Pavillon de l'Aurore
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(Musée du Domaine départemental de Sceaux)
| Type | |
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| Ouverture |
1937 |
| Collections |
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| Pays |
France |
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| Commune | |
| Adresse |
8 avenue Claude Perrault, Sceaux 92330 |
| Coordonnées |
Le Pavillon de l'Aurore est un bâtiment d'agrément de style classique, construit vers 1671 par Claude Perrault pour Jean-Baptiste Colbert, dans le parc de Sceaux.
Jean-Baptiste Colbert (1638-1683), baron de Sceaux, surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures en 1664, fait l'acquisition du domaine de Sceaux en 1670 et, vers 1672, commande à l'architecte Claude Perrault (1613-1688) l'édification du Pavillon de l'Aurore dans le potager du domaine. Il utilise cet endroit comme cabinet de travail et y reçoit son conseil.
En 1677, Colbert y invita les membres de l'Académie française pour y donner une lecture d'une description en vers du décor du Cabinet de l'Aurore, composée par Philippe Quinault (1635-1688).
En , le fils de Colbert, Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651-1690), invite le roi Louis XIV à Sceaux et y donne une grande fête dont le Mercure galant rapporte que : « le pavillon estoit remply de toutes sortes d'eaux glacées, de confitures sèches, et de fruits aussi beaux qu'ils estoient rares pour la saison… »
Devenu propriétaire du domaine de Sceaux en 1700, Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736), duc du Maine, et son épouse, Louise-Bénédicte de Bourbon[1], y organisent les enchantements des 16 Grandes Nuits de Sceaux de à . Voltaire (1694-1778), qui y écrit Zadig et Micromégas, et Émilie du Châtelet (1706-1749), y vinrent fréquemment, participant aux animations théâtrales de la duchesse et particulièrement lors d'un long séjour en 1747[2]. Insomniaque, elle ne se couche jamais avant quatre heures du matin, et se lève à trois heures de l'après-midi[3]. Lors de la Cinquième nuit, le premier intermède représentant l'allégorie du Sommeil est chassé du château et tente de se réfugier au Pavillon de l'Aurore :
« Il parut d'abord couché sur un lit de pavots dans un des cabinets du Pavillon, dormant au bruit d'une douce musique. Le Lutin de Sceaux, qui le cherche, arrive avec un cortège bruyant et le surprend dans cet état : il le réveille par une musique vive, accompagnée de paroles et de danses propres au sujet…[4] »
Le surintendant des fêtes de Sceaux est Nicolas de Malézieu. La Cour de Sceaux est fréquentée par une cinquantaine de personnalités dont : l'abbé Genest (1639-1719), le duc de Richelieu, Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis de Richelieu (1696-1788), aussi membre de la Conspiration de Cellamare, Jean-Baptiste Rousseau (1669-1741) poète et dramaturge, madame Élisabeth l'Hermite d'Hieville (vers 1675-1766), seconde épouse du maréchal Pierre de Montesquiou d'Artagnan (1640-1725).
Une restauration de l'ensemble de l'édifice et du décor intérieur fut réalisée au cours des deux dernières décennies du XXe siècle.
