Paul Émile Breton de Champ
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Paul Émile Breton de Champ, ou Paul Breton (de Champ), né le au Champ-sur-Vizille (Isère), mort en septembre 1885, est un mathématicien et ingénieur français. Il est l'auteur de quelques travaux sur les courbes et, en marge de ses recherches sur Pappus, de recherches historiques, notamment sur Albert Girard. Il est aussi connu pour plusieurs polémiques et conflits de priorité avec ses contemporains.
Élève de l'École polytechnique (1834-1836), Paul Emile Breton est ingénieur en chef des ponts et chaussées (1863), ingénieur à l’Observatoire, directeur des cartes et plans au ministère de l'Agriculture et des Travaux publics[1].
Il s'est attaché à dénoncer certaines erreurs ou plagiats d'autres mathématiciens, particulièrement celles de Michel Chasles. En 1860, il entre dans une querelle de priorité avec lui lorsque Michel Chasles propose une reconstitution des « Pôrimes » d'Euclide. À partir de 1867, il est mêlé à l'affaire des manuscrits que le président de l'Académie des sciences a naïvement achetés au faussaire Lucas Vrain. À ce propos, Breton démontre devant l'Académie (le , son jour de gloire) que les lettres de Blaise Pascal et de Galilée produites par Chasles et frauduleusement fabriqués par Vrain sont en partie rédigées à partir des Histoires des philosophes modernes d’Alexandre Savérien (1641).
Entre 1840 à 1852, il dénonce la fausseté de diverses propositions de Matthew Stewart et polémique contre Louis Poinsot et Joseph Bertrand. Il montre par ailleurs qu'un énoncé indiqué par Eugène Charles Catalan comme admis sans preuve en géométrie élémentaire se ramène au postulat d'Euclide[2].