Paul Quilès

personnalité politique française (1942–2021) From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Quilès [kilɛs], né le à Saint-Denis-du-Sig (Algérie française) et mort le dans le 15e arrondissement de Paris, est un homme politique français.

PrédécesseurRobert Ramond
SuccesseurBernard Andrieu
Élection28 mars 1993
Faits en bref Fonctions, Maire de Cordes-sur-Ciel ...
Paul Quilès
Illustration.
Paul Quilès en 2012.
Fonctions
Maire de Cordes-sur-Ciel

(24 ans et 11 mois)
Prédécesseur Robert Ramond
Successeur Bernard Andrieu
Député français

(14 ans, 2 mois et 17 jours)
Élection 28 mars 1993
Réélection 1er juin 1997
16 juin 2002
Circonscription 1re du Tarn
Législature Xe, XIe et XIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Pierre Bernard
Successeur Jacques Valax

(1 mois et 5 jours)
Élection 12 juin 1988
Circonscription 9e de Paris
Législature IXe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Proportionnelle par département
Successeur Jean-Marie Le Guen

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Paris
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC

(5 ans, 7 mois et 2 jours)
Élection 19 mars 1978
Réélection 21 juin 1981
Circonscription 14e de Paris
Législature VIe et VIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Jean Turco
Successeur Serge Blisko
Président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale

(5 ans et 6 jours)
Élection 12 juin 1997
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Boyon
Successeur Guy Teissier
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique

(11 mois et 27 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Bérégovoy
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Philippe Marchand
Successeur Charles Pasqua
Ministre des Transports, de l’Équipement et de l’Espace

(10 mois et 18 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édith Cresson
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Lui-même (Espace)
Louis Besson (Transports, Équipement)
Successeur Jean-Louis Bianco
Ministre des Transports

(1 an, 2 mois et 1 jour)
Président François Mitterrand
Premier ministre Laurent Fabius
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Fiterman
Successeur Jean Auroux
Ministre du Logement

(10 mois et 18 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édith Cresson
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Louis Besson
Successeur Jean-Louis Bianco
Ministre du Logement et de l’Urbanisme

(1 an, 11 mois et 16 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Mauroy
Laurent Fabius
Gouvernement Mauroy III
Fabius
Prédécesseur Roger Quillot
Successeur Jean Auroux
Ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace

(3 ans et 5 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Michel Rocard
Gouvernement Rocard I et II
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Jean-Marie Rausch (Postes et Télécommunications)
Lui-même (Espace)
Ministre de la Défense

(6 mois)
Président François Mitterrand
Premier ministre Laurent Fabius
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Hernu
Successeur André Giraud
Conseiller de Paris

(9 ans, 9 mois et 19 jours)
Élection 13 mars 1983
Réélection 19 mars 1989
Biographie
Nom de naissance Paul Thomas Victor Quilès
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Denis-du-Sig (Algérie française)
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès 15e arrondissement de Paris (France)
Nature du décès Cancer
Nationalité Française
Parti politique PS (1973-2021)
Diplômé de École polytechnique
Profession Ingénieur

Image illustrative de l’article Paul Quilès
Maires de Cordes-sur-Ciel
Ministres de l'Intérieur
Ministres des Transports
Ministres de l’Équipement
Ministres du Logement
Ministres de la Défense
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Membre du Parti socialiste (PS), il est député de Paris puis du Tarn, maire de Cordes-sur-Ciel, ainsi que ministre dans plusieurs gouvernements de gauche dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix.

Biographie

Origines

Paul Thomas Victor Quilès[1],[2] naît le à Saint-Denis-du-Sig[2] en Algérie française (sous le régime de Vichy), de René Quilès, lieutenant-colonel, et d’Odette Tyrode, institutrice[3].

Formation et début de carrière dans l’industrie

Après des études au lycée Lyautey de Casablanca, au lycée Chaptal et au lycée Louis-le-Grand à Paris[3], puis à l'École polytechnique dans la promotion 1961[4],[1], Paul Quilès devient en 1964 ingénieur dans le secteur de l'énergie, intégrant la multinationale pétrolière Shell[3], en raffinerie à Berre et à Pauillac. Au siège parisien et aux Pays-Bas, il s'occupe de la stratégie, des énergies nouvelles et des économies d'énergie jusqu'en 1978, année où il est élu député socialiste à l’Assemblée nationale. En complément de son emploi salarié, il est de 1974 à 1976 membre successivement de diverses sections au Conseil économique et social[3].

Ascension politique

En 1973, il adhère au Parti socialiste. Proche de François Mitterrand, il est son directeur de campagne en 1981[5].

Élu député de Paris en 1978, puis dans le Tarn, il se spécialise à l'Assemblée nationale dans les domaines de l'énergie et de l'aménagement urbain, puis dans ceux de la défense et des questions internationales[6].

Sa maladresse au congrès de Valence (23-25 octobre 1981), lors duquel il appelle à une épuration à la Robespierre[7],[8],[9], n'entame qu'à peine son ascension. Il se présente sans succès aux élections municipales de 1983 à Paris contre Jacques Chirac[10] (avec comme slogan sur ses affiches "Quilès la tendresse").

Ministre de gauche

En qualité de ministre des Postes et Télécommunications il confirma le virage de la gauche au pouvoir vers un libéralisme effréné, faisant par exemple supprimer l'unique cabine téléphonique d'un village alpin pour cause de non-rentabilité.

Paul Quilès occupe en outre deux ministères régaliens :

  • la Défense (de à ), malgré une réticence initiale et après avoir été convaincu par le Premier ministre Laurent Fabius[11] ; il succédait à Charles Hernu en pleine affaire du Rainbow Warrior ;
  • l'Intérieur (d' à )[12]. À ce poste, il se signale par sa vindicte contre la fiction de Bertrand Tavernier, L.627, qu'il dénonce comme une « vision caricaturale[13],[14]. »

Fin de carrière

En 2007, il participe à la fondation du club Gauche avenir.

À partir de mai 2016, il est président d'« Initiatives pour le désarmement nucléaire »[15], qu'il a cofondé avec Bernard Norlain, Jean-Marie Collin et Michel Drain[16].

Mort

Paul Quilès meurt des suites d'un cancer[17],[18] le dans le 15e arrondissement de Paris[2], à l'âge de 79 ans[19].

Hommage

Détail des mandats et fonctions

Au gouvernement

  •  : ministre de l'Urbanisme et du Logement (et des Transports à partir du )
  •  : ministre de la Défense
  •  : ministre des Postes et Télécommunications et de l'Espace
  •  : ministre de l'Équipement, du Logement, du Transport et de l'Espace
  •  : ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique

À l’Assemblée nationale

Au niveau local

Autres fonctions

Publications

Notes et références

Voir aussi

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