (Moselle puis Meurthe-et-Moselle à compter de 1871) où son père est affecté.

À la mort de son père en 1871 au siège de Longwy pendant la guerre franco-allemande[1], sa mère et lui partent s'installer à Nancy, afin qu'il puisse y trouver une instruction que son goût pour les études réclame.

Formation

Paul Baratte en polytechnicien

Élève au Lycée National de Nancy (rebaptisé ensuite Henri-Poincaré)[5], il est bachelier ès-lettres et ès-sciences. Il y prépare ensuite les concours d'entrée aux grandes écoles d’ingénieurs, en mathématiques spéciales.

Il intègre l’École polytechnique en 1880 et en sort en 1882[6],[7]. Il complète ensuite sa formation à l'École des ponts et chaussées de 1882 à 1885[8],[9], dont il sort ingénieur des ponts et chaussées.

Parcours dans la fonction publique

Jeune ingénieur ordinaire, Paul Baratte commence sa carrière à Troyes de 1885 à 1894[10], où il rencontre son épouse, puis est affecté à Sedan de 1894 à 1897[2], où naît sa fille aînée.

En 1897, il entre au Service municipal des Travaux de Paris[11],[12],[2], service dans lequel il va exercer des responsabilités pendant près de trente ans jusqu’à sa retraite. Dès lors il emménage avec sa famille dans le 17e arrondissement de Paris, où naît son fils, puis dans le 16e arrondissement de Paris, où naît sa fille benjamine.

Il est chargé successivement de deux sections du service de la voie publique et de travaux importants pour la dérivation du Loing et du Lunain[10],[13], sous la supervision de Georges Bechmann[2].

Promu ingénieur en chef à compter de 1907[11], il est adjoint au chef du service technique des eaux et de l’assainissement de Paris de 1905 à 1924[11],[12],[10].

Henri Giraud, directeur général des Travaux de Paris puis secrétaire d’État, dit de lui : « Pendant la guerre, resté seul pour diriger le service, il eut à prendre toutes les dispositions, dans les circonstances les plus critiques, pour assurer l'alimentation en eau de la population parisienne et pour garantir la sécurité des ouvrages exposés à la destruction par le feu de l'ennemi. Il s'acquitta de cette tâche avec un esprit de décision éclairé et d'une façon telle qu'il mérita la reconnaissance des Parisiens. »[10].

Nommé inspecteur général par décret du , il dirige le service des eaux et de l'assainissement de la Ville de Paris de 1924 à 1926[12],[10],[14].

Il travaille notamment sur l'immense avant-projet d'adduction à Paris des eaux du Val de Loire[10].

Il prend sa retraite du corps des ponts et chaussées le après 44 ans de services civils et 2 ans de services militaires[15].

Mort

Il meurt le à Troyes (Aube), après une courte maladie[10],[16].

Il est inhumé dans la chapelle familiale du cimetière de Villette (Meurthe-et-Moselle).

Vie familiale

Paul Baratte se marie le à Laignes (Côte d'Or) avec Madeleine Tenting (1873-1952), dont la famille est bourguignonne[4].

Le couple a trois enfants[4] :

  • Françoise Baratte (1896-1954) épouse Dupuis, dont postérité ;
  • Jacques Baratte (1898-1989), industriel, officier et résistant, dont postérité ;
  • Yvonne Baratte (1910-1945), peintre et graveur, résistante, sans postérité.

Par ailleurs, il est le beau-frère d'Henri Tenting (1851-1919), député de la Côte-d'Or, le cousin germain d'Émile Baratte (1859-1928), général médecin, et le grand-oncle de Jacques Sevestre (1908-1940), officier de marine et compagnon de la Libération[3].

Il conserve un lien avec sa Lorraine natale, en devenant à compter de 1900 - avec son cousin germain François Gauche (d) (1849-1930), chef d'escadron d'artillerie en retraite[17] - copropriétaire du château de Villette (Meurthe-et-Moselle), transmis par leur ascendance maternelle[18].

Activités militaires, scientifiques et culturelles

Distinctions

Paul Baratte est récipiendaire des décorations suivantes :

  • Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (décret du [23] ; décoration remise le à Paris par son cousin germain Émile Baratte, médecin inspecteur du cadre de réserve[2]) ; chevalier par décret du (décoration remise le à Paris par son ancien supérieur hiérarchique, Léon Boreux, inspecteur général des ponts et chaussées)[2],[24] ;
  • Ruban: La Médaille d’honneur communale. Argent. France. Médaille d'honneur communale (Argent) de Paris () ;
  • Ordre du Ouissam alaouite Officier du Ouissam alaouite chérifien (Maroc) () ;
  • Médaille de la Santé publique ().

Notes et références

Voir aussi

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