Peter Bodenmann

personnalité politique suisse From Wikipedia, the free encyclopedia

Peter Bodenmann, né le à Brigue (originaire de Lax), est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste.

Élection16 mars 1997
DépartementSanté, affaires sociales et énergie
SuccesseurThomas Burgener
PrédécesseurHelmut Hubacher
Faits en bref Fonctions, Conseiller d'État du Valais ...
Peter Bodenmann
Illustration.
En 1994.
Fonctions
Conseiller d'État du Valais
Élection 16 mars 1997
Département Santé, affaires sociales et énergie
Successeur Thomas Burgener
Président du Parti socialiste suisse
Prédécesseur Helmut Hubacher
Successeur Ursula Koch
Conseiller national
Législature 43e, 44e et 45e
Groupe politique socialiste (S)
Commission CER et CTT
Député au Grand Conseil valaisan
Conseiller municipal de Brigue
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Brigue
Nationalité Suisse
Parti politique Parti socialiste
Profession Avocat-notaire
Entrepreneur
Fermer

Il est député du canton du Valais au Conseil national de à , puis conseiller d'État valaisan jusqu'en 1999, à la tête du Département de la santé, des affaires sociales et de l'énergie. Il préside par ailleurs le Parti socialiste suisse de 1990 à 1997.

Il est le premier socialiste à accéder au gouvernement valaisan.

Biographie

Peter Bodenmann naît le [1] à Brigue[2]. Il est originaire de Lax, située dans le district voisin[3].

Il est issu d'une famille de notables[4]. Son père, Hermann Bodenmann, avocat et notaire[5], appartient à la frange libérale du Parti démocrate-chrétien valaisan et siège au Conseil des États de 1967 à 1975[6],[7]. Peter Bodenmann a deux frères cadets, Jürg, libraire, et Martin, ingénieur[4],[8].

En 1971, il crée le journal satirique haut-valaisan Rote Anneliese (de)[5].

Après avoir étudié le droit à l'Université de Zurich[5], il devient avocat et notaire à Brigue[9].

Il est propriétaire de l'hôtel Good Night Inn à Brigue[1].

Il est marié et père d'une fille[1]. Il habite Brigue[1].

Parcours politique

Il entre en politique en créant en 1971 le mouvement de gauche Kritisches Oberwallis[5],[10].

Il entre au Conseil municipal (exécutif) de Brigue en 1976, à l'âge de 24 ans, et y siège pendant treize ans, dont six à la tête des travaux publics[5].

En 1973, il est candidat député suppléant au Grand Conseil mais retire sa candidature à la suite du battage médiatique entourant sa filiation[11]. À nouveau candidat en 1977, il est cette fois élu député suppléant[12]. Il est réélu député suppléant en 1981[13], puis élu député en 1985[14]. Il ne représente pas en 1989[15].

Conseil national

Il est élu au Conseil national lors des élections fédérales de 1987 et réélu en 1991 et 1995. Au cours de ses deux dernières années de mandat, il y est membre de la Commission de l'économie et des redevances (CER) et de la Commission des transports et des télécommunications (CTT)[3]. Il démissionne le , à la suite de son élection au Conseil d'État du canton du Valais[16].

Présidence du Parti socialiste

Il est élu le à la présidence du Parti socialiste suisse, s'imposant largement, par plus de deux tiers des voix, contre la conseillère nationale soleuroise Ursula Ulrich[17]. Il succède ainsi à Helmut Hubacher, son père spirituel et mentor[18],[16],[10].

Sous sa direction, le parti socialiste augmente sa députation au Conseil national de 42 à 54 députés aux élections fédérales de 1995 et devient la première force politique du pays[4].

Conseil d'État valaisan

Arrivé cinquième au terme du premier tour à l'élection au Conseil d'État le 1997, il est élu au second tour le , décrochant même la première place. Il est le premier socialiste à accéder au gouvernement valaisan, mettant fin à la formule magique valaisanne qui tenait depuis 60 ans avec quatre représentants du Parti démocrate-chrétien (PDC) et un seul représentant d'un autre parti. Il empêche ainsi la PDC Ruth Kalbermatten, candidate au second tour, de devenir la première conseillère d'État du canton[19],[20]. Il prend la tête du Département de la santé, des affaires sociales et de l'énergie le [21],[22].

Il quitte le gouvernement valaisan le , deux ans après sa prise de fonctions, à la suite d'une polémique financière entourant son projet de complexe immobilier à Brigue[6],[23].

Profil politique

Surnommé « Peter le rouge »[24], il appartient à l'aile gauche de son parti[10], soutenant notamment la semaine de 35 heures[17]. Il est également très pro-européen[10].

Personnalité au caractère « bien trempé » voire « tête brûlée »[18], il est adepte d'une manière dure et intransigeante de faire de la politique[4],[10]. Il se montre toutefois très soucieux de rassembler les différentes sensibilités au sein de son parti afin d'en maintenir la cohésion[25].

Notes et références

Liens externes

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