Par son architecture, ce pavillon évoque la Renaissance italienne. Par ses fresques, le talent de ses peintres, et la statue du David de Michel-Ange, il symbolise la beauté de ses conceptions plastiques. À gauche du pavillon monte un vaste escalier qui rappelle celui du palais du Bargello, de Florence, et certaines constructions analogues de Viterbe. Cet escalier se profile en demi-arc sur un portique inférieur, terminé par une fontaine et forme l’arrière-plan d’un jardin, comme on en voit dans les chartreuses italiennes du XIVe siècle. La façade de l’entrée principale, vers la grande galerie internationale, suit cette logique : le professeur Sezanne a l’idée d’ériger, entre deux larges fenêtres en fer forgé, une porte grandiose surmontée par un imposant arc triomphal, en fer forgé aussi, ce qui donne à toute la façade un cachet tout à fait italien[1].
Dans l’intérieur du pavillon est placé l'exposition de l’art populaire italien (arte popolare italiana), avec ses myriades de bibelots et ses travaux féminins. On y trouve aussi le bureau de renseignements pour les étrangers qui désirent des indications sur l’Italie. Les produits ne sont pas issues du passé, mais se réfèrent au travail et à l’industrie récents en Italie. Cette activité est non seulement montrée par les machines exposées dans la grande galerie, ou bien par ses statuettes de marbre, ou par des œuvres d’art décoratif, mais aussi par les tableaux et les statistiques qui démontrent aux visiteurs l’extension de ses ports, l'organisation administrative des villes, le réseau des canaux et des services d’hygiène[1],[2]. L’exposition relative au port de Gênes occupe une place importante : elle est possiblement le plus grand stand de la Section italienne, voire un des plus grands de l’Exposition. Elle représente le Consortium autonome du port (Consorzio Autonomo del Porto di Genova), créé sept auparavant pour son administration, un cas de figure étudié à l'étranger[2].