Paul Méricamp
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Président Fédération française d'athlétisme | |
|---|---|
| - | |
| Président Fédération française d'athlétisme | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Méricamp (d) |
| Nationalité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinctions |
Paul Étienne Méricamp, né le 5 mars 1888 à Bizanos et mort le 24 novembre 1964 à Paris 12e[1], fut président de la Fédération française d’athlétisme de 1937 à 1942, puis de 1944 à 1953[2].
Paul Méricamp commence très jeune sa carrière de dirigeant sportif : secrétaire de l'association scolaire du lycée Henri-IV en 1904, créateur et secrétaire du Paris-Olympique en 1905, secrétaire de l'U.A.I. en 1908. Il est membre de la commission de course à pied de l'Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques en 1910.
Il entre comme employé au Comptoir national d'escompte de Paris[3].
De 1920 à 1926, puis de 1927 à 1932, il est secrétaire général de la F.F.A.
Lors des Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam, les athlètes français, conduits par Paul Méricamp, secrétaire général de la Fédération française d'athlétisme, souhaitent reconnaître les installations du stade olympique ; le gardien du stade leur en interdit l'entrée alors que, quelques minutes plus tôt, il a ouvert les portes à un groupe que Paul Méricamp soupçonne être la délégation allemande. Les choses s'enveniment et le planton porte la main au visage de Paul Méricamp ; bagarres et bousculades s'ensuivent... Le capitaine George Van Rossem, secrétaire général du comité d'organisation des Jeux, présente rapidement des excuses. Mais, le lendemain, un des bus qui conduisent les sportifs français au stade olympique pour le défilé inaugural de la cérémonie d'ouverture se voit refuser l'entrée, faute d'un laissez-passer officiel. L'incident prend des proportions démesurées : les Français ne participent pas à la cérémonie, et les ministères des Affaires étrangères français et néerlandais doivent intervenir pour éviter l'incident diplomatique[4],[5],[6],[7].
En 1932, Méricamp fait l'objet d'attaques virulentes lors de la disqualification définitive de Jules Ladoumègue pour amateurisme marron[8],[9].
En 1932, il est élu vice-président et en1937, il prend la succession du président Genet[10],[11]. Il abandonne ce poste en 1942, pour le reprendre en 1944[2],[12]. Il est membre de la F.I.A.A. en 1938, président de la commission féminine internationale en 1946, président de la commission Europe en 1946, membre du conseil supérieur de l'Education nationale.
Il représente la F.F.A au Comité National des Sports, vice-président du Comité Olympique Français jusqu'en 1952[13].
Vers 60 ans, il prend sa retraite de sous-directeur et fondé de pouvoirs de la banque où il a fait une brillante carrière[3].
En septembre 1953, il démissionne suite à la déroule de l'équipe de France devant celle de Finlande à Helsinki et les violentes critiques dans la presse qui ont suivi[2],[14],[15],[16],[3]. Il conserve ses fonctions de membre du Comité fédéral.