Paul Daviaud

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Paul Daviaud
Portrait de Paul Daviaud.
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Paul Daviaud, né à Viarmes le et mort en [1], est un artiste peintre abstrait et graveur français de l’après-guerre.

  • 1910 : Paul (Prosper-Georges) Daviaud naît le 27 février 1910 à Viarmes (Seine-et-Oise), de Guillaume Daviaud et Félicie Ursin. Son père fonde une entreprise de zinguerie et de plomberie et ouvre une boutique de quincaillerie dans la rue principale du village.
  • 1924 : Il commence à dessiner et à peindre des paysages ainsi que des natures mortes.
  • 1930 : Entre à l’Académie Julian, où il étudie le dessin et la peinture académique. La même année, il reçoit également un enseignement des techniques de la fresque auprès du maître Marzocchi de Belluci.
  • Maison natale de Paul Daviaud - Viarmes
    1931–1934 : Études à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il y apprend notamment les techniques de la gravure auprès du maître Dezarrois, puis auprès des chefs d’atelier Lucien Pénat, Henri Le Riche et Louis Busière. Paul se lie d’une amitié admirative avec ce dernier, qui lui proposera plus tard de louer son atelier au 27 rue Saint-André-des-Arts à Paris.
  • 1933 : Participe au Salon des Artistes Français, où il reçoit une médaille de bronze en gravure "Saint Paul Ermite; d'après Ribéra"
  • 1935–1939 : Élève à l’Académie de la Grande Chaumière. Il y étudie afin de perfectionner sa pratique de la gravure en taille-douce.
  • 1935 : Se présente au concours du Prix de Rome, où il est classé sixième logiste. Il obtient également une médaille d’or au prix Jean Peccard (hors concours).
  • 1938 : Se présente de nouveau au concours du Prix de Rome et obtient le deuxième logiste.
  • 1938–1939 : Participe au concours de la Fondation Stillman et y obtient un prix.
  • Plaque de la maison Paul Daviaud - Viarmes
    1939-1943 : Mobilisé. Fait prisonnier, il est interné au Stalag VIIB, puis envoyé comme travailleur dans une ferme près d’Ulm, en Allemagne. Il continue à dessiner.
  • 1940 : Ses parents sont décédés à la suite des bombardements.
  • 1943 : Libéré, il revient à sa maison natale de Viarmes. Il se retrouve sans famille proche.
  • 1944 : Obtient le Grand Prix de Rome de gravure en taille-douce avec "L’Ange de la mort".
  • Couverture de L'Illustration (1944), Paul Daviaud, Grand Prix de Rome "L'Ange de la mort"
  • 1944–1945 : Enseignant aux Beaux Arts de Versailles
  • 1946–1948 : Séjourne comme pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Il y rencontre notamment Raymond Gallois-Montbrun, Pierre Petit et Pierre Sancan, avec lesquels il noue des amitiés durables. Il fréquente également des peintres italiens, notamment Gino Severini[2].
  • 1947-1956 : Ses toiles sont achetées par l’état chaque année jusqu’en 1956[3].
  • 1948 : S’éloigne de la gravure ainsi que de l’art classique et académique et commence à peindre des œuvres abstraites. Il présente une exposition personnelle à Rome, inaugurée par l’ambassade de France. Son ami Gino Severini rédige une dédicace pour le catalogue de cette exposition.
  • 1949–1952 : En 1949, il expose pour la première fois au Salon des Réalités Nouvelles. Il y présente trois tableaux de compositions abstraites aux côtés de peintres tels que Soulages, Poliakoff, Nicolas de Staël, Hartung, Kupka, Delaunay. Il y participe ensuite chaque année jusqu’en 1952.
  • Paul Daviaud dans son atelier vers 1955
    1955 et 1956 : Exposition collective à la Galerie Bernheim-Jeune (Paris), à la suite de sa rencontre avec Michel Dauberville, qui y réunit les jeunes peintres de l’époque, notamment Hervé Masson.
  • 1956 : Exposition collective à la galerie Bruno Bassano (Paris), aux côtés de jeunes peintres tels que Faustino-Lafetat et Raymond Préaux. Expose également au 36e salon de l’Artistique de L’Isle-Adam, et y obtient un prix La Palette d’Or
  • 1957 : Mariage avec la peintre et céramiste belge Francine Quersin. Le couple s’installe à Bruxelles. Il fréquente notamment Alechinsky, ami d’enfance du frère cadet de Francine, Benoît Quersin, bassiste de jazz belge.
  • 1959 : Exposition personnelle à la galerie Europe (Bruxelles); cette même année, l'œuvre de Wols y présentée.
  • 1962 : Naissance de son fils Gilles à Uccle, en Belgique.
  • 1971 : Retour à Viarmes. Il commence à aménager et à construire son deuxième atelier dans un ancien hangar attenant à la maison familiale. Il poursuit ses recherches picturales, explorant de nouvelles formes et compositions, travaillant avec constance dans son atelier, à l’écart des galeries parisiennes.
  • 1971–1985 : Expose chaque année aux Salons des Arts de Cergy Pontoise.
  • 1978 : Il a été victime d’une escroquerie de la part d’un marchand de tableaux à qui il avait confié près de 300 œuvres. Celles-ci ne lui ont jamais été ni restituées ni réglées. Une partie aurait été dispersée sur le marché sans avoir fait l’objet d’une évaluation par des experts reconnus.
  • 1985 : Exposition collective au Salon de l'Artistique de L’Isle-Adam.
  • 2001 : Décède le 10 mai à Viarmes, à l’âge de 91 ans, à la suite d’une crise cardiaque.
  • 2007 : Exposition rétrospective à Viarmes organisée par la mairie[1].

Œuvres

L’œuvre de Paul Daviaud (1910–2001) s’inscrit dans le contexte de la peinture française d'après-guerre. Formé au dessin et à la gravure dans des institutions académiques parisiennes, il obtient le Grand Prix de Rome en 1944.

À partir de la fin des années 1940, il développe une pratique picturale orientée vers l’abstraction et participe notamment à des expositions du Salon des Réalités Nouvelles.

Son parcours peut être rapproché des courants de l’abstraction d’après-guerre en France. À partir des années 1970, il se retire progressivement des circuits institutionnels et poursuit son activité dans son atelier.

Paul Daviaud, Sans titre, Huile sur carton, vers 1960
Paul Daviaud, Sans titre, Huile sur carton, vers 1960

Son œuvre, composée principalement de peintures, fait actuellement l’objet d’un travail de recensement et de documentation, incluant la constitution d’un catalogue raisonné.

Œuvres dans les collections publiques

  • Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, Atelier de Chalcographie : gravure au burin intitulée La moisson après l’orage (1950)[4]
  • Bibliothèque nationale de France, Collection générale des portraits, Autoportrait, 1944[5]
  • Centre national des arts plastiques[6] :
    • Dessin sur papier intitulée Le Colisée 1947
    • Huile sur carton intitulée Composition aux personnages 1947
    • Huile sur isorel intitulée Composition abstraite 1950
    • Huile sur papier intitulée Femme dans un intérieur 1951
    • Huile sur papier intitulée Nature morte à la cruche 1953
    • Huile sur carton intitulée Nature morte 1954
    • Huile sur isorel intitulée Nature morte au vase rouge 1955
    • Huile sur papier intitulée La corrida 1957

Prix et reconnaissance

Notes et références

Liens externes

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