Paul Henri Graf

sculpteur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Henri Graf né le à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et mort le à Terrasson-Lavilledieu (Dordogne) est un sculpteur français.

Nom de naissance
Paul Henri BonnissantVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Paul Graf
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Paul Henri BonnissantVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Maîtres
Distinctions
Fermer

Biographie

Paul Henri Graf naît Paul Henri Bonnissant le à Boulogne-sur-Mer d'Isabelle Marie Joséphine Bonnissant, couturière. En 1881, elle épouse Pierre Graf, plombier, qui, en reconnaissant l'enfant d'Isabelle, donnera son nom à Paul Henri[1].

Paul Henri Graf est élève de l'école de dessin de Boulogne-sur-Mer. Il y reçoit deux médailles lors des concours annuels : une médaille d’argent de deuxième classe en 1891 et une autre de première classe l’année suivante[2]. Boursier de sa ville natale, il rejoint, vers 1893, les Beaux-Arts de Paris où il est élève de Gabriel-Jules Thomas Hubert Ponscarme et Auguste Patey. Il est reçu au premier essai du concours de Rome et obtient le premier prix Chenavard en 1902.

Comme de nombreux artistes de l'époque, il expose à Paris au Salon des artistes français, la première fois en 1892, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts dès 1895, mais également au Salon de Boulogne-sur-Mer en 1893 et 1903[2].

L'État lui passe commande, en 1904, de deux hauts-reliefs en marbre, La Sculpture et la Peinture et L'Architecture et l'Archéologie, pour la façade du musée Bargoin de Clermont-Ferrand[3].

Une partie de son œuvre est consacrée à la représentation du monde du travail. Particulièrement présent à Boulogne-sur-Mer, il expose également ses créations dans divers commerces de la ville : un buste de M. Dewisme en 1891, dans les vitrines de M. Thuillier ; un plâtre « représentant un jeune homme le torse légèrement renversé et le bras levé » en 1894 chez M. Vibert, rue Faidherbe ; en 1895 un médaillon en marbre représentant « une tête de femme » chez M. Vibert. Ses divers envois sont évoqués dans la presse locale, notamment dans le Cicérone[2].

Il est membre perpétuel de la Société des artistes français et secrétaire général de l'Association des anciens élèves de l'École national supérieur des beaux-Arts.

Lors de la Première Guerre mondiale, en 1915, il est mobilisé à la 13e section des infirmiers, nommé caporal le et démobilisé le [4].

Il meurt le à Terrasson-Lavilledieu[5].

Distinctions

Paul Henri Graf est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur par décret du . La même année, il obtient le prix Malvina-Brach. Il est nommé officier d'Académie le puis officier de l'Instruction publique le [4].

Œuvres dans les collections publiques

Monument aux morts, Terrasson-Lavilledieu.
Mineur, ou Monument aux victimes du travail (1925), Carmaux, square Gabriel-Bousquet.

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI