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Pendule aux Dix Cadrans

objet de mobilier du château de Fontainebleau From Wikipedia, the free encyclopedia

La pendule aux Dix Cadrans, ou aux Neufs Cadrans selon les considérations, est un objet de mobilier du tournant du XIXe siècle abrité au château de Fontainebleau, en France.

Artiste
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
XVIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
cuivre doré (d), cadran en émail, boîtier en acajouVoir et modifier les données sur Wikidata
Dimensions(H×L×l)
222 × 70 × 31 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Artiste, Date ...
Pendule aux Dix Cadrans
Dix cadrans du pendule. Photographiés en mai 2010.
Artiste
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
XVIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
cuivre doré (d), cadran en émail, boîtier en acajouVoir et modifier les données sur Wikidata
Dimensions (H × L × l)
222 × 70 × 31 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaires
No d’inventaire
F 472 CVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Coordonnées
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Histoire

Cette pendule a appartenu à Claude-Louis Petiet (1749-1806), ministre de la Guerre de 1796 à 1797, membre du Conseil des Cinq-Cents, puis conseiller d’État, inspecteur général aux revues, ministre extraordinaire en Cisapline, sénateur, intendant général de la Grande Armée et grand officier de la Légion d’honneur. Elle se trouve dans la bibliothèque de son hôtel particulier parisien, au 6 rue de Fréjus (actuellement, rue Monsieur), et est décrite dans l’inventaire dressé après son décès, estimée à 800 francs. Le , Pierre Daru, intendant général de la Maison de l’Empereur, recommande l’achat de cette pendule par la Garde-Meuble impériale, probablement afin de satisfaire la famille Petiet, en soulignant qu’elle n’est pas onéreuse. Antoine-François Desmazis en propose l’acquisition pour les appartements de l’Empereur à Fontainebleau, sur le reliquat du crédit d’un million affecté en l’an XIII à l’ameublement du palais. Un mémoire signé par Pierre-François-Charles-Alexandre-Claude Petiet, fils aîné du sénateur, daté du , décrit l’objet avec une estimation à 6 000 francs. La pendule sort des magasins du Mobilier impérial le et entre à Fontainebleau le pour le salon des Pages. Elle est signalée en 1810 dans la « salle à manger de Leurs Majestés »[1].

Comme d'autres pendules du palais, une restauration est effectuée dans le cadre d'une campagne menée par le mécénat de la société Rolex, engagée depuis 2008 dans le financement. Une étude préalable pour sa remise en service est lancée en 2020 et permet de révéler des fissures, des corrosions et des pièces manquantes. Six mois sont nécessaires à ces opérations et le , la pendule est de nouveau présentée au public en état de fonctionnement. Sa sonnerie est remise en service, révélant un système rare à roue à goupilles graduelles, inconnu jusqu’alors de l’équipe de restauration. Cette singularité technique renforce l’hypothèse d’une œuvre de commande particulière, voire d’un prototype[2],[3].

Structure

Diagramme décrivant l'objet de chacun des dix cadrans[4].

La pendule mesure 2,22 mètres de hauteur sur 0,70 mètre de longueur et 0,31 mètre de largeur. Elle comprend dix cadrans en émail indiquant les heures, minutes et secondes, les phases de la lune, les signes du zodiaque, les mois, les jours, les semaines, les saisons et la phases du soleil et de la lune[1],[4],[5],[6],[7]. Elle est logée dans une boîte en bois d’acajou à colonnes tournées et cannelées, ornée de filets de cuivre doré[1].

Références

Bibliographie

Annexes

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