Philippe Carli, né le , est un dirigeant d'entreprise français. Il est le président du groupe EBRA, pôle presse du Crédit mutuel, de jusqu'à sa démission en , à la suite d'un article publié par Mediapart, sur ses «likes» sur des comptes d'extrême droite. Lors de sa présidence, son plan de redressement est fortement contesté.
Il commence sa carrière dans l’aérospatiale (EADS) comme ingénieur de développement, puis rejoint le groupe Siemens. Après un passage de trois ans chez Hewlett-Packard, il revient chez Siemens sur différentes fonctions en France et en Allemagne.
De 2003 à 2010, il est président de Siemens France Holding SAS et de Siemens SAS France. Il assure, à compter de 2008, le déploiement des activités du secteur énergie pour l’Europe du Sud-Ouest en plus de ses fonctions de dirigeant[2].
En 2023, les rédactions de trois titres du groupe EBRA actent une motion de défiance envers leur direction, estimant que Philippe Carli n'était plus en mesure d'assurer l'avenir des journaux[6]. Le rejet du plan de sauvegarde de l'emploi survient dans le contexte d'un plan de redressement, initié en 2018, très contesté et critiqué[7],[8],[9],[10],[11].
Confronté à ces accusations, le service communication du groupe répond que «retweeter ou liker ne vaut pas approbation» et soutient que les rédactions «sont évidemment indépendantes»[12],[13].
Il est adhérent de l’ONG du Centre d'étude et de prospective stratégique et membre du conseil d'orientation de l'Institut de l'Entreprise.
De 2002 à 2010, il assure la présidence de la Chambre franco-allemande de commerce et d'industrie dont il reste membre et administrateur. Il est, pendant cette même période, vice-président du club économique franco-allemand qu’il crée avec Francis Mer et Claude Legal. Après la crise de 2008, il s’associe à plusieurs chefs d’entreprises dans Le Collectif.
Il est administrateur de Euler-Hermes SA, filiale du groupe Allianz et du conseil de gérance de Presstalis et président du comité de développement de l’association Astrée.
Il préside depuis début 2011 la Fondation Supélec.
↑Adrien Franque, «Le patron du groupe de presse Ebra, Philippe Carli, démissionne après avoir "liké" des publications d’extrême droite», Libération, (lire en ligne, consulté le ).