Phare du Petit Minou

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Le phare du Petit Minou est situé sur la commune française de Plouzané (département du Finistère), en avant du fort du Petit Minou que la route d'accès traverse.

Localisation
Construction
Automatisation
Faits en bref Coordonnées, Localisation ...
Phare du Petit Minou
Le phare du Petit Minou.
Localisation
Coordonnées
Localisation
Histoire
Construction
Automatisation
Patrimonialité
Gardienné
non
Visiteurs
non
Architecture
Hauteur
26 m
Hauteur focale
34 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Élévation
34 m
Équipement
Portée
19 milles (35 km)
Feux
blanc et rouge à 2 éclats 6 s
Identifiants
ARLHS
Amirauté
D0790Voir et modifier les données sur Wikidata
NGA
Géolocalisation sur la carte : rade de Brest
(Voir situation sur carte : rade de Brest)
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Fermer

Il indique aux bateaux désirant se rendre à Brest la route à suivre pour entrer dans la rade. Il forme un alignement avec le phare du Portzic.

En 2021, le phare est ouvert au public pendant la saison estivale[1], mais il est fermé en 2024 en raison de dégradations de sa structure[2].

Le phare du Petit Minou a fait partie des dix-huit sites candidats au loto du Patrimoine 2025 [2]. Le , il remporte le Grand Prix du Patrimoine et Tourisme local de la Fondation du patrimoine et la commune reçoit une dotation de 100 000  pour soutenir ses travaux de restauration[3].

Étymologie

Son nom viendrait de min (pointe, en breton), avec le qui est la marque du pluriel en breton.

Histoire

Vauban fait construire un fort sur la pointe entre 1692 et 1697.

La construction du phare est actée par une décision ministérielle du . Léonce Reynaud est l'ingénieur et architecte chargé du projet[4] ; pour la forme du phare, il s’inspire des tours des chateaux forts bretons. Louis-Joseph Plantier[5], ingénieur des phares et balises, supervise les travaux[6].

La tour cylindrique est exécutée pour partie en granit de l’Aber-Ildut, renommé pour sa grande résistance à l’érosion, et pour partie en kersantite, une pierre au grain fin et serré, provenant des carrières de Daoulas.

À côté du phare se trouve l'ancienne tour du sémaphore de la marine nationale ; celui-ci a été déplacé à la pointe du Portzic en 1987[4].

Allumé en 1848, le phare reçoit une corne de brume en 1937 et est automatisé en 1989, la commande se faisant depuis Brest.

Caractéristiques

Haut de 26 mètres, il se trouve à 36 mètres au-dessus du niveau de la mer[4].

Feu principal blanc et rouge à deux éclats toutes les six secondes. Portée : 19 milles marins dans le blanc et 15 milles marins dans le rouge.
Feu auxiliaire : alignement avec le phare du Portzic. Portée : 23 milles marins.

Il comporte également un secteur rouge qui signale le plateau des Fillettes, l'une des roches immergées du goulet de Brest. Pour parer ce danger, certains marins utilisent ce moyen mnémotechnique :

« Le Minou rougit quand il couvre les Fillettes. »

Le phare est la propriété du Service des phares et balises.

Plage du Minou

La plage du Minou, située à proximité, a été le lieu d'aboutissement, en 1869, de l'un des premiers câbles télégraphiques reliant l'Europe aux États-Unis[7] (provenant de Brest, le câble était enterré le long de la route de Brest au Conquet). Cette plage ne se découvre qu'à marée basse et son sable a longtemps été utilisé pour amender les sols de la commune. Peu propice à la baignade, cette plage est surtout fréquentée par les surfeurs et les pratiquants du bodyboard. Le a notamment eu lieu le championnat du Finistère de bodyboard organisé par le Minou Surf Club de Plouzané[8].

Ce spot de surf fonctionne surtout à marée basse et se divise en trois : la plage, les moules (sur les rochers) et de l'autre côté du phare pour les plus expérimentés[9].

Lieu d’expérimentation

Entre 1926 et 1929, André Coyne, ingénieur du service des phares et balises, mena un projet avant-gardiste d’utilisation de l’énergie des vagues. Là où les côtes rocheuses et abruptes présentent des cavités naturelles dans lesquelles les vagues s’engouffrent et compriment l’air, l’idée fut d’aménager un de ces « trous du souffleur » pour installer une turbine à air attelée à une dynamo qui permettrait d’éclairer une maison. Ses articles dans la Revue générale de l’Hydraulique vont permettre de mieux faire connaître les potentialités de l’énergie de la houle. Il construisit, au pied du phare du Minou, une sorte d’entonnoir artificiel, toujours en partie visible, dans lequel les vagues, par effet de bélier, comprimaient l’air. Il songeait à une utilisation de cet air comprimé lorsque l’installation fut détruite par une tempête[10].

Références

Annexes

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