Pheia
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Site archéologique de Grèce (d) |
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Pheia (grec ancien : αἱ Φειαί[1] ou Φειά) ou Phea (Φεά) était une ville de l'ancienne Élide, dans la Pisatide, située sur l'isthme reliant le promontoire d’Ichthys (aujourd'hui le cap de Katakolo) au continent. Pheia est mentionnée par Homère, qui la localise près de l'Iardanus, torrent de montagne qui se jette dans la mer au nord de l’isthme.
Elle fut construite dans une baie naturelle, à l'emplacement de l'actuel Agios Andreas, à Katákolo, et fut détruite au VIe siècle[2]. Sur une hauteur de l'isthme d'Ichthys se trouvent les ruines d'un château médiéval, appelé Pontikokastro, érigé sur les vestiges des remparts helléniques de Pheia.
De part et d'autre de l’isthme se trouvent deux ports : celui du nord, qui est une petite crique, était le port de Pheia ; celui du sud est la large baie de Katákolo, aujourd'hui très fréquentée, mais qui était trop ouverte et exposée pour la navigation antique. La position de ces ports explique le récit de Thucydide, qui rapporte qu’au cours de la première année de la guerre du Péloponnèse (431 av. J.-C.), la flotte athénienne, après avoir quitté Méthone en Messénie, débarqua à Pheia (c’est-à-dire dans la baie de Katakolo) et ravagea le pays ; mais une tempête s'étant levée, ils contournèrent l'Ichthys pour entrer dans le port de Pheia. Par la suite, les Athéniens utilisèrent la ville et les ports comme base pour leurs opérations militaires en Élide. Devant le port se trouvait une petite île, que Polybe appelle Pheias[1].