Le pavillon monégasque est construit dans un style particulier et arbore une tour qui le flanque à droite. Il est entouré de plantes tropicales : des palmiers géants, des orangers, des citronniers aux branches garnies de fruits[1].
L’intérieur du pavillon, dans sa décoration chaude, donne l’illusion du Midi. Dès l’entrée, en face du vestibule d’honneur, on aperçoit la salle Visconti (salle du théâtre de Monte-Carlo), qui constitue une des curiosités de l’Exposition. Elle évoque, en effet, la genèse du décor, depuis les études faites pour l’esquisse, en passant par l’esquisse peinte et la maquette, pour arriver à l’exécution du décor, et celui-ci garnit la salle qui nous est présentée. De luxueuses tapisseries, reproductions du maître florentin Gozzoli et sorties des ateliers du théâtre de Monte-Carlo, la décorent ; les plafonds, corniches, frontons des portes et fenêtres, les portes, la cheminée, les meubles et tous les accessoires, jusqu’aux postiches, reproductions de vieux Delft, jusqu’au lustre unique, délicieuse caravelle hollandaise du XVIe siècle, tout dans cette salle est du cartonnage. Deux chevaliers, montés sur de hauts palefrois (figurant dans Ruy Blas de Victor Hugo), posent avec héroïsme dans leurs armures : ils sont également une imitation[1].
Dans la salle du rez-de-chaussée, disposés sur des colonnes ou dans des vitrines du plus joli dessin, se trouvent exposés les produits principaux de Monaco, à savoir les poteries et les parfumeries[1],[1]. Sur un côté, à l’avant-plan d’un panorama et parmi les rochers, on admire une collection de plantes grasses. Un vaste escalier à double évolution mène à la galerie du premier étage. Dans la loggia, on voit les plaques autochromes du lieutenant de vaisseau Henri Bourée, aide de camp du prince Albert Ier. La grande galerie est tout entière occupée par les appareils et instruments de pêche et sondage employés par le prince au cours de ses campagnes scientifiques. Au centre de la salle, on remarque la coupole donnant au haut du pavillon. Dans le fond, le salon d’honneur, dans son style Renaissance italienne. À côté se trouve enfin la salle réservée à l’industrie hôtelière et où l’on remarque un microrama[2].