Philippe Bellenot
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| Maître de chapelle Église Saint-Sulpice de Paris | |
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| Nom de naissance |
Eugène-Philippe Bellenot |
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Orgue (en) |
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| Maîtres | |
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Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand Prix Cressent (d) |
Philippe Bellenot, né dans le 2e arrondissement de Paris le et mort à Locarno en Suisse le [1],[2], est un compositeur français de musique sacrée et de mélodies pour le piano, auteur de deux opéras et d’un oratorio, et maître de chapelle de l’Église Saint-Sulpice de Paris pendant près de 40 ans.

Philippe est le fils d'Eugène Bellenot (1830-1892), et Marie Virginie Gizolmes (1837-1894), riche héritière d'une famille parisienne de quincaillers. Les parents sont des commerçants de biens de luxe, meubles, pendules, objets en bronze. Il est élevé à Colombes, où ses parents ont acheté un certain nombre de terrains et bâti des pavillons[3].
Dès son plus jeune âge, à quatre ans, Philippe montre beaucoup de dispositions pour le piano et la musique. Il entre très tôt à l’âge de 13 ans à l’école de musique religieuse Niedermeyer[4]. À 29 ans, il est organiste à l’orgue de chœur de l’église Saint-Sulpice en même temps que Charles-Marie Widor titulaire du grand orgue.
En 1884 il devient Maître de Chapelle[5] de cette même église, jusqu’à sa mort en Suisse, lors d'un séjour à Locarno en 1928[6]. Il possède un orgue de salon dans son hôtel particulier du 5 rue Garancière, juste derrière le chevet de l'église Saint-Sulpice, et aussi dans sa propriété de Saint-Quay-Portrieux où il existe toujours une rue Bellenot[7].
Il épouse Amélie Puech pianiste, élève d’Antoine-François Marmontel et professeur à l’école Niedermeyer. Ils ont un fils, Camille, né en 1890, filleul de Camille Saint-Saëns[8], mort prématurément de la tuberculose à l’âge de six ans en 1896. Philippe et Amélie Bellenot reçoivent des amis célèbres, musiciens et peintres, dans leur hôtel particulier de la rue Garancière ou à Saint-Quay-Portrieux où ils ont un tennis.
Philippe Bellenot compose deux opéras : l’un joué à Monte-Carlo en l’honneur du Prince Albert de Monaco et l’autre au casino d’Aix-les- Bains, son administrateur, Aristide Grandey[9], étant un grand ami de Bellenot[10]. Il compose l’Oratorio pour la béatification de Thérèse de l’Enfant-Jésus qui sera exécuté à Lisieux en 1925.
Philippe, Amélie et leur fils Camille sont enterrés dans leur chapelle au cimetière du Montparnasse[11]. Son orgue de salon de la rue Garancière, construit en 1914 par la maison Mutin-Cavaillé-Coll, et le terrain appartenant à son père Eugène Bellenot seront donnés à l'église Sainte-Marie-des-Vallées de Colombes[12] édifiée dans le cadre de l'Œuvre des Chantiers du Cardinal[3].
Œuvres
Environ 130 œuvres[13] dont des motets, une messe, un oratorio Bienheureuse sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus[14], une cantate à Jeanne d’Arc, des pièces pour orgue, des chœurs, des pièces pour piano et instruments à cordes, des mélodies, une comédie musicale Le Chœur dormant, un opéra Un début[15], une féerie musicale japonaise en deux actes Naristé[16].
Concerts et discographie
- La veillée des tombes le , cérémonie officielle à la mémoire des soldats belges morts pour la patrie, M. Charles-Marie Widor au grand Orgue, M. Philippe Bellenot maître de chapelle, au programme des œuvres de Bellenot[17].
- Concert Grand Messe solennelle le , au Grand Orgue Daniel Roth, à l'Orgue de Chœur Marc Cadiot, le Chœur Duodecamen dirigé par Christopher Hyde, le Chœur Darius Milhaud dirigé par Camille Haedt, les œuvres interprétées de Charles-Marie Widor, d'Alfred Lefébure-Wély et de Philippe Bellenot. Le concert a été enregistré et gravé sur CD intitulé "The Widor Mass, Opus.36" et édité par JAV Recordings.