Jules de Benoist
From Wikipedia, the free encyclopedia
Charles Marie Jules de Benoist (né le à Waly, mort le à Lausanne) est un général français sous la IIIe République.
| Naissance | Waly |
|---|---|
| Décès | (à 61 ans) Lausanne |
| Origine | |
| Grade | Général de division |
| Commandement | 28e Régiment de Dragons 22e Division d'Infanterie 3e Division de Cavalerie 2e Division de Cavalerie |
| Famille | Victor Louis de Benoist (père) Albert de Benoist (frère) Henri de Benoist (arrière-petit-fils) Paul de Benoist (frère) Jean Eynaud de Faÿ (petit-fils) Jacques Eynaud de Faÿ (petit-fils) |
| modifier |
|

Jules est le troisième des six fils de Victor Louis, baron de Benoist, député de Verdun sous le Second Empire, et le frère des généraux, Henri (1839-1899) et Paul (1844-1920). Son petit frère Albert devient également député de la Meuse. Excellent meneur d'hommes, la défaite de 1870 l'a conduit à exiger sans répit le meilleur de ses troupes.
Biographie
Charles Marie Jules de Benoist naît le à Waly. Il est le fils de Victor de Benoist (1813-1896) et de Fanny de Billaut (1817-1901).
Jules reçoit, ainsi que ses frères, une très bonne éducation en la personne de l'abbé Perrin. Il intègre l'école militaire impériale de Saint-Cyr en 1859[1] et en ressort sous-lieutenant au 4e lanciers deux ans plus tard.
À la veille de la Guerre franco-prussienne de 1870, il est capitaine au 3e Chasseurs à Cheval. Il participe aux rudes combats de l'Armée de la Loire face au Ier corps bavarois aux ordres du grand-Duc Frédéric-François II de Mecklenburg-Schwerin. Au 2e régiment de marche de chasseurs, au sein d'une armée au bord de la rupture, il combat à Villarceaux, Beaugency, très exactement Beaumont, et Vendôme. La retraite forcée se poursuit jusqu'à Laval lorsque le l'armistice intervient.
Jules de Benoist est alors envoyé à Toulouse pour réprimer une émeute communaliste[2] qui refuse de reconnaître l'Assemblée Nationale tout juste élue et souhaite épauler celle de Paris.
Instructeur l'année suivante, il se consacre entièrement à la cavalerie. Il est chef d'escadron en 1877, lieutenant-colonel en 1883, colonel au 28e Dragons en 1888. Après un intérim à la 7e brigade de dragons en 1893, Jules de Benoist est fait général à 51 ans mais reçoit la 78e brigade d'infanterie pour quatre années. En , il inspecte le second arrondissement de cavalerie puis reçoit une division pendant une année, la 22e d'Infanterie[3]. Général de division et toujours cavalier hors pair, il est enfin placé à la tête de la 3e Division de Cavalerie le puis de la 2e Division de Cavalerie à Lunéville le . Il disparaît le et reçu d'imposantes obsèques le 27.
Famille
Il épouse en 1872 Marie-Amélie Fruict de Morenghe (1854-1931), dont :
- Marguerite (1876-1967) x 1899 Louis de Cacqueray de Saint-Quentin (1871-1910)
- Geneviève (1881-1910) x 1906 Pierre Eynaud (1875-1934)
- Louis (°1882) x 1919 Lina de Montalembert d'Essé (1891-1981)
- Eugène (1884-1915) x 1909 Isabelle Gautier de Charnacé (1884-1968)
- Robert (1890-1967) x 1916 Édith de Beaudrap (1893-1977)
Décorations
- Chevalier de la Légion d'honneur à compter du
- Officier de la Légion d'honneur le
- Grand croix de Saint Stanislas de Russie
- Commandeur de Saint Grégoire le Grand
Hommage, Honneurs, Mentions
- "Grand français, grand soldat, grand cavalier de guerre." ministre de la guerre et général de corps d'armée Gaston de Galliffet
Autre fonction
- Membre du Comité technique de la Cavalerie.
Publications
- Instruction de l'Escadron pour le Combat, Berger-Levrault, 1898
- Procédés d'instruction employés par le général Jules de Benoist pour mettre les pelotons à même 1 de suivre leur chef à toutes les allures, à travers tous les terrains 2 d'exécuter en ordre au galop allongé les manœuvres préparatoires à la charge 3 de charger et de combattre. Berger-Levrault, 1898
- Dressage et conduite du cheval de guerre, Librairie Militaire Berger-Levrault, 1899
Armoiries

- Armes : Ecartelé aux 1 et 4 d'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef d'une étoile à six raies d'or et d'un croissant du même en pointe; aux 2 et 3 d'argent, chargé de fleurs de lys d'azur sans nombre.
- Supports : Deux lions d'or au naturel, tenant chacun une bandrole: celle de dextre aux armes des 1 et 4e quartiers; celle de sénestre aux armes des 2 et 3e quartiers.
- Timbre : Couronne des Pays-Bas autrichiens: tortil de baron portant des perles sur le bord, sans tiges.
