Paullinia capreolata

From Wikipedia, the free encyclopedia

Paullinia capreolata
Description de cette image, également commentée ci-après
Échantillon type de Paullinia capreolata collecté par Aublet en Guyane.
Classification de Cronquist (1981)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Sapindales
Famille Sapindaceae
Genre Paullinia

Espèce

Paullinia capreolata
(Aubl.) Radlk., 1875[1]

Classification APG III (2009)

Ordre Sapindales
Famille Sapindaceae
Genre Paullinia

Synonymes

Selon Tropicos (23 mars 2022)[1] et GBIF (23 mars 2022)[2] :

  • Enourea capreolata Aubl. - Basionyme
  • Paullinia clathrata Radlk.
  • Paullinia connarifolia Rich.
  • Paullinia connarifolia Rich. ex Juss.
  • Paullinia faginea (Triana & Planch.) Radlk.
  • Paullinia pilonensis Croat

Paullinia capreolata est une espèce de liane ligneuse néotropicale de la famille des Sapindaceae, (proche du guarana).


Cette espèce est connue sous les noms de Feifi finga (Nenge tongo), Fevi-fincar (Saramaka) en Guyane, Kutupurang au Guyana[3], Bejuco marrón, Manjar au Venezuela[4].

Paullinia capreolata est un complexe d'espèces largement répandu et hautement polymorphe[4].

Paullinia capreolata est une liane ligneuse longue de 1,5 à 25 m, et atteignent jusqu'à 15 cm de diamètre à la base. Les tiges sont cylindriques, striées, lenticellées, tomenteuses-ferrugineuses lorsqu'elles sont jeunes puis devenant glabres, produisant un abondant latex laiteux. Les tiges florifères, fructifères et les plus anciennes sont cylindriques ou subcylindriques, jamais profondément sillonnées La section transversale révèle un unique cylindre vasculaire central.

Les stipules sont précocement caduques. Les feuilles sont pennées à 5 folioles, avec le pétiole long de 4 à 9 cm et le rachis long de 1,8 à 4,5 cm, cylindriques, non ailés, pubérulents. Les pétiolules sont longs de 3 à 5(10) mm, pubérulents. Les folioles mesurent 6-15(27) x 2,2-4,2(12,5) cm, sont chartacées ou subcoriaces, glabres et luisantes sur les 2 faces (la face abaxiale est parfois légèrement apprimée-pubescente ou barbue à l'aisselle des nervures), et à l'apex obtus acuminé ou caudé. Les folioles latérales sont de forme ovale, elliptique à obovale, à base obtuse, arrondie à aiguë. La foliole terminale est de forme aiguë ou atténuée, elliptiques ou elliptiques-lancéolées. Les marges sont subentières ou à dents glanduleuses éparses sur le tiers supérieur du limbe. Les nervures primaire et secondaires sont saillantes sur la face abaxiale, et les nervures tertiaires forment des barreaux jaunâtres. On note la présence de domaties à l'aisselle des nervures secondaires[5].

L'inflorescence est un thyrse, racémiforme, solitaire ou paniculé, axillaire ou terminale, à axes brièvement pubérulents ou tomenteux ou glabres. Les cymes hélicoïdes portent un stipe long de 1-4 mm. Les bractées et bractéoles sont triangulaires, longues de mm).

Le calice tomentuleux se compose de (3)4(5) sépales connés, concaves, de forme arrondie, longs d'environ 1,5 mm de long pour ceux externes, de forme oblongue, arrondie à l'apex, longs d'environ mm de long pour ceux internes (le sépale antérieur échancré à l'apex). Les pétales sont blancs, de forme obovale, longs d'environ mm, crénelés vers l'apex, légèrement papillé sur la face adaxiale. On note la présence d'appendices en forme de capuchon sur 2/3 de la longueur des pétales, avec une crête charnue, jaune, bifide, et des marges apprimées-pubescentes. Le disque comporte 2 lobes glabres, et oblongs. Les filets sont légèrement aplatis, densément couverts de longs poils roussâtres.

Le fruit est une capsule ligneuse-crustacée, de forme déprimée-globuleuse ou globuleuse-trigone, non ailée, de couleur jaune à orange, portant un stipe court, à surface glabre à finement pubescent, mesurant 1,5-2,5 x 1,5-2,7 cm, devenant ridée au séchage, et contenant une graine unique. Le péricarpe est épais de 2-3 mm. L'endocarpe est densément laineux-pubescent. La graine entourée d'un arille (ou non[5]), est de forme aplatie à globuleuse déprimée, de couleur brune ou brun foncé, terne, non sarcotestale, large de 1,2-1,5 cm[3],[6],[7],[4].


Paullinia capreolata est morphologiquement très proche de P. clathrata et de P. curvicuspis, mais s'en distingue par la présence de domaties[5].

Répartition

Paullinia capreolata est connu du Costa Rica, au Brésil, en passant par la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Suriname, la Guyane, l'Équateur, le Pérou, et la Bolivie[3],[4].

Cette aire de répartition serait restreinte à la Guyane, au Pérou et au Brésil amazonien d'après certaines sources[5].

Écologie

Paullinia capreolata est une liane poussant dans les forêts humides des terres basses[3]. Au Venezuela, on la trouve dans les forêts humides et ripicoles, les forêts galeries et la végétation secondaire, autour de 50–700 m d'altitude[4].

Paullinia capreolata fleurirait en novembre et fructifierait de février à avril[5].

Paullinia capreolata contient un composé cyanogènes (glycoside cyanogène : cardiospermine) dans ses feuilles, ses graines[8].

Les graines de Paullinia capreolata meurent en cas de dessiccation[9].

Les singes Atèle Ateles paniscus consomme les fruits mûrs de Paullinia capreolata en Guyane[10].

Dans la Reserva de Desenvolvimento Sustentável Mamirauá (pt) (Amazonas), les fruits de Paullinia capreolata sont consommés par les singes-écureuils Saimiri sciureus cassiquiarensis (LESSON, 1840) dans les várzea en périodes de crue[11], ainsi que Saimiri macrodon (Elliot, 1907)[12].

Le daguet rouge Mazama americana consomme régulièrement le péricarpe et les graines de Paullinia capreolata en Guyane[13],[14].

Les fleurs de Paullinia capreolata sont pollinisées dans la région de Manaus (Amazonas par 3 espèces d'abeilles[15].

Utilisations

Le fruit de Paullinia capreolata est réputé comestible[4], mais cette information reste à vérifier au vu des composés cyanogènes contenus dans la plante[8].

Protologue

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI