Il serait également le Catholicos anonyme qui, par haine des « Latins », aurait conspiré avec le baron Achot d’Oghruy, beau-frère du roi Constantin VI d'Arménie, devenu musulman et passé au service du gouverneur d’Alep, pour rendre la ville de Sis à ce dernier.
En effet, toujours selon Jean Dardel, pendant que le roi Léon VI tente désespérément d’obtenir une trêve d’un émir turcoman de Cilice nommé Abou Bekr, qui contrôle les campagnes et l’approvisionnement autour de la capitale, les «faulz armins» et le Catholicos complotaient pour livrer la ville à Séifeddin Irchiqtimour al Mardiny en Nassiry, gouverneur d’Alep pour le compte du sultan mamelouk du Caire[4].
Selon la même source, après la capitulation de la ville, la capture du roi et de sa famille et leur envoi en détention en Égypte, le Catholicos autorisé par les vainqueurs à demeurer dans la ville de Sis aurait défendu aux Arméniens de dire des messes et même de prier pour leur ancien roi[5].
Notes et références
↑ Selon Krikor Jacob Basmadjian, «Chronologie de l’histoire d’Arménie», dans Revue de l’Orient chrétien, tome IX (XIX), Paris, 1914, p.361.
↑ Frère mineur et Confesseur du dernier roi d'Arménie Léon VI, il relate les faits avec beaucoup de détails et sur un ton assez anti-arménien, mais sans jamais nommer le Catholicos en cause.
Recueil des Historiens des Croisades. Documents Latins et Français relatifs à l’Arménie, Imprimerie Nationale Paris 1906, « Chronique d’Arménie par Jean Dardel » p.1-109.