Petrus Wilhelmi de Grudencz
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Formation |
Université Jagellonne (à partir de ) |
| Activités |
| Genre artistique |
|---|
Petrus Wilhelmi de Grudencz ou Piotr de Grudziądz (1392 – c.1480) est un compositeur médiéval de Graudenz (Grudziądz, en Pologne), auteur de chansons et motets. Sa musique représente la culture de l'Europe centrale du Moyen Âge.
Né à Grudziądz actuellement en Pologne, Petrus Wilhelmi semble avoir un père de haut lignage nommé Wilhelm, ce qui suggère une famille de langue allemande. Il effectue ses études à l'Université de Cracovie de 1418 jusqu'à son diplôme de docteur en art (ad gradum magisterii) en 1430[1]. Il est ensuite reçu prêtre.
Après ses études, il travaille à Vienne, en Bohême et en Silésie[2]. Sa présence est confirmée à la cour viennoise de Frédéric III en 1442, désigné en tant que chanteur : domini Friderici imperatoris cappellanu. Son Kyrie fons bonitat, porte la marque de l'influence de l'écriture polyphonique de Guillaume Dufay, et la trace de cette activité[3],[4].
Autour de 1450 on retrouve sa trace en Bohême, ses œuvres y jouissant semble-t-il d'une grande popularité à cette date[3]. Puis il se rend en Silésie (alors appartenant au royaume de Bohême) : un manuscrit de cette origine contient seize œuvres de Petrus Wilhelmi, avec son acronyme, la plus large collection connue[5]. En 1452, il fréquente le monastère de Chełmno.
Œuvres
Environ une quarantaine de ses œuvres ont survécu, conservées dans une douzaine de manuscrits uniquement de provenance d'Europe centrale[5] comme les codex Franus, Chrudim et le plus connu Codex Speciálník, tous de Bohême ou le Glogauer Liederbuch de Silésie[6], copié entre 1477–1481. Nombre de ses compositions (vingt-cinq environ) portent un texte avec en acrostiche son patronyme « PETRUS »[1], d'où les titres commençant par un « p » et le second mot par un « e », etc.
- Kyrie fons bonitatis (Codex 90, Castello del Buon Consiglio, Trente)
- Panis ecce / Panis ewus / Pange exul / Tantum ergo (Kj 2464, Cracovie)
- Pantaleon eleon, 4 voix (fragments, Göttingen)
- Paraneuma eructemus
- Phebus ecclipsi tumuli
- Phonicorum ethicorum. Sans doute le plus copié : 16 manuscrits de Bohême, jusqu'au début du XVIIe siècle[7].
- Plaude, euge theotokos (Ms. 1236, Bibliothèque de l'Université de Leipzig)
- Preconia etroclita (Codex II A 6, Hradec Králové)
- Predulcis eurus turbinis (IF 269, Bibliothèque de l'Université de Wrocław)
- Prefulcitam expolitam (Hs. 13b, Domstiftbibliothek, Mersebourg)
- Pregrata era (Kj 2464, Cracovie)
- Prelustri elucencia (Codex Speciálník, musée de Hradec Králové)
- Presidiorum erogatrix
- Presulem ephebeatum, 3 voix (Trente). L'œuvre fait l'objet d'une citation par Thomas Stoltzer, dans son hymne Qui pace Christi et du Cantus Firmus d'une messe d'Heinrich Isaac, Missa Presulem ephebeatum[8]
- Presulis eminenciam totam (Kj 2464, Biblioteka Jagiellońska, Cracovie)
- Probitate eminentem / Poditando exarare, à 4 voix (Glogauer Liederbuch, Biblioteka Jagiellońska, Cracovie)
- Probleumata enigmatum (Codex II A 6, Franusuv Kancional, musée de Hradec Králové)
- Promitat eterno (Kj 2464, Cracovie)
Discographie
- Petrus Wilhelmi de Grudencz: Fifteenth-Century Music from Central Europe - Ensemble La Morra (26-, Glossa GS 2515) (OCLC 968686942). Avec d'autres œuvres anonymes ainsi que de Mikolaj Radomski, Johannes Holandrinus, Othmar Opilionis et Johannes Touront.