Philippe Roques

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Philippe Roques, né le à Paris et mort le à Perpignan[1], est un journaliste et résistant, proche collaborateur de Georges Mandel, compagnon de la Libération.

Ses études terminées, Philippe Roques s'oriente vers le journalisme et entre au journal "L'Ami du Peuple" puis au "Jour" dirigé par Léon Bailby[2]. Remarqué par Georges Mandel, ministre des Postes et télécommunications en 1934, Philippe Roques est nommé en 1935, rédacteur du journal parlé de Radio Tour Eiffel. Il poursuit sa carrière de journaliste à "L'Echo de Paris" où il dirige en 1937 le service politique. Spécialisé dans les questions coloniales, Philippe Roques est recruté au cabinet de Georges Mandel nommé au ministère des Colonies en avril 1938. Il devient attaché parlementaire et s'occupe des services de propagande et de presse du ministère[2].

Mobilisé en 1939 en qualité d’officier de réserve, Philippe Roques écrit, à la demande du ministre des Colonies un ouvrage à la gloire de l'empire colonial: "L'Empire Français" cosigné par une jeune secrétaire du ministère, Marguerite Donnadieu, la future Marguerite Duras[3].

En juin 1940, Philippe Roques, comme Mandel, juge l'armistice inacceptable et prend position contre le gouvernement Pétain. Après avoir tenté, sans succès, de gagner l'Angleterre, Philippe Roques démissionne de son poste au ministère replié à Vichy[2].

Il rejoint dès la première heure les rangs de la Résistance Intérieure. Recruté par Roger Warin, spécialiste du renseignement au sein du BCRA, il organise le réseau « Amelin » spécialisé dans le renseignement politique et militaire[2], tout en multipliant les visites à Georges Mandel incarcéré par le régime de Vichy au fort du Portalet, dans les Pyrénées.

Le 29 mai 1942, il part pour l’Angleterre avec Edgard Tupët-Thomé, grâce à une opération Lysander[1]. Il remet au général de Gaulle à Londres un message de Georges Mandel, qu'évoque de Gaulle dans ses mémoires. Mandel y exprime son adhésion au combat mené par la France Libre et son allégeance au général de Gaulle[4].

Il revient en France en juillet 1942, chargé par le général de Gaulle de remettre en main propre des lettres manuscrites à plusieurs personnalités politiques dont Georges Mandel, Édouard Herriot, Léon Blum, Édouard Daladier[5]. Il remplit sa mission et, restant en liaison avec Georges Bidault, prend part aux premières rencontres qui précédent la création du Conseil national de la Résistance (CNR) dont Jean Moulin prendra la direction.

L'ordre lui parvient de retourner à Londres pour rendre compte de la situation en France. Le 6 février 1943, s'apprêtant à gagner de nouveau l'Angleterre par l'Espagne, il est arrêté, en gare Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), par des agents de la Gestapo. Conduit à Perpignan dans les locaux du SIPO/SD où il subit un long interrogatoire, il doit être transféré à la citadelle. A 20H30, il parvient à échapper à la vigilance de ses geôliers et prend la fuite en direction du centre-ville. Poursuivi par des agents de la Gestapo il reçoit deux balles et s'effondre au niveau du 39 boulevard Clemenceau[2]. Grièvement blessé au thorax et à la cuisse, Il est transporté à l'hôpital Saint-Jean de de Perpignan où des médecins militaires le prennent en charge. Conscients de son importance, les agents de la Gestapo tentent de le faire parler mais en dépit des soins, il expire à 1h40 le 7 février 1943[2].

Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

À sa mort, il est enterré au cimetière de l'Ouest de Perpignan. Le , sa dépouille est transférée dans la sépulture familiale dans un cimetière du Cantal puis, plusieurs années plus tard, transférée au cimetière du Père-Lachaise (97e division)[5].

Décorations

Notes et références

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