Paule Régnier
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
| Distinctions |
|---|
Paule Régnier, née à Fontainebleau (Seine-et-Marne) le et morte à Meudon (Hauts-de-Seine) le [1], est une femme de lettres française, lauréate du Grand prix du roman de l'Académie française en 1934.
Paule Joseph Marie Eugénie Charlotte Régnier, née à Fontainebleau, est atteinte à dix-huit mois d'une tuberculose osseuse, qui la rend bossue[2]. Elle grandit à Versailles où son père, officier de carrière avait été envoyé en 1890 et où il installe sa famille quand les obligations du métier militaire le font changer de résidence[3]. Après la mort de son père en 1902, sa mère s'installe avec elle et ses deux sœurs aînées à Paris[3]. Après le mariage de celles-ci, Paule Régnier restera seule avec sa mère jusqu'à la mort de cette dernière en 1926[3].
Secrètement amoureuse de Paul Drouot avant sa mort en 1915, elle contribue à entretenir la mémoire de l'écrivain et publie en 1923 un essai sur lui[4].
Son roman La Vivante Paix obtient le Prix Balzac en 1924[5], Heureuse faute obtient le Prix Paul Flat de l'Académie française[6] en 1929 et L'Abbaye d'Évolayne obtient le Grand prix du roman de l'Académie française en 1934[7].
Après son suicide en 1950[4], une partie de son journal (de 1921 à 1950) est publié chez Plon en 1953, de façon très fragmentaire. La Bibliothèque municipale de Charleville-Mézières conserve, dans son fonds Paule-Régnier (cote Ms 471), un ensemble de neuf cahiers, datés de décembre 1909 à 1950[8]. Une édition intégrale du journal des années 1935-1950 a été publiée chez Honoré Champion en 2026.