Pertes humaines de la guerre du Mali

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Pertes humaines de la guerre du Mali

Les Pertes humaines de la guerre du Mali font l'objet des différentes estimations depuis le début du conflit en 2012.

Le , selon un premier bilan de la direction de l'information et des relations publiques de l'Armée malienne (DIRPA), 37 soldats maliens ont été tués et 138 blessés entre le et le [1].

Dans un deuxième bilan publié le , la DIRPA déclare que 63 de ses soldats sont morts depuis le [2]. Le bilan de l'armée malienne étant aggravé par principalement par les décès de plusieurs blessés et par plusieurs accrochages[3]. Le , le bilan de la DIRPA passe à 66 tués et près de 200 blessés[4].

Le , la DIRPA affirme que 208 soldats maliens ont été tués depuis le , dont 75 depuis le [5].

Cependant d'après l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH), le massacre d'Aguel'hoc a causé à lui seul la mort de 153 militaires maliens[6], soit un nombre plus important que celui donné par la DIRPA pour toutes les pertes de l'année 2012. Le bilan de l'AMDH est repris par Human Rights Watch[7].

Le , lors d'une cérémonie en mémoire des soldats tués lors de la guerre, le ministre malien de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga, déclare que la reconquête du nord du Mali a fait 75 morts et 300 blessés dans les rangs de l'armée malienne[8]. Le , il déclare qu'environ 50 soldats sont morts lors de la bataille du à Kidal[9],[10].

Les pertes des FAMA au cours de l'année 2015 sont de 82 soldats tués, 126 blessés, 3 otages et 13 véhicules enlevés, 13 endommagés ou détruits selon l'état-major de l'armée malienne[11]. 30 soldats ont notamment été tués dans les combats contre les rebelles de la CMA entre le et le [12],[13].

Selon le Ministère de la Défense, plus de 140 soldats ont été tués et 374 blessés de à [14].

Selon la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), au moins 84 soldats maliens sont tués au cours de l'année 2016[15].

Selon la MINUSMA, 145 soldats maliens ont été tués et 253 blessés dans diverses attaques au cours de l'année 2016[16].

Selon l'ONU, 131 militaires maliens ont été tués et 176 autres blessés entre et [17],[18].

L'armée malienne déplore plus de 200 tués en 2019[19] et plus de 175 en 2020[20].

L'ONU donne également les bilans suivant concernant les pertes de l'armée malienne :

  • -  : 17 morts[21]
  • Juin- : 52 morts et 72 blessés[22],[23]
  • Octobre- : 15 morts et 33 blessés[23],[24]
  • Janvier- : 49 morts et 75 blessés[24]
  • Avril- : 33 morts et 54 blessés[25] ou 49 morts et 33 blessés[17]
  • Juillet- : 39 morts et 44 blessés[25],[26] ou 17 morts et 34 blessés[27]
  • Octobre- : 23 morts et 8 blessés[27],[28]
  • Janvier- : 45 morts et 80 blessés[28],[29]
  • Avril- : 6 morts et 21 blessés[29],[30].
  • Juillet- : 19 morts et 24 blessés[30],[31].
  • Octobre- : 28 morts et 47 blessés[31].
  • Janvier- : 49 morts et 49 blessés[32] ou 37 morts et 47 blessés[33].
  • Avril- : 67 mort et 51 blessés[34],[35].
  • Juin-septembre 2019 : 42 morts et 33 blessés[36].
  • Octobre-décembre 2019 : 193 morts et 126 blessés[37]
  • Janvier-février 2020 : non renseigné
  • Mars-mai 2020 : 67 morts et 86 blessés[38].
  • Juin-août 2020 : 108 morts et 201 blessés[39]
  • Du 1er août au 1er décembre 2020 : 30 morts et 48 blessés[40]
  • Du 1er décembre 2020 au 22 février 2021 : 33 morts et 90 blessés[41]
  • Du 22 février au 26 mai 2021 : 51 morts et 55 blessés[42]
  • Du 26 mai au 26 août 2021 : 40 morts et 72 blesséeses[43]
  • Du 1er octobre 2021 au 15 décembre 2021 : 40 morts et 52 blessés[44]
  • Début janvier à fin mars 2022 : 46 morts et 65 blessés[45]
  • Du 1er juillet 2020 au 15 mai 2021 : 119 morts et 227 blessés[46]
  • Du 1er juillet 2021 au 13 mai 2022 : 205 morts et 345 blessés[46]


Selon Marc-André Boisvert, chercheur au Centre FrancoPaix de l'université du Québec à Montréal, 1 832 soldats maliens ont été tués entre 2013 et 2020[47].

En , le journal Libération indique que les pertes de l'armée malienne sont estimées par les spécialistes entre 1 500 et 2 000 tués depuis 2012[48].

Pertes françaises

Le 20 et le , un bilan est effectué à la suite de la visite au Mali du général d'armée, Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de Terre (CEMAT). La brigade Serval compte 4 morts et 199 blessés, dont 62 au combat, 111 par accident ou en dehors des actions de combat et 26 victimes de troubles d'ordre psychologique. Les forces spéciales, engagées dans le dispositif Sabre, déplorent un mort et un nombre non communiqué de blessés[49].

Début , le général Barrera déclare que les pertes françaises sont de 6 morts, dont 4 pour la brigade Serval, et environ 300 blessés, dont la moitié ont été évacués. La majorité des blessures sont accidentelles, principalement des entorses, approximativement 50 hommes sont blessés au combat[50].

Au total, de 2013 à , 59 soldats français ont été tués ou mortellement blessés au cours des opérations Serval et Barkhane[51].

Pertes tchadiennes

À la mi-, les pertes de l'armée tchadiennes sont de 36 morts[52]. Le , les pertes de l'armée tchadienne sont officiellement de 38 tués et 84 blessés selon le gouvernement tchadien[53]. En , elles sont de 54 tués et 107 blessés[54]. Au sein de la MINUSMA, les Tchadiens déplorent 80 morts entre et [55].

Pertes djihadistes

Au , la DIRPA estime à environ 600 le nombre des rebelles salafistes tués en 2013[2]. En , les Français estiment que les pertes djihadistes sont de 600 à 700 morts[56].

Fin , le nombre des prisonniers djihadistes ou suspects est de 340 selon la gendarmerie malienne[57],[58]. Selon un reportage d'Envoyé spécial diffusé le , 430 prisonniers ont été faits au cours des opérations[59].

De janvier à , 47 islamistes ont été capturés par le MNLA et enfermés dans la prison de Kidal[60].

Selon des sources sécuritaires algériennes, 140 « terroristes » sont tués et 49 autres sont capturés au sud de l'Algérie, près des frontières maliennes, de janvier à [61].

Le , le ministre français Jean-Yves Le Drian déclare que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis [62],[63]. Par la suite, le , il affirme que 200 djihadistes ont été tués ou faits prisonniers en un an[64]. La France affirme ensuite avoir tué ou capturé 600 djihadistes entre et pendant l'opération Barkhane[65].

En février 2022, le site d'informations Mediapart affirme avoir calculé qu'au moins 2 800 djihadistes ont été tués au Sahel par les troupes françaises depuis 2013, dont 600 dans les premiers mois de l'Opération Serval et 2 223 depuis le début de l'année 2014[66]. Ces bilan ne prennent pas en compte les pertes infligées par les armées sahéliennes. Héni Nsaibia, chercheur pour l’ONG Armed Conflict Location and Event Data project (Acled), estime quant à lui que « si l'on ajoute au calcul ce qui est annoncé par le Niger, le Burkina Faso et le Mali, ce sont des chiffres stupéfiants : entre 4 000 et 5 000 tués, à minima »[66].

Pertes de la MINUSMA

Autres pertes

Un militaire portugais de la Mission de formation de l'Union européenne au Mali est tué lors du conflit[68].

Un militaire américain des forces spéciales est assassiné à Bamako en 2017[69]

Pertes des groupes armés

L'ONU donne les bilans suivant concernant les groupes armés signataires l'Accord d'Alger :

  • Avril- : 18 morts et 5 blessés[17]
  • - : 78 morts et 78 blessés[17]
  • Octobre- : 2 morts[70],[28]
  • Janvier- : 20 morts et 12 blessés[28],[29]
  • Avril- : 19 morts et 15 blessés[29],[30].
  • Juillet- : 40 morts[30].
  • Octobre- : 5 morts[31].
  • Avril- : 43 morts et 17 blessés[71].
  • Juin-septembre 2019 : 9 morts (dont 5 de la CMA et 4 de la Plateforme)[36].
  • Juin-août 2020 : 7 morts et 6 blessés[39]

Pertes civiles

Selon le service de lutte anti-mines de la MINUSMA, 138 civils — dont plus de la moitié sont des enfants — ont été tués par des restes explosifs de guerre entre et [72],[73]. Selon Human Rights Watch, au moins 44 civils sont tués par des combattants des groupes armés islamistes pendant l'année 2015[74]. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) recense la mort de 207 civils pendant l'année 2016[75],[15],[76]. La MINUSMA recense 181 civils tués et 207 blessés au cours de l'année 2016 et 73 civils tués et 77 blessés au cours du premier semestre de l'année 2017[16]. En 2018, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme fait état d'une montée des violences et recense la mort d'au moins 289 civils de janvier à mi-juillet, principalement dans la région de Mopti[77]. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l'Association malienne des Droits de l'Homme (ADMH) estiment pour leur part qu'au moins 1 200 civils ont été tués dans le centre du Mali au cours des années 2017 et 2018[78],[79]. Pour Human Rights Watch, au cours de l'année 2018, moins 202 civils — dont 156 Peuls et 46 Dogons — ont été tués dans le centre du Mali lors de violences communautaires[80]. Selon le gouvernement malien, 440 civils sont tués lors des trois premiers mois de l'année 2019[81].

L'ONU donne les bilans suivant à propos des civils tués dans les violences au Mali :

  • Janvier- : 71 morts et 22 blessés dans le centre du Mali + 36 morts et 18 blessés par les engins explosifs[82].
  • Avril- : 43 morts et 24 blessés dans le centre du Mali et 143 morts dans la région de Ménaka[30],[83].
  • Juillet- : 287 morts dans le centre[30].
  • Octobre- : 108 morts et 43 blessés dans le centre du Mali et 41 morts et 19 blessés dans la région de Ménaka[31],[84].
  • Janvier- : 225 morts et 149 blessés dans le centre du Mali et 49 morts et 4 blessés dans la région de Ménaka[84].
  • Avril- : 333 morts et 175 blessés dans le centre du Mali et la région de Ménaka[71].
  • Juin-septembre 2019 : 367 morts, 221 blessés et 63 enlevés[85]
  • Octobre-décembre 2019 : 200 morts, 96 blessés et 90 enlevés[37]
  • Janvier-février 2020 : 247 morts, 119 blessés et 72 enlevés[86].
  • Mars-mai 2020 : 266 morts, 189 blessés et 44 enlevés[39],[38]
  • Juin-août 2020 : 375 morts, 450 blessés et 93 enlevés[39]
  • Du 1er août au 1er décembre 2020 : 182 morts, 175 blessés et 163 enlevés[40]
  • Du 1er décembre 2020 au 22 février 2021 : 145 morts, 155 blessés et 80 enlevés[41]
  • Du 22 février au 26 mai 2021 : 158 morts, 85 blessés et 125 enlevés[42]
  • Du 26 mai au 26 août 2021 : 181 morts, 145 blessées et 178 enlevés[43]
  • Du 1er octobre 2021 au 15 décembre 2021 : 80 morts, 95 blessées et 90 enlevés[44]
  • Début janvier à fin mars 2022 : 69 morts, 29 blessés et 83 enlevés[45]
  • De mars à juin 2022 : Plusieurs centaines de morts[46]
  • De juin à octobre 2022 : 302 morts, 56 blessés et 47 enlevés[87]

Selon Acled, 1 600 civils sont tués au Mali entre janvier et juin 2022[88].

Bilan global

Références

Voir aussi

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