Ignace van Regemorter
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Ignatius Josephus Petrus van Regemorter |
| Nationalité |
Belge |
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| Distinction |
Prix de peinture de paysage au salon de Bruxelles de 1811 |
Noces de Jean Steen (1836). |
Ignace Joseph Pierre van Regemorter, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un peintre et graveur belge qui s'illustre dans la peinture d'histoire, de paysages et de scènes de genre.
Ignace Van Regemorter, né à Anvers en 1785 est le fils de Constantia Huybrechts et de Petrus van Regemorter, artiste peintre auprès duquel il commence ses études. Il étudie également auprès de Balthasar Ommeganck, spécialiste des représentations animales. Élève à l'académie royale des beaux-arts d'Anvers, en 1805, il étudie d'après le modèle nu. En 1809, il se forme à Paris et découvre les peintres renommés. Il visite également les bords de la Meuse et le Luxembourg[1],[2].
En 1805, il expose deux paysages à Anvers, puis il envoie ses œuvres à Gand en 1810 et participe avec son père à la restauration des œuvres flamandes restituées par les Français en 1814. Il expose au Salon de Bruxelles de 1811, ainsi qu'aux salons triennaux suivants belges, jusqu'en 1867[3]. Ignace van Regemorter vend quelques paysages et scènes de genre à Paris à partir de 1814. Il participe également à plusieurs expositions à Amsterdam et à Haarlem dans les années 1820[2].
Sur le plan privé, Ignace van Regemorter épouse en 1817 Caroline Bosmans (1788-1865), originaire de Malines, avec laquelle il a au moins trois filles, dont Mélanie van Regemorter, née en 1820, laquelle pratique la musique avec aisance[1].
Nommé membre de l'Institut royal néerlandais en 1829, il est également membre de l'Académie royale des Beaux-Arts d'Amsterdam et fondateur de l'Antwerp Kunstverbond. Il forme plusieurs élèves : Félix Louis Pluijms, Martin Pouwelsen, Willem Pouwelsen, Jan Michiel Ruyten, Gustave Wappers et Abraham van der Wayen Pieterszen[4],[1]. Il lui arrive de collaborer aux toiles de ses confrères, en peignant les personnages, comme lors du Salon de Bruxelles de 1821, où il réalise les figures de la vue de la citadelle d'Anvers que le peintre Pierre Van der Vin n'a pas eu le temps d'achever avant sa mort[5].
Collectionneur, il acquiert également des œuvres d'art lors de ventes publiques, et notamment une toile de Jacob van Ruisdael en 1838. Il meurt à Anvers, rue de Mai, no 27, le [N 1].
Œuvre
Caractéristiques
Ignace van Regemorter est connu pour ses paysages et ses scènes de genre, parfois à caractère historique. Selon Max Rooses, l'artiste produit facilement et abondamment de petites compositions qui, dans ses meilleures années, furent accueillies avec faveur, mais dont la vogue ne dure pas. Il peint à la manière de son père, mais lui est de beaucoup supérieur. Sa touche est plus vive et plus légère. Son coloris, généralement sobre et sombre, est ravivé par des touches doucement lumineuses[2].
Réception critique
En 1841, Athanase Raczynski, dans son Histoire de l'art moderne en Allemagne écrit au sujet d'Ignace van Regemorter :
« [Il] est également un excellent peintre de genre. Il a puisé plusieurs de ses sujets dans l'histoire des anciens peintres hollandais. Jean Steen, Rembrandt, Wouverman, lui ont fourni plus d'un motif traité avec esprit.[…]. van Regemorter a de l'esprit et de la naïveté. Il est bon coloriste et excellent dessinateur.[3]. »
Sélection d'œuvres
Peintures
Parmi ses peintures, figurent[3],[6] :
- Une belle matinée d'automne, prix de peinture de paysage au salon de Bruxelles de 1811.
- Vue du chantier d'Anvers, salon de Bruxelles de 1815.
- Vue d'après nature prise dans les environs d'Ettelbruck, salon de Bruxelles de 1815.
- Vue prise dans les environs de Dinant, salon de Bruxelles de 1815.
- Vue prise dans les environs de la ville d'Anvers, salon d'Anvers de 1816.
- Un paysage, vue prise du fort Saint-Laurent sur les bords de l'Escaut, salon de Bruxelles de 1821.
- Vue du chantier d'Anvers, salon d'Anvers de 1822.
- Vue prise dans les Ardennes, salon d'Anvers de 1822.
- L'Entrée d'une grotte, salon d'Anvers de 1822.
- Le Marché de poissons à Anvers (1827).
- Jan Steen et Frans van Mieris (1828).
- Savetier jouant du violon.
- Le Ménage de la camériste.
- Visite d'un médecin à un malade.
- Le Bénédicité.
- Rembrandt peignant un singe sur un portrait de famille.
- Noces de Jean Steen, salon de Bruxelles de 1836.
- Philippe Wouvermans faisant brûler ses études, salon de Bruxelles de 1848.
- Rixe de villageois, salon de Bruxelles de 1848.
- Vue prise sur le canal de Bruxelles, salon de Bruxelles de 1848.
Gravures
Parmi ses gravures, figurent plusieurs eaux-fortes[2] :
- La Fileuse.
- Trois moutons dans une prairie.
- Vue de ville.
- Deux têtes de bélier.
- La Dentellière.
- Paysage avec deux paysannes.
- La Boîte aux lettres.
Il réalise aussi une lithographie intitulée L'Âne rétif.
Galerie
- Le Marché de poissons à Anvers (1827), Rijksmuseum, Amsterdam.
- Jan Steen et Frans van Mieris (1828), Musée d'Amsterdam.
- Jan Steen envoie son fils dans la rue pour échanger des tableaux contre de la bière et du vin (1828), Rijksmuseum.
- Le Ménage de la camériste.