Claude-Louis Petiet
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| Claude-Louis Petiet | ||
Claude-Louis Petiet et ses deux fils, (135,5 x 112 cm), par Andrea Appiani ([1754-1817). | ||
| Naissance | Châtillon-sur-Seine |
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| Décès | (à 57 ans) Paris |
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| Origine | ||
| Années de service | 1766 | |
| Distinctions | Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis Grand officier de la Légion d'honneur |
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| Hommages | Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile (10e colonne) Entré au Panthéon de Paris le 27 mai 1806 (Caveau V) |
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| Famille | Famille Petiet | |
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Claude-Louis Petiet ( à Châtillon-sur-Seine - à Paris) est un homme politique français.
Commissaire des guerres en 1778, élu au Conseil des Anciens en 1795, il est nommé ministre de la Guerre le . Il est révoqué le par le « triumvirat » (Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux).
Nommé au Conseil d'État par Napoléon Bonaparte, il devient intendant général de l'armée au camp de Boulogne en 1805 puis sénateur en 1806. Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile.
Carrière
Gendarme dans la compagnie de la Reine le , subdélégué général de l'intendance de Bretagne le , commissaire des guerres (charge louée le ), il est employé à Saint-Malo le faisant fonction d'administrateur du à .
Titulaire d'une charge en , commis à la levée de police des garde-côtes de la division de Brest, le , il est employé à Rennes en 1788 puis devient procureur général syndic d'Ille-et-Vilaine en .
Commissaire ordonnateur, grand juge militaire de la 13e Division le , commissaire général de l'armée du Centre le , passé en la même qualité à l'armée des Ardennes le , il est autorisé à retourner dans la 13e division le .
Employé à Lorient par les représentants du peuple dans l'ouest pour l'approvisionnement de Lorient, Belle-île, Port-Louis et Groix le , il est nommé ordonnateur en chef de l'armée des côtes le et ordonnateur en chef des Côtes de Brest et des Côtes de Cherbourg le . Il réunit à ce service celui de la 13e division le .
Suspendu par les représentants du peuple et mis en état d'arrestation le , il est rendu à ses fonctions par les mêmes représentants le .
Ordonnateur en chef de l'armée de Sambre-et-Meuse le , il passe en cette qualité à l'armée des côtes de Brest le . Député au conseil des anciens en , député d'Ille-et-Vilaine, puis de Côte-d'Or il devient Ministre de la Guerre le (ayant signé l'arrêté nommant le Général Bonaparte au Commandement de l'armée d'Italie).
Sorti du corps législatif le , il est rayé de ses fonctions de Ministre de la guerre le .
Député au Conseil des Cinq-Cents en 1799, chef de la première division au Ministère de la Guerre le , conseiller d'état le , il devient Inspecteur en chef aux revues le .
En mission à Genève le [1], il est nommé Ministre extraordinaire en Cisalpine en 1800, Président de le Commission extraordinaire de gouvernement de la République cisalpine (1800-1802) et Président de la Consulta (1800-1802).
Conseiller d'État au service extraordinaire le , il est remplacé dans le corps des inspecteurs le .
Commissaire général des six camps le , Président du Collège électoral de l'Yonne le , il est intendant général de la Grande Armée le et organise le camp de Boulogne et la campagne d'Austerlitz[2].

Sénateur du Premier Empire, le [3], il est décédé le en son hôtel, l'actuel 8 rue Monsieur à Paris 7e alors 6 rue de Fréjus. Napoléon lui fait faire des obsèques grandioses le , auxquelles assistent le Sénat en corps et les principaux dignitaires de l'Empire. Après la cérémonie qui a lieu dans l'Église des Missions étrangères, rue du Bac, le corps est transporté au Panthéon de Paris. Son éloge funèbre est prononcé par le mathématicien Monge, Président du Sénat qui retrace longuement sa carrière. L'ordonnancement de la cérémonie est réglé par Joseph-François Baudelaire chef des bureaux du sénateur Clément de Ris prêteur du Sénat. J.-F. Baudelaire est le père de l'écrivain Charles Baudelaire.
Campagnes
- 1779, Côtes de Bretagne ;
- 1792, armée du centre et des Ardennes ;
- 1793, 1794, 1795, armée des Côtes et de Sambre-et-Meuse ;
- 1805, Ulm et Austerlitz, Grande Armée.
Décorations
- Chevalier de Saint-Louis le
- Membre de la Légion d'honneur le
- Commandeur le
- Grand officier le
Notoriété
La promotion 2007-2008 de l'École Militaire des Cadres Techniques et Administratifs de l'Armée (EMCTA- dissoute en 2010) porte le nom de: Intendant général Petiet.
