Paul Imbs
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Paul Imbs (né le à Sélestat et mort le à Nancy) est un linguiste médiéviste, philologue et lexicographe français spécialisé dans la littérature de la Matière de Bretagne[1],[2],[3].
Sélestat, dans l'Empire Allemand
| Naissance |
Sélestat, dans l'Empire Allemand |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) Nancy, en France |
| Nationalité | Française |
| Études | Linguistique, littérature, Histoire |
|---|---|
| Formation | Université de Strasbourg |
| Titres | Agrégé, docteur, maître de conférences |
| Profession | Historien, médiéviste |
| Employeur | Université de Strasbourg |
| Intérêts | Légende arthurienne, matière de Bretagne |
| Distinctions | Docteur honoris causa de l'université de Gand (d) |
| Membre de | Académie des inscriptions et belles-lettres et Accademia della Crusca |
| Détracteurs (Critiques) |
Jean Frappier |
|---|
Biographie
Né en 1908 à Sélestat, fils d'un boulanger, Paul Imbs fréquente l'école allemande, et n'apprend le français qu'après 1918, poursuivant alors ses études au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg[4], puis à l'université de la même ville. Reçu à l'agrégation de grammaire en 1933 il enseigne successivement à Lille pendant un an puis au lycée Kléber de Strasbourg de 1933 à 1938[1],[5]. En 1948, il devient maître de conférences à Strasbourg. Il soutient en 1954 une thèse sur « Les propositions temporelles en ancien français », et devient professeur de philologie romane à l'Université de Strasbourg[4].
Paul Imbs est, à la fin des années 1950, le concepteur du projet de Trésor de la langue française, qui est ouvert à Nancy en 1960, et pour lequel il a perçu dès l'époque l'intérêt de l'informatique, ainsi que d'une approche historique qui aille du français médiéval au XXe siècle, qui le mène par la suite à soutenir la création du Dictionnaire du moyen français[4]. À Strasbourg, il convainc également Charles Muller d'entreprendre une thèse[6].