Paul de Benoist
général de brigade français (1844-1929)
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Arthur Marie Paul de Benoist, né le à Waly, mort le à La Membrolle-sur-Choisille, est un général français sous la IIIe République, commandeur de la Légion d'honneur.
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Paul est le cinquième des six fils de Victor Louis, baron de Benoist, député de Verdun sous le Second Empire et le frère des généraux Henri (1839-1899) et Jules (1842-1904). Son grand frère Albert devient également député de la Meuse.
Biographie
Paul de Benoist intègre Saint–Cyr le et choisit la cavalerie. Plus jeune colonel de France au , il fait les frais de la rivalité naissante entre l'Église et l'État. Pour ne pas avoir invité le préfet du Nord Viel Durand, hostile au catholicisme, à une fête du 19e régiment de chasseurs en 1892, il se voit infliger quinze jours d'arrêts de rigueur par le général Loizillon[1]. Contrairement à ce qu'écrit le journal La Croix[2], cette affaire va avoir des conséquences sur toute sa carrière.
Nommé général de brigade[3] de cavalerie le , il est stoppé à ce grade et fiché par le gouvernement Combes[4]. Il dirige la 1re brigade de chasseurs de la 3e division de cavalerie le , la brigade de cavalerie du 6e corps le , la brigade de cavalerie du 20e corps le à Nancy[5] puis la 70e brigade d'infanterie[6] à Bordeaux le . Cette dernière nomination dans l'infanterie ressemble à une punition du gouvernement Combes. Il dirige ensuite les brigades de cavalerie du 17e corps en 1905 puis celle du 16e corps.
Après le conflit de 1870, il aurait étudié les armées allemandes et autrichiennes (1878).
En 1872, outré par la lecture d'un article sur la Guerre franco-prussienne de 1870, il frappe le rédacteur en chef de l'Indépendance de l'Est l'ayant vainement attendu pour un duel[7]. Ce fait divers a probablement un aspect politique avec la mise en cause du Second Empire et personnel puisque son père Victor Louis est député bonapartiste de la Meuse[8].
Sa hiérarchie militaire dit de lui[9] :
« Bon tireur. Il a tout ce qu'il faut pour faire un très bon instructeur de tirs » (sous-lieutenant d'instruction à Saumur).
« Officier complet, commande avec tact, calme et fermeté » (régiment de dragons, 1873).
« Très intelligent et très travailleur. Il a beaucoup d'amour propre et fera tout ce qu'il faudra faire pour être à la hauteur de tout ce qu'on voudra le charger », (major).
« Se distingue par son savoir et son coup d'oeil » (1878).
Froid avec ses égaux, il est ambitieux, intelligent avec de la tenue.
Il exerce des fonctions de général de division en 1905 en tant qu'inspecteur permanent de cavalerie, l'armée souhaitant sa promotion[2].
Campagnes
- En Afrique du au
- En Afrique du au
- Contre l'Allemagne du au
- En Afrique du au
- En Algérie et Tunisie pour inspection du au et du au
États de service
- Elève à St Cyr le
- Sous lieutenant le
- Lieutenant le
- Capitaine le
- Major le
- Chef d'escadron le
- Lieutenant colonel le
- Colonel le
- Général de brigade le
Distinctions
Françaises
Étrangères
- Grand croix de Saint Stanislas de Russie
- Grand Croix de Sainte Anne de Russie
- Grand Officier de l'Aigle Blanc de Serbie
- Grand Officier du Nicham Iftikar
Publications
- Historique du 19e régiment de chasseurs, Lille, Danel, 1893
- Passage des cours d'eau par la cavalerie, Edition Chapelot, Paris, 1899
- Le pigeon voyageur dans le service d'exploration, Edition Chapelot, Paris, 1900[11]

Blason de famille
- Armes : Ecartelé aux 1 et 4 d'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef d'une étoile à six raies d'or et d'un croissant du même en pointe; aux 2 et 3 d'argent, chargé de fleurs de lys d'azur sans nombre.
- Supports : Deux lions d'or au naturel, tenant chacun une bandrole: celle de dextre aux armes des 1 et 4e quartiers; celle de sénestre aux armes des 2 et 3e quartiers.
- Timbre : Couronne des Pays-Bas autrichiens: tortil de baron portant des perles sur le bord, sans tiges.
Hommage
Le monument aux morts de Brouvelieures de la guerre de 1870 a été inauguré par Paul de Benoist et porte son nom (1898)[12].
Un type de rose porte le nom de « Madame la générale Paul de Benoist ».
