Paul Guéry

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
MontarnaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
GuéryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Paul Jean Sébastien GuéryVoir et modifier les données sur Wikidata
Paul Guéry
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Nom de naissance
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Nationalité
Activité
Maître
Distinction
Prix de Rome ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Paul Guéry de son nom complet Paul-Jean Sébastien Guéry[1], né le [2] à Caux (Hérault)[3] et mort le à Montarnaud[4], est un sculpteur français.

Issu d'une famille modeste, son père, Paul Guéry, exerce le métier de compagnon tailleur de pierres et sa mère, Monique-Marguerite née Bonas, élève la fratrie des sept enfants : Xavier, Louis, Louise, Marie, Rose, Jean et Paul-Jean Sébastien Guéry. Tout en étant né sur la commune de Caux, le jeune Paul Guéry passe son enfance dans la commune voisine de Pézenas distante de sept kilomètres et dont la famille est originaire. À l'âge de 19 ans, en 1917, il est mobilisé pour la guerre de 1917[1].

De retour du front et avec le soutien de la municipalité piscénoise, il intègre l'école régionale des Beaux-Arts de Montpellier où il est l'élève de Louis-Jacques Guigues (1873-1943), futur conservateur du musée Fabre[5].

Lors d'une exposition, le sculpteur Antonin Injalbert remarque les travaux de Paul Guéry. Il lui fait obtenir une bourse d'études pour intégrer l'École supérieure des Beaux-Arts de Paris. En 1929, il concourt pour le prix de Rome et en remporte la seconde place pour son groupe sculptural le printemps. Il travaille durant un temps dans l'atelier d'Antoine Bourdelle à l'académie de la Grande Chaumière. Il réalise, en 1932, le fronton du grand théâtre de l'Apollo situé dans la rue Racine à Nantes. Dans sa vie privée, Paul Guéry épouse en premières noces Suzanne Marie Vanucci, le , puis Hélène-Marie-Françoise Paris, le [1]. Cette même année, il réalise, en collaboration avec le sculpteur René Andrei, cinq bas-reliefs peints, représentant la Musique, la Danse, le Théâtre (la Tragédie et la Comédie), les Bacchanales et un Âge d'Or, dans l'ensemble de salles de réception que sont les salons Mauduit à Nantes[6].

Quelques mois plus tard, il est mobilisé pour la seconde Guerre mondiale. Après l'armistice du 22 juin 1940, il revient à Montpellier où il s’installe définitivement.

Il réalise dans le département de l'Hérault un grand nombre de sculptures issues de commandes publiques qui témoignent de la sobriété de son style de travail. En 1948, à Saint-Georges-d'Orques, il réalise un bas-relief pour la cave coopérative, représentant Saint-Georges terrassant le dragon d'après La Légende dorée. En 1950, dans une autre cave coopérative conçue par l'architecte René Villeneuve à Laroque, il réalise une sculpture[7],[8]. À Béziers en 1953, l'hôtel de la sous-préfecture de l'Hérault[9] est construit sous la direction de l'architecte Adolphe Thiers, Paul Guéry réalise le bas-relief symbolisant le commerce, l’industrie, la faune et la flore du département. En 1957, il signe la réalisation de « La vendangeuse » sur la façade de l'ex Centre d'apprentissage devenu lycée professionnel Charles Alliès de Pézenas[10]. En 1958, à Nîmes, il réalise des travaux non identifiés auprès du groupe scolaire La Cigale[11].

À Montpellier, durant l'année 1952, il sculpte le buste du Pr Jeanbrau en l'honneur de sa carrière réalisée à l'hôpital Saint-Charles[1],[12]. Respectivement en 1958 et 1967, il réalise les bustes de Paul Valéry et Jean Moulin, installés dans les salons de la préfecture de l’Hérault[13]. Les Archives nationales reportent des commandes publiques concernant la réalisation de travaux effectués, en 1965, à la faculté de pharmacie avec le peintre Vincent Bioulès[14].

C'est dans le Jardin des plantes de Montpellier que sont concentrés l'essentiel des réalisations du sculpteur où à la fin des années 1940, l'université de Montpellier lui confie le soin de refaire en pierre l’ensemble des bustes des illustres botanistes réalisés en terre cuite au début du XIXe siècle et malmenés par les troupes allemandes durant l’Occupation[1]. Il sculpte la statue du fondateur du jardin Richer de Belleval[15] et refait les bustes de : Boissier de Sauvages, de Candolle, Delile, Draparnaud, Dunal, Galavielle[16], Granel[16], Magnol, Martins[1], Nissolle, Pélissier, Planchon et Rondelet.

Paul Guéry meurt à Montpellier le [1].

Œuvres

Œuvres dans les collections publiques

Sauf mentions contraires, l'essentiel des œuvres du sculpteur sont présentes dans la ville de Montpellier.

Œuvres dans des collections particulières référencées

  • 1925 : Bacchante et petit satyre ou Bacchante and a Faun, sculpture en bronze, style art déco, dim. 18 × 21 × 7,9 cm[27],[28] ;
  • 1925 : Bacchante and faun, sculpture en bronze avec une patine verte-brune, dim. 17,8 cm[29] ;
  • 1927 : A study of female figure and Faun, sculpture en terre cuite, dim. 32 cm[30] ;
  • 1927 : Mujer con niño, sculpture en bronze, dim. 25 × 10 × 32 cm[31] ;
  • 1927 : Automne, céramique en terre cuite, 30 × 30 × 13 cm[32].

Hommage

Source et références

Annexes

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