Commandement des opérations spéciales
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Le Commandement des opérations spéciales (COS) est un état-major interarmées qui commande, en opérations, les forces spéciales des armées françaises.
| Commandement des opérations spéciales | |
Logo du COS | |
| Création | |
|---|---|
| Pays | |
| Allégeance | |
| Type | Commandement opérationnel |
| Rôle | Forces spéciales |
| Effectif | ≈ 4 200 |
| Composée de | CAST FORFUSCO BFSA |
| Garnison | Paris, Hexagone Balard |
| Surnom | COS |
| Commandant | Général de division Michel Delpit |
| Commandant historique | Général de brigade Maurice Le Page (Premier commandant) |
| modifier |
|
Il est placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA).
La nécessité d'une telle fédération est apparue après la participation française à la première guerre du Golfe et l'observation des exemples américain (USSOCOM) et britannique (UKSF).
Historique
Le Commandement des opérations spéciales (COS) est créé par l'arrêté du du ministre de la Défense Pierre Joxe[1]. L'arrêté du relatif au commandement des opérations spéciales[2] fixe ses attributions :
« Il est chargé de planifier, préparer, coordonner et conduire les opérations spéciales, qui sont des opérations militaires menées en dehors des cadres d'actions classiques, visant à atteindre des objectifs d'intérêt stratégique, notamment en termes d'actions d'environnement, d'ouverture de théâtre d'opérations, d'intervention dans la profondeur sur des objectifs à haute valeur, ou en matière de lutte contre les organisations terroristes. Il peut se voir confier la conduite ou la participation à des opérations de libération d'otages hors du territoire national. Il contribue à des activités de recueil et d'exploitation du renseignement, en particulier en milieu non permissif. »
— Arrêté du 5 janvier 2017 relatif au commandement des opérations spéciales.
Après avoir été longtemps situé sur la base aérienne 107 à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, l'état-major du COS est aujourd'hui installé à Balard dans le quinzième arrondissement de Paris).
Le COS représente début 2014 un réservoir théorique de 3 196 personnes (dont 256 dans les états-majors), auxquels s'ajoutent 400 réservistes. Son effectif réel était alors de 3 019 personnes. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoyait de porter ce nombre à 3 746 personnes[3].
En 2018, il comptait 4 300 personnes[4].
François Hollande puis Emmanuel Macron, en tant que présidents de la République, sont convaincus de l'importance des forces spéciales. Elles participent, hier comme aujourd'hui, à tous les engagements de la France à l'extérieur. Elles sont régulièrement les "premières" à arriver sur place et les dernières à en repartir. Elles comptent souvent le premier mort français des combats sur un terrain particulier[4].
En , les journalistes Benoît Collombat, Jacques Monin (Radio France) et Geoffrey Livolsi (Disclose) sont convoqués à la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) après une enquête publiée en 2018 sur des soupçons de trafic d'influence au sein de l'armée française. L'enquête indique que le parquet national financier enquête notamment sur le Commandement des opérations spéciales[5],[6].
Place du COS dans la structure militaire française

Le COS est placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA). C'est un commandement opérationnel qui n'a pas d'autorité organique directe sur les unités qu'il emploie. Néanmoins il assume certaines de ces fonctions, notamment en matière de politique d'équipement, de recherche et développement, d'entrainement et de préparation opérationnelle.
Pour effectuer les missions qu'il lui assigne, le CEMA met à la disposition du COS les moyens matériels ou humains adaptés provenant, le cas échéant, de n'importe quelle unité des Forces armées françaises. Mais le COS fait appel de manière ordinaire aux composantes de forces spéciales des trois armées :
- Composante spéciale de l'armée de Terre :
- Commandement des actions spéciales terre (CAST), basé à Pau, ancienne brigade des forces spéciales Terre (BFST) :
- Compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales (CCTFS), basée à Pau ;
- 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa), spécialisé dans les actions terrestres commandos du type RAPAS (recherche aéroportée et actions spécialisées), basé à Bayonne ;
- 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP), spécialisé dans le renseignement militaire en milieu hostile, basé à Martignas-sur-Jalle ;
- 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS), unité d'hélicoptères des forces spéciales basée à Pau ;
- Centre interarmées des actions sur l'environnement (CIAE), basé au sein du Quartier Général-Frère à Lyon ;
- 712e compagnie de transmissions (712e CT), créée en 2025 et basée à Martignas-sur-Jalle.
- Commandement des actions spéciales terre (CAST), basé à Pau, ancienne brigade des forces spéciales Terre (BFST) :
- Composante spéciale de la Marine nationale :
- Force des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) :
- Commando Hubert (actions spéciales polyvalentes avec spécialité nageurs de combat[N 1]) ;
- Commando Jaubert (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation[N 1]) ;
- Commando Trépel (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation[N 1]) ;
- Commando de Penfentenyo (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation) ;
- Commando de Montfort (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation) ;
- Commando Kieffer (commandement et appui opérationnel, hautes technologies) ;
- Commando Ponchardier (soutien logistique et appui aux opérations spéciales mer).
- Force des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) :
- Composante spéciale de l'Armée de l'air et de l'espace :
- Brigade des forces spéciales air (BFSA) :
- Commando parachutiste de l'air n° 10 (CPA 10 : action commando, reconnaissance, contre-terrorisme, guidage de frappes aériennes dans la profondeur) ;
- Commando parachutiste de l'air n° 20 (CPA 20) ;
- Commando parachutiste de l'air n° 30 (CPA 30 : appuis spécialisés techniques, drones) ;
- Escadron de transport 3/61 Poitou ;
- Escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées.
- Brigade des forces spéciales air (BFSA) :

Les dénominations antérieures d'unités de « 1er, 2e et 3e cercle », employées dans les premières années d’existence du COS n'ont plus cours. Elles visaient à distinguer les unités dites spéciales (cf supra) des autres unités ou groupes spécialisés du reste des armées (GCP, GCM, EOP, DIN, Fusiliers Marins, etc.), pouvant renforcer le cas échéant les unités du COS en opération pour des besoins ponctuels. Dans ce type d'unités, il est naturel et nécessaire que des échanges relatifs aux matériels et aux tactiques existent. Leurs structures, équipements, entraînements ainsi que leurs capacités opérationnelles sont basés sur leur emploi particulier au sein de leurs divisions. Néanmoins, dans le cadre des opérations spéciales dites « adaptées », un groupement de forces spéciales (GFS) s'appuie et se coordonne avec ces unités de manière préférentielle.
Il dispose d'A400M, de C-130 Hercules, de deux DHC-6 Twin Otter, de vingt-huit hélicoptères de l'ALAT et de deux hélicoptères de l'Armée de l'air[3]. Afin de renforcer les capacités "voilure tournante" du COS, il est décidé d'intégrer en 2014 l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées avec ses Caracal.
- Composantes du Service de santé des armées :
- 1re chefferie du service de santé - forces spéciales (1 CSS-FS) :
- 2e antenne médicale spécialisée (2 AMS : soutien au profit du Commando Hubert) ;
- 3e antenne médicale spécialisée (3 AMS : soutien au profit du Commandement des forces spéciales terre (CAST)), de la Compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales (CCTFS) et du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) ;
- 4e antenne médicale spécialisée (4 AMS : soutien au profit du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa)) ;
- 5e antenne médicale spécialisée (5 AMS : soutien au profit du 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP)) ;
- 6e antenne médicale spécialisée (6 AMS : soutien au profit du Commando parachutiste de l'air n°10 (CPA 10)) ;
- 7e antenne médicale spécialisée (7 AMS : soutien au profit du Force des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO)) de Lorient.
- 1re chefferie du service de santé - forces spéciales (1 CSS-FS) :
| Unités | Effectif théorique début 2014[3] | Effectif réel début 2014[3] | Effectif prévu dans la LPM 2014-2019[3] | Effectif 2026 |
|---|---|---|---|---|
| 1er RPIMa | 780 | 768 | 865 | 905[7] |
| 13e RDP | 751 | 707 | 841 | 900[8] |
| 4e RHFS | 279 | 271 | 454 | 500[9] |
| GAOS | - | - | 150 | |
| Cdo Marine | 721 | 674 | 721 | 721[10][Pas dans la source] |
| CPA 10 | 274 | 231 | 274 | 600[3][Pas dans la source] |
| ET 3/61 Poitou | 134 | 123 | 134 | 134[3][Pas dans la source] |
| Total « combattants » | 2 939 | 2 774 | 3 439 | |
| EM-BFST | 71 | 71 | 71 | |
| EM-ALFUSCO | 80 | 80 | 80 | |
| EM-BFS | 12 | 12 | 12 | |
| EM-COS | 94 | 82 | 144 | |
| Total « états-majors » | 257 | 245 | 307 | |
| Total général | 3 196 | 3 019 | 3 746 |
Engagements connus du COS



Depuis sa création en 1992, le COS a participé notamment aux opérations extérieures suivantes :
- Comores, 1992[réf. souhaitée]
- Opération Oryx en Somalie, 1992-93[11]
- Opération Balbuzard en mer Adriatique, 1993[réf. souhaitée]
- Opération Amaryllis et Opération Turquoise au Rwanda, 1994-95[11]
- Haïti, 1994[réf. souhaitée]
- Opération Azalée aux Comores, 1995[11]
- Opération Balbuzard noir en mer Adriatique, 1995[12]
- Opération Almandin en République centrafricaine, 1996[11]
- Opération Pélican 1 et 2 au Congo-Brazzaville, 1997[réf. souhaitée]
- Opération Espadon : le , 20 hommes du commando de Montfort (commandos marine) sont envoyés sur place pour évacuer près d'un millier de personnes de 21 nationalités différentes de Sierra Leone. Ces personnes seront rapatriées sur l’aviso Jean Moulin et la FS Germinal pour être débarquées à Conakry, en Guinée.[réf. souhaitée]
- Opération Alba en Albanie, 1997[11]
- Opération Iroko en Guinée-Bissau, 1998[réf. souhaitée]
- Bosnie-Herzégovine, arrestation de personnes inculpées par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de 1999 à 2002[13]
- Opération Kahia en Côte d'Ivoire, 1999[11]
- Opération Vulcain au Kosovo, 2000[11]
- Opération Licorne en Côte d'Ivoire à partir de 2002[11]
- Opération Artémis, République démocratique du Congo, 2003[11]
- Afghanistan à partir de 2001
- Opération Benga, en République Démocratique du Congo, 2006[11]
- Opération Boali en République centrafricaine en 2007 avec un saut de 58 chuteurs opérationnels sur l'aérodrome de Birao le [14]
- Opération Thalathine en , Somalie, libération d'otage, Acte de piraterie contre le Ponant[15],[16]
- Mali, pour l'enlèvement des salariés d'Areva et de Vinci au Niger, le
- Libye, Opération Harmattan, intervention en soutien des opérations de l'OTAN ou auprès des opposants au régime du colonel Kadhafi en 2011 (renseignement maritime, insertion maritime des forces du CNT, guidage de frappes aériennes et navales, instruction et conseil)[17],[18]
- Syrie, contacts du COS et de la DGSE avec des militaires dissidents syriens en 2011 (formation et structuration de la capacité opérationnelle)[19]
- Opération Sabre, : déploiement des hommes du COS dans le Sahel[20]
- Le , les forces du COS participent à la tentative de libération de l'otage français Denis Allex à Buulo Mareer, en Somalie[21], en appui du Service Action de la DGSE
- Opération Serval : depuis le à la demande du Mali afin de contrer l'offensive de plusieurs groupes terroristes armés qui occupaient déjà tout le Nord du pays, jusqu'à 500 hommes du COS engagés[22]
- Niger : un détachement du COS est chargé à partir de d'appuyer l'armée nigérienne dans le Nord du pays. Le , des éléments du COS auraient appuyé l'armée lors d'un assaut sur une prise d'otages à l'école des sous-officiers à Agadez[23]
- Libye : en , évacuation de ressortissants français et étrangers de Tripoli, avec le GIGN[24]
- Mali : l’otage néerlandais Sjaak Rijke, enlevé à Tombouctou le , a été libéré en lors d'une opération militaire conduite par les forces spéciales françaises[25]
- Mali : le COS intervient le lors de l'Attentat du Radisson Blu de Bamako[26]
- Burkina Faso : le , les forces spéciales françaises interviennent contre les terroristes de l’hôtel Splendid lors des attentats de Ouagadougou[27]
- Burkina Faso : le , dans le cadre de l'Attaque de Ouagadougou, les forces spéciales françaises interviennent en défense de l'ambassade de France et évacuent l'Institut français ainsi que les bureaux de l'Agence française de développement[28]
- Irak et Syrie : Task force Hydra, en appui de l'armée irakienne et des forces kurdes contre l'État Islamique[29]. Les forces spéciales françaises seraient présentes dans la province de Deir ez-Zor en Syrie selon des photos publiées en par l'armée américaine[30]. Celles-ci montraient un véhicule Aravis en arrière-plan.
| Opération | Pays | Année | Implication du COS |
|---|---|---|---|
| Opération Thalathine | 2008 | Le commando Hubert, appuyé par le GIGN, appréhende six pirates somaliens en fuite. | |
| Otages d'Arlit | 2010 | Déploiement du COS au Sahel. | |
| Opération Harmattan | 2011 | Libye, Opération Harmattan, intervention en soutien des opérations de l'OTAN ou auprès des opposants au régime du colonel Kadhafi en 2011 (renseignement maritime, insertion maritime des forces du CNT, guidage de frappes aériennes et navales, instruction et conseil)[17],[18]. | |
| Combat de Tabankort (opération Archange foudroyant) | 2011 | Le COS intervient pour tenter de libérer deux otages français retenus prisonniers par AQMI. L'opération se solde par la mort des deux otages. | |
| Opération Serval
Task Force Sabre |
2013 | Le 10 janvier 2013, les forces du COS (commandos marine et 1er RPIMa) prennent notamment l'aéroport de Mopti-Sévaré. Le lieutenant Damien Boiteux, pilote de gazelle du 4e RHFS est tué lors de la bataille de Konna. | |
| Tentative de libération de l'otage français Denis Allex | 2013 | Le , les forces du COS participent à la tentative de libération de l'otage français Denis Allex à Buulo Mareer, en Somalie[21], en appui du Service Action de la DGSE. | |
| Attentats d'Agadez et Arlit | 2013 | Un détachement du COS est chargé à partir de février 2013 d'appuyer l'armée nigérienne dans le Nord du pays. Le 24 février 2013, des éléments du COS auraient appuyé l'armée lors d'un assaut sur une prise d'otages à l'école des sous-officiers à Agadez. | |
| Opération Chammal - Task Force Hydra | 2014-au moins 2019 | Le COS intervient notamment lors de la bataille de Mossoul et au nord de la Syrie dans le secteur de Manbij.
Les opérateurs du COS participent à la recherche du renseignement pour traquer les leaders de l'État islamique Abou Bakr al-Baghdadi, son « calife »[31]. | |
| Attentat du Radisson Blu de Bamako | 2015 | Le COS intervient le 20 novembre 2015 lors de l'Attentat du Radisson Blu de Bamako[26]. | |
| Attentats de Ouagadougou | 2016 | Le 15 janvier 2016, les forces spéciales françaises interviennent contre les terroristes de l’hôtel Splendid lors des attentats de Ouagadougou[27]. | |
| Bataille d'al-Hodeïda | 2018 | Des forces spéciales françaises seraient présentes aux côtés des forces émiraties au Yémen, dans le cadre de la guerre civile[32]. Des éléments auraient participé aux côtés de la coalition arabe à la bataille pour la reprise du port yéménite de Hodeïdah aux rebelles houthis. | |
| Combat de Gorom-Gorom | 2019 | Le combat de Gorom-Gorom a lieu dans la nuit du 9 au 10 mai, libération de 4 otages (2 Français, 1 Américaine, 1 Sud-Coréenne) dans le nord du Burkina Faso. Les maîtres Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont ont trouvé la mort dans cette opération[33]. | |
| Libération de Jérôme Hugonot | 2022 | Le 30 octobre 2022, les forces spéciales françaises, appuyées par des éléments des forces armées tchadiennes, ont secouru un ressortissant franco-australien retenu en otage par des hommes armés près de la frontière entre le Tchad et le Niger[34]. |
| Année | Effectifs |
|---|---|
| 2001 | 50-70 |
| 2002 | 50-70 |
| 2003 | 200-250 |
| 2004 | 200-250 |
| 2005 | 200-250 |
| 2006 | 200-250 |
| 2007 | / |
| 2010 | 120 |
| 2011 | 100+ |
| Pays | Période |
|---|---|
| RCI | 2004 |
| RCA | novembre 2006-mars 2007 |
| Liberia | 2004 |
| Guinée | 2007 |
| Tchad | 2007-2008 |
| Niger-Mali | janvier 2011 |
| Kenya | automne 2011 |
| Mauritanie | depuis 2008 |
Liste des Task forces opérationnelles du COS
- Afghanistan : Task Force Ares (2003-2007)[N 2], puis GFS Jehol (2009-2012) et Task Force 32 (2012-2013)
- Sahel : Task Force Sabre (2008-2023)
- Sahel : Task Force Takuba (2020-2022)
- Djibouti : Task Force Kara
- Irak : Task Force Hydra (2014-)
- Centrafrique : Task Force Auriga (2013-2015)
Équipements
Commandement des actions spéciales terre
| Modèle | Origine | Type | Photo | Remarques | |
|---|---|---|---|---|---|
| 6×6 et 4×4 pour les Opérations Spéciales | |||||
| PLFS Grizzly
Poids Lourd des Forces Spéciales |
Camion non protégé léger armé 4×4
Plusieurs versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés Aérotransportable par l'Airbus A400M, aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Arquus
40 livrés à partir de 2023
| |||
| Grizzly
Véhicule de reconnaissance et d’avant-garde aéroportée |
Camion non protégé léger armé 4×4
Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Arquus
151 à livrer dès 2026 Testés et évalués dès 2025 par la DGA et la STAT
| |||
| VLFS Pégase
Véhicule Leger des Forces Spéciales |
Véhicule utilitaire non protégé léger armé 4×4
Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Arquus
206 à livrer dès 2026 Testés et évalués dès 2025 par la DGA et la STAT
| |||
| VOS-APP
Véhicule d’Opérations Spéciales APPui |
Véhicule utilitaire pick-up double cabine léger non protégé armé 6×6
Plusieurs versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Toyota, basé sur la Toyota Land Cruiser HZJ 79 modifié par Technamm
Livrés dès 2022
| |||
| VOS-PAT
(ou VPS2) Véhicule d’Opération Spéciale pour la PATrouille |
Véhicule utilitaire léger non protégé armé 4×4
Plusieurs versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Toyota, basé sur le modèle Toyota Land Cruiser HZJ 76 modifié par Technamm
Livrés dès 2018
| |||
| Savana
(ou Recamp) |
Véhicule utilitaire pick-up simple cabine léger non protégé armé 4×4
Plusieurs versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Toyota, basé sur le modèle Toyota Land Cruiser HZJ 76 modifié par Technamm
Livrés dès 2018
| |||
| VBHP Aravis
Véhicule Blindé Hautement Protégé Aravis |
Véhicule militaire blindé armé protégé contre les mines et les EEI 4×4
Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Mercedes et Nexter
Livrés dès 2009[37]
Déplacé sur ensemble porte char avec semi-remorques Permet pour les Forces Spéciales, la stabilisation et l’évacuation d’un blessé sous blindage | |||
| VOS-MED
Véhicule d’Opérations Spéciales MEDicale |
Véhicule utilitaire léger protégé 6×6 simple cabine modifié en ambulance
Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Toyota, basé sur le modèle Toyota Land Cruiser HZJ 79 modifié par Technamm
8 à livrés dès 2025 à la DGA et à la STAT pour tests et évaluations | |||
| 4×4 et 4×2 non protégés polyvalents | |||||
| VTLP-NP
(ou ACMAT VT4)
|
Véhicule utilitaire léger non protégé 4×4
Et d'autres versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés Aérotransportable par l'Airbus A400M aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Ford et modifié par Arquus
| |||
| VLTT Masstech
Véhicule Léger Tout Terrain |
Véhicule utilitaire léger non protégé 4×4
Et d'autres versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés Aérotransportable par l'Airbus A400M, aérolarguable et héliportable |
Fabriqué par Toyota, basé sur le modèle Toyota Land Cruiser HZJ 76, modifié par Technamm
Livrés dès 2017
| |||
| Hélicoptères de Reconnaissance et d’Attaque HRA | |||||
| Tigre | Hélicoptère de Reconnaissance et d’Attaque : HRA protégé
Pour
|
Fabriqué par Airbus Helicopters
| |||
| Gazelle | Hélicoptère de Reconnaissance et d’Attaque : HRA
léger non protégé
|
Fabriqué par Airbus Helicopters | |||
| Hélicoptères de Manœuvre et d’Assaut HMA | |||||
| Caïman | Hélicoptère de Manœuvre et d’Assaut : HMA bi-turbine
|
Fabriqué par Airbus Helicopters et par NHIndustries
Dès 2020, commandes de 18 Caïman NH-90 FS (Forces Spéciales) au profit du 4e RHFS Régiment d'Hélicoptères des Forces Spéciales de l'ALAT Aviation Légère de l'Armée de Terre à livrer dès 2026
| |||
| Cougar | Hélicoptère de Manœuvre et d’Assaut : HMA bi-turbine
Pour
|
Fabriqué par Airbus Helicopters
Version améliorée du Puma Livré dès 1988[38] Modernisé en 2008 | |||
| Puma | Hélicoptère de Manœuvre et d’Assaut : HMA bi-turbine
|
Fabriqué par Airbus Helicopters
Livré dès 1969 | |||
| Hélicoptère RESCo | |||||
| Caracal | Hélicoptère RESCo bi-turbine
|
Fabriqué par Airbus Helicopters
8 exemplaires livrés dès 2005 au profit du 4e RHFS Régiment d'Hélicoptères des Forces Spéciales de l'ALAT Aviation Légère de l'Armée de Terre
| |||
Force maritime des fusiliers marins et commandos
| Classe | Type | Origine | Image | Nombre | Indicatif visuel | Nom | Livraison | Port d'attache | Déplacement | Notes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| VFM | Embarcation rapide blindée | 2 | CC 937450 | Bir Hakeim | 2022 | Brest | 17 tonnes | |||
| P7490 | Laffaux | 2023 | ||||||||
| ETRACO | Embarcation de transport rapide pour commandos | 20 | 1997 | Brest | 2,4 tonnes | Basé sur le ZH-733 et ZH-753 | ||||
| ECUME NG | Embarcation commando à usage multiple embarquable de nouvelle génération | 15 | 2013 | Brest | 4 tonnes | Variante du ZH-930 de Zodiac Milpro[39] | ||||
| EDO NG | Embarcation de drome opérationnelle de nouvelle génération | 55 | 2011 à 2022 | Brest | 3,4 tonnes | Basé sur le ZH-630 |
Brigade des forces spéciales air
| Nom | Origine | Type | Quantité | Photo | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|
| Airbus A400M Atlas | Avion de transport militaire tactique à allonge stratégique | 2 | Basés à | ||
| Lockheed C-130H Hercules | Avion de transport militaire tactique | 9[26] | Basés à
| ||
| DHC-6 Twin Otter | Avion à décollage et atterrissage court | 2[26] | Basés[41] à
| ||
| Airbus Helicopters H225M Caracal | Hélicoptère militaire moyen (transport, recherche, sauvetage au combat) | 8 | basés à
8 Caracal appartenant au 4e RHFS de l'Armée de terre seront cédés après réception de leurs NH90 Forces Spéciales. |
Liste des officiers généraux commandants du COS
L'officier général commandant le COS est désigné par l'acronyme « GCOS » (général commandant les opérations spéciales).
| No | Portrait | Grade | Nom | Force armée | Unité spéciale commandée par le passé | Durée du mandat | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | Longévité | ||||||
| 1 | Général de brigade puis Général de division | Maurice Le Page | Armée de Terre | Aucune | 1992 | 1996 | 4 ans | |
| 2 | Général de brigade puis Général de division (13 mai 1998) | Jacques Saleün | Armée de l'air | (pilote issu du corps des officiers de l'air) | 1er avril 1996 | 1er janvier 2000 | 3 ans et 9 mois | |
| 3 | Général de division | André Ranson[42] | Armée de Terre | 1 an et 4 mois | ||||
| 4 | Général de brigade | Henri Poncet[43] | Armée de Terre | (ancien commandant de la 11e BP, 1999-2000) | 3 ans, 4 mois et 14 jours | |||
| 5 | Général de brigade | Benoît Puga[44] | Armée de Terre | (ancien chef de corps du 2e REP, 1996-1998) | 2 ans, 9 mois et 29 jours | |||
| 6 | Contre-amiral | Pierre Martinez[45] | Marine nationale | FORFUSCO |
2 ans, 1 mois et 30 jours | |||
| 7 | Général de brigade | Frédéric Beth[46] | Armée de Terre | Aucune | 1 an, 10 mois et 30 jours | |||
| 8 | Général de brigade puis général de division | Christophe Gomart[47] | Armée de Terre | 13e RDP
(2003-2005) |
1 an, 11 mois et 30 jours | |||
| 9 | Général de brigade puis général de division | Grégoire de Saint-Quentin[48] | Armée de Terre | 1er RPIMa
(2004-2006) |
3 ans et 30 jours | |||
| 10 | Contre-amiral
puis Vice-amiral |
Laurent Isnard[49] | Marine nationale | Commando Hubert |
2 ans, 11 mois et 29 jours | |||
| 11 | Général de brigade | Éric Vidaud | Armée de Terre | 1er RPIMa
(2008-2010) |
2 ans et 1 jour | |||
| 12 | Général de brigade puis général de division | Bertrand Toujouse | Armée de Terre | 13e RDP
(2007-2009) |
11 mois et 30 jours | |||
| 13 | Général de brigade puis général de division | Michel Delpit | Armée de Terre | 1er RPIMa
(2014-2016) |
en fonction | |||
Liste des commandos du COS morts en opération extérieure
Liste des commandos du COS morts hors opérations
Voir aussi
Bibliographie
- Philippe Poulet, 1er RPIMa, Actionmen, 2014
- Philippe Poulet, 1er RPIMa, préface Michèle Alliot-Marie, Mission Spéciale Productions, 2004
- Philippe Poulet, 13e RDP, Les dragons parachutistes, Actionmen, 2012
- Philippe Poulet, 13e RDP, Au-delà du possible, Mission Spéciale Productions, 2007
- Philippe Poulet, 13e RDP, Les dragons parachutistes, Actionmen, 2012
- Philippe Poulet, Forces spéciales terre, Mission Spéciale Productions, 2009
- Philippe Poulet, Forces spéciales terre, Actionmen, 2015
- Philippe Poulet, CCTFS, compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales, Actionmen, 2016
- Philippe Poulet, Nageurs de combat et plongeurs offensifs, Actionmen, 2013
- Philippe Poulet, Forces spéciales du monde, Actionmen, 2012
- Eric Micheletti, Le COS : Commandement des opérations spéciales, Histoire & Collections, 1999
- Pascal Le Pautremat, Les guerriers de la République : Forces spéciales et services secrets français 1970-2009, Choiseul éditions, 2009[53]
- Jean-Marc Tanguy, Commandos français : Les missions des forces spéciales, Altipresse, 2013
- Thomas Hernault, L'évolution de la doctrine d'utilisation des forces spéciales françaises, L'Harmattan, , 188 p. (ISBN 9782336369709)
- Jean-Marc Tanguy, La Task Force Sabre, les forces spéciales françaises au Sahel, Histoire & Collections, 2018
- Walter Bruyère-Ostells, Le COS - Histoire des forces spéciales françaises, Éditions Perrin, 2022, 392 p. (ISBN 978-2-262-10169-5)
Exposition
- 2022-2023 : « Forces spéciales », musée de l'Armée (Paris)[54]
Articles connexes
- Direction générale de la Sécurité extérieure
- Service Action
- Direction du Renseignement militaire
- Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la Défense
- United States Special Operations Command, équivalent américain
- United Kingdom Special Forces, équivalent britannique
Liens externes
- « Le COS : présentation », (version du sur Internet Archive) sur le site de l'État-major des armées
- Site sur le COS et les forces spéciales
- Présentation de la brigade des forces spéciales Terre
- Comptes rendus de la Commission de la défense nationale de l'Assemblée Nationale Française de l'audition du général Benoît Puga, commandant des opérations spéciales
- Site officiel de la Marine Nationale
- Magazine Le Lien Tout savoir sur les commandos marine / Site officiel du magazine Le Lien / Marine nationale
- netmarine.net
- Site officiel du 1er RPIMa
- Portail de référence sur les unités spéciales
- La France et les opérations spéciales Stratisc

