En 1887, il s'installe à Louvain où il est membre actif de plusieurs guildes d'artisans. Avec Benoît Van Uytvanck, il exerce à partir de 1891 le métier de sculpteur sur bois fabriquant du mobilier de haute qualité notamment liturgique[3]. La production de l'atelier de Roemaet se concentre alors sur le style néo-gothique en vogue avec la reproduction des ornements et formes ogivales qui le caractérisent. Il reçoit ainsi des commandes dans la province de Brabant, la province de Limbourg et la province d'Anvers. Il collabore également avec l'architecte Joris Helleputte autour duquel gravitent les ateliers d'artistes néo-gothiques. Celui-ci emploie Paul Roemaet pour l'ameublement de la chapelle de la Maison-Dieu à Tessenderlo et celui du pensionnat des sœurs du Sacré-Cœur à Liège[2].
En 1897, il remporte la médaille d'or dans la classe des arts religieux pour une chaire de vérité en pierre bleue et marbre à l'exposition internationale de Bruxelles. Ce succès lui vaut d'être choisi par la ville de Louvain pour la restauration de l'hôtel de ville à laquelle Paul Roemaet est associé avec l'architecte Pieter Langerock. Roemaet a le plus souvent collaboré avec l'architecte Vincent Lenertz, Roemaet se chargeant des questions relatives au mobilier liturgique. Un exemple se situe à l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Lommel dont l'entièreté du mobilier liturgique est l'œuvre de Paul Roemaet[2].
Paul Roemaet décède le à Louvain, renversé par une voiture.
↑Claire Leblanc, Musées royaux d'art et d'histoire, Art nouveau & design: les arts décoratifs de 1830 à l'Expo 58, Bruxelles, Editions Racine, (lire en ligne), p.56