Petrus van Regemorter
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Petrus Joannes van Regemorter, né le à Anvers (Belgique) et mort le dans la même ville, était un peintre paysagiste et peintre de genre flamand.
Petrus Joannes Van Regemorter[1] naît à Anvers, et est baptisé[2] à la paroisse de Notre-Dame Sud, le 8 septembre 1755 comme fils de Joannes Van Regelmorter, âgé de 39 ans, de Waerloos et de Maria Jacoba Dekegel, âgée de 38 ans. Celle-ci, née[3] à Anvers (Notre-Dame Nord) en 1715, y[4] mourra le 21 ventôse an VII.
Formé à l'académie de peinture de sa cité natale, où il étudie de 1768 à 1773, Petrus est admis dans la Guilde de Saint-Luc d'Anvers (corporation des peintres de la ville). Il exerce les responsabilités de doyen de cette institution en 1785, puis d'ancien en 1787.
Il épouse à Anvers (Notre-Dame Nord)[5] le 7 janvier 1781 Constantia Huybrechts, de cette paroisse anversoise, baptisée[6] en 1751. On leur connaît plusieurs enfants[7], nés dans la demeure de leurs parents au Hopland[8], dans la paroisse Saint-Georges à Anvers où seront baptisés les enfants :
- Marie Jacqueline Josephine Van Regemorter, baptisée[9] le 9 octobre 1781, qui épouse à Anvers[10] le 19 floréal an XIII Maximilien Emmanuel Suremont ou Surmont, commis-négociant, dont descendance,
- Louise Joséphine Eve Van Regemorter, baptisée[11] le 13 août 1783, et morte le 31 août 1783.
- Ignace Joseph Pierre Van Regemorter, baptisé[12] le 4 décembre 1785, qui épouse Carolina Bosmans (Malines, paroisse Saint-Rombaut[13], 1788 - Anvers 1865), dont descendance.
- Antoinette Marie Françoise Jeanne Van Regemorter, baptisée[14] le 18 février 1788, et morte le 6 mars 1788 à six heures du soir, âgée de 17 jours, et inhumée le 8 du même mois.
- Sophie Catherine Van Regemorter, baptisée[15] le 23 novembre 1792, qui resta célibataire.
Regemorter acquiert le renom d'un copiste adroit et d'un excellent restaurateur de tableaux. Il aurait remis en état quelque 3 000 œuvres, notamment au bénéfice des collectionneurs anversois Jan Pilaer et Nicolas-François Beeckmans (1750-1819). En affinant sa culture et sa technique artistiques, ce travail améliore la qualité de sa production personnelle.
Ses talents sont variés. À la fois paysagiste et peintre de genre, il témoigne d'une prédilection particulière pour les kermesses, fêtes de villages et scènes d'intérieur. La qualité de ses paysages au clair de lune était également réputée. Il est par ailleurs un talentueux façonnier, à l'habileté duquel plusieurs de ses confrères paysagistes font appel pour animer leurs toiles en y insérant des figures humaines et animales, comme dans ses toiles "bergers et leur troupeaux traversant le gué" ou "le passage du gué en vue d'un château" : il en est ainsi par exemple d'Hendrik de Cort.
Professeur de dessin à l'Académie de peinture d'Anvers de 1796 à 1803, Regemorter forme par son enseignement toute une génération d'artistes peintres : tel est le cas des paysagistes Jan van Bellingen (1770-1828), Lambert (ou Lambrecht) Den Tyn ou Dentijn (1770-1816) et Martin Verstappen, du peintre d'histoire Mathieu-Ignace Van Brée, du polyvalent Paul Noël (1789-1822), et de son propre fils Ignace van Regemorter.
Il expose régulièrement au Salon de peinture d'Anvers. En 1814, il est délégué par la ville d'Anvers, en compagnie de son confrère Balthasar Ommeganck, au sein de la Commission chargée de la restitution des œuvres d'art prélevées par la France durant les Guerres de la Révolution et de l'Empire. À ce titre, il rapatrie notamment au Musée d'Anvers un Christ en croix de Van Dyck.
Il meurt à son domicile à Anvers[16] le 17 novembre 1830, veuf[17] depuis 1823 de Constantia Huybrechts. Son décès est déclaré par son fils Ignatius Josephus, 44 ans, ci-après, et par Petrus Josephus Antonis Génard, 38 ans, tous deux artistes peintres à Anvers.
Son fils Ignatius-Josephus-Petrus van Regemorter (Anvers - idem ) devint lui aussi un peintre de genre et un paysagiste apprécié. Il se distingua en remportant le concours de paysage du Salon de peinture de Gand en 1808 ainsi que le prix de paysage au Salon de Bruxelles en 1811.